SceènesBelges à rencontré le groupe américain Vandaveer ce 12 septembre à Malonne. Dans sa loge, Mark Charles Heidinger nous parle du groupe. Résumé d’un moment spécial, avec un artiste qui l’est tout autant.

Scènes Belges : Quand on regarde vos vidéos sur internet, on retrouve beaucoup de thèmes sombres et lugubres. Vous avez pas mal de textes parlant de meurtres. Où trouvez vous cette inspiration ?

Mark : (rires) Entre nos oreilles (pause, durant laquelle il montre son cerveau). C’est dans notre tête, je suppose. Je ne sais pas… On écrit comme ça vient et on le met en musique comme ça vient. Il y a une sorte de muse, qu’on essaye de suivre. On essaye d’explorer différents aspects de la condition et de la nature humaine. Mais on a beaucoup de chansons d’amour aussi !

SB : Mais vos vidéos sont si … Sombres !

Mark : C’est parce que la production choisit les chansons les plus sombres !

SB : Justement, vous travaillez avec une maison de production française ?  Comment se passe la collaboration avec une boîte pratiquement à l’autre bout de la planète ?

Mark : C’est un challenge, ne fusse que parce que l’heure n’est pas la même. Maintenant, la langue n’est pas une barrière, tout le monde parle anglais. Mais il y a une autre façon de faire le « business ». Nous avons tout de même une partie de la production aux USA.

SB : Comment marche le processus d’écriture d’une chanson ? Vous êtes toute une équipe ? Comme un projet musical ?

Mark : Oui, il y a une unité de musiciens. J’écris les chansons sur le papier, nous développons la partie musicale, je travaille avec Rose sur la partie vocale et enfin on cherche tous LA musique finale. Nous avons des amis compositeurs depuis des années, un cercle de musiciens, qui nous aident à composer et à jouer notre musique.

SB : La musique en concert n’est donc pas vraiment la même que celle que vous produisez en studio ?

Mark : Ça dépend avec qui nous voyageons. Pour les grands tours, c’est souvent juste Rose et moi, mais parfois on est 3, 4… Ca dépend de « la nature » du show. On ne cherche pas non plus à recréer des sons studios. On est au 21ème siècle dans l’économie musicale que l’on connait, on ne peut pas forcément prendre tout le groupe, pour des raisons logistique ou financière. Le but c’est surtout de voyager, de partager de la musique et tu fais ça parce que tu aimes la musique.

SB : C’est un projet que vous avez démarré seul ?

Mark : Oui, dans les années 2000. Rose nous a rejoint en 2007 après la sortie du premier album. Pour ajouter une voix.

SB : Vous êtes assez proche de Bob Dylan au niveau du style, on entend du rock, du folk, de la bluegrass, de la country, … Comment vous définissez votre style au final ? Vous prétendez être marqué dans quelque chose de précis ?

Mark : Je ne pense pas. Quand j’écris une chanson, je me concentre surtout sur le sujet principal de celle ci. J’apprécie tous les styles de musique et je pense que j’essaye de suivre un style, mais que ce sont les gens qui mettent des mots dessus, lorsqu’ils parlent de ma musique. Lorsque nous, nous parlons de notre musique, les adjectifs et les mots peuvent aider mais on n’y pense pas pendant le processus d’écriture.

SB : Ce n’est pas la première fois que vous jouez en Belgique. Y a il quelque chose que vous aimez, ou n’aimez pas, dans notre pays ?

Mark : On ne déteste rien !

(Rose de l’autre côté de la pièce) On adore la « Pêche Mel Bush » ! (rires).

Mark : Oui la bière est vraiment fantastique, mais il y a aussi autre chose. Une sorte de lumière que vous avez, … Quand je voyage ici, j’ai l’impression que tout est comme un tableau, que je suis dans une peinture. Peut-être que c’est parce que je ne connais pas du tout, je ne sais pas mais c’est une particularité.

SB : Merci beaucoup, on vous souhaite un “great show” !

Mark : Merci beaucoup (en français)…

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