Un soleil et des groupes au Zénith pour la cinquième édition du Cover de Seneffe.

En mai, fais ce qu’il te plaît… et si le soleil et la bonne musique sont au rendez-vous c’est encore mieux et ce fut le cas ces 16 et 17 mai à Seneffe pour la cinquième édition du Cover Festival.

Ce qui fait le succès d’un festival composé uniquement de groupes de cover, c’est bien sûr la qualité des groupes mais aussi l’équilibre de l’affiche.
A Seneffe, les organisateurs ont été particulièrement attentifs à ce dernier aspect, proposant une programmation variée dans laquelle chacun pouvait piocher ce qu’il aime, entre groupes connus et appréciés dans la région et pointures internationales.
Deux jours très denses, trois scènes (Intérieure (IN), extérieure (OUT) et intime (OFF)), 14 groupes, il y avait de quoi se nourrir musicalement.

La soirée du vendredi démarre, festive et dansante avec Radio Negra (Manu Chao) et Panache Culture (Bob Marley), de quoi chauffer le public après une semaine de boulot.
Les groupes s’enchaînent, juste quelques minutes de break pour passer d’une scène à l’autre.
C’est sur la scène IN que le troisième groupe de la soirée, Coverplay (Coldplay) proposait un concert très au point. Musicalement, les morceaux sont au top, à la fois proche de l’original mais néanmoins revisité avec une touche plus rock. Visuellement, entre lancers de ballons géants dans le public, lumières acidulées et confettis, le public a pris son pied. Le groupe a d’ailleurs été très applaudi. Un excellent préambule au concert des habitués du festival, les joyeux lurons de Mister Cover qui termineront d’endiabler la soirée.

Après tant de musique et d’énergie dépensée, peu de temps de récupération et il fallait bien l’appel de l’apéro concert du samedi pour que le public se presse dès midi sur la place de Seneffe. Le soleil était de la partie et le groupe Rock en stock a ouvert la journée avec son répertoire hétéroclite résolument rock and roll. De quoi ouvrir la voie royale aux groupes qui se pressaient déjà sur la scène suivante. Entre Goonsquad (Rolling Stones), Space Cowboy (Jamiroquay), Curiosity (The Cure) et Echobowie (David Bowie), Machine gun (AC/DC), les spectateurs se sont laissé transporter d’univers en univers.
Mention spéciale pour Stockholm Syndrome (Muse), emmené par des musiciens aux visages bien connus (Nicolas Dieu (Mister Cover), Laurent Dorsimont (Ex-Mister cover), Nicolas Scamardi (Jane Doe, Melchior,..), Antoine Goudeseune) et qui a amené sur la scène IN toute la complexité du répertoire des anglais accompagnée de lumières superbes. Très belle prestation qui a incontestablement  séduit le public.
Autre coup de cœur de la journée pour la ravissante Marie Delsaux, alias Lady Cover (mais aussi Gladys) qui a survolé avec facilité et énergie des dizaines de titres « féminins » de quoi redonner du punch au public un peu assommé par le soleil en cette fin d’après-midi.

Deux prestations épinglées sur la scène OFF (petite scène intimiste, cachée derrière la verrière), Mateo et son univers bigarré et Antoine Goudesneuse et son projet fingerpicking The Beatles. Bonne idée que celle de proposer une respiration dans un espace plus au clame et d’y programmer néanmoins des artistes de grande qualité. Chapeau les organisateurs.

Un festival se devant de se terminer sur un très bon concert, la prestation des Allemands de Supreme RW (Robbie Williams) fut la cerise sur le gâteau de cette très très belle édition du Cover Festival de Seneffe.
En mai, fais ce qu’il te plaît, et bien cette cinquième édition fut plus que plaisante ! A l’année prochaine.

Écrit par Cédric Moncousin