francofouCe samedi, les Francofolies étaient placées sous le signe des bands. La scène Proximus n’accueillait, en effet, que des concerts de groupes. Après l’ouverture, très rock classique teintée de blues, de Fred and the Healers, c’est un concert festif à souhait que Sttellla a donné devant un public enthousiaste et dansant malgré la chaleur accablante.

Les spectateurs se pressaient nombreux pour LE retour attendu de ce festival : les Innocents, groupe mythique pour tous les amateurs de chanson française. Après un joli passage en 2013 au BSF, où le duo avait livré un moment inoubliable, on attendait avec impatience de revoir J.P Nataf et Jean-Christophe Urbain. On peut résumer ce concert en un mot : déception. La formule duo, guitares et voix ne fonctionnait pas ce samedi à Spa. On sent que les français ne sont pas encore au point, qu’ils n’ont pas leurs marques. Malgré les grands succès, le public n’accroche pas du tout. Dommage. On attendra la sortie de l’album fin de l’année et la tournée qui devrait suivre pour se forger un avis définitif. Wait and See…

 Il n’y a par contre rien à redire de la performance des BB Brunes, enthousiasmant à souhait. Des lumières à couper le souffle, de l’électricité dans l’air et un public au taquet. Adrien Gallo et ses acolytes ont, comme lors de leur précédent passage aux Francos, livré un concert rock pour le plus grand plaisir des fans qui attendaient depuis de nombreuses heures à la sortie de l’hotel.

Bref, la scène principale du Village Francofou a connu des hauts et des bas mais a terminé sa journée du samedi sur une très belle performance.

La Scène Ice Watch a également connu ses beaux moments avec le très attendu Antoine Chance qui a emmené le public dans son aventure folle. Comme à son habitude, très souriant et sympathique, Antoine s’est amusé avec ses musiciens et avec les spectateurs. On était déjà conquis après son passage au Botanique mais ces Francos sont une belle confirmation. Vivement sa tournée de rentrée et la sortie du second single..

 Les Vismets restent également une valeur sûre, partageant le même bassiste avec Antoine Chance, Geoffrey Hautvas, ils ont littéralement enflammé le Parc des sept heures. Défendant leur dernier album, Abracadrabra, c’est un public ensorcelé qui dansait comme un seul homme devant les bruxellois.

Sur la même scène, un coup de cœur, Robbing Millions, vu furtivement mais assez longtemps que pour considérer qu’il s’agit, avec Bagdad Rodéo (Vitrine) de la découverte de cette édition des Francofolies.

 Dernière soirée pour la scène Rapsat (trois soirs cette année) et un tout grand moment avec Patrick Bruel. Au cœur d’une belle tournée, qui a rencontré un public fou et comblé, c’est un concert magnifique que l’idole a donné à Spa. Certains diront qu’il sert toujours la même recette et que son public est conquis par avance, qu’il ne prend aucun risque, qu’il ne propose plus rien, qu’il n’innove pas. Ceux-là n’ont pas assisté au concert d’hier soir. Entre vidéos remarquables (fur le fond et la forme), lumières époustouflantes et puis surtout, un lien palpable avec une foule qui dégage un amour incroyable face à un artiste qui ne ménage pas ses efforts. Chaque morceau est réinterprété, au sens premier du terme, les mots sont posés tantôt avec force, délicatesse, joie ou tristesse. Il y a chez Bruel une magie qui ne s’étiole pas avec le temps. Le public dansera, comme lors de sa tournée en salles, sur « Mon amant de Saint Jean », reprendra en chœur les refrains de « Place des Grands hommes » ou de « Je te le dis quand même » et sortira de cette dernière soirée le sourire aux lèvres et les yeux brillants d’émotion. Mention spéciale à la sublime « Maux d’enfants », un film percutant en support visuel, des danseurs de hip hop à l’énergie décuplée, un beau défi pour une chanson d’une force et d’une émotion fabuleuse.

Bruel ne m’a pas surprise, il était là où je l’attendais, au top, un vrai artiste, très pro mais dans le partage aussi. On est impatient de le voir à Lille, les 5 et 6 septembre,il sera le premier chanteur à se produire dans ce stade, il y a fort à parier que ce sera un moment de fou, certainement un peu belge aussi.

A mi-parcours de ces Francos 2014, on peut déjà être ravi de cette édition : un peu de tout, de belles découvertes, des confirmations, des moments intimes, quelques déceptions mais surtout une soif de musique comblée par la toute belle programmation.

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