Ambiance Ă©lectrique, ce mercredi au Bota …

…pour une soirĂ©e placĂ©e sous le signe du rock n’roll, du kitch et de la pizza ! La Rotonde a tremblĂ© sous les assauts furieux des italian stallions, dĂ©barquĂ©s de leur La Louvière natal pour besogner sauvagement le public bruxellois.

Romano (2)Votre serviteur arrive au dĂ©but du set du groupe de première partie, qui nous bave un punk-rock Ă©nergique, mâtinĂ© de stoner. Sons of Disaster fait son job Ă  merveille devant une salle dĂ©jĂ  bien remplie, et on sent le public gonflĂ© Ă  bloc. Avec sa voix typĂ©e, qui n’est pas sans rappeller celle d’Henry Rollins, le chanteur, aussi flegmatique que corpulent passe littĂ©ralement le concert dans le public, lançant Ă  l’occasion un homme dans la foule avec une nonchalance assumĂ©e. Un apĂ©ro brut de dĂ©coffrage mais plus qu’efficace avant le plat de rĂ©sistance.

 Romano (1)Après une courte pause, les Romano Nervoso font leur entrĂ©e en fanfare. Giacomo, toujours aussi flamboyant, moulĂ© dans un collant Ă  paillettes du meilleur goĂ»t et arborant son Ă©ternel maquillage putassier nous rappelle de par sa prĂ©sence et son aisance, en quoi il est un des meilleurs frontman du rock wallifornien. Dès les premiers morceaux, c’est une dĂ©bauche d’Ă©nergie, une leçon de rock n’roll pour un public qui, entassĂ© dans les gradins de la rotonde, subit une vĂ©ritable biffle sonore. Alternant ritournelles glam et brĂ»lots punk, en anglais ou en italien, le groupe prend sa vitesse de croisière avec un sirupeux Glam Rock Christmas, dĂ©sormais grand classique. Sans se dĂ©partir de ce cocktail d’auto-dĂ©rision et d’Ă©nergie brute qui les caractĂ©rise, les Ă©talons nous gratifient d’un splendide et pĂ©nĂ©trant Psicotico Blues. Peu après, alors que rĂ©sonnent les notes d’In the Name of the Lord l’assemblĂ©e se voit recevoir la bĂ©nĂ©diction de Saint-Giacomo qui, ayant transformĂ© son micro en goupillon, rĂ©pand des litres d’eau bĂ©nite imaginaire sur les premiers rang. Le show se termine sur un apocalyptique Mangia Spaghetti, suivi de Maria, le Aline de Christophe version plombier milanais. Après un rappel de circonstance, comprenant une autre reprise en italien (jouissif Svalutation de Celentano), sous les ovations d’un public conquis, les Stallions quitteront finalement la scène après une prestation haute en couleurs.

Rendez-vous le 7 novembre en première partie des néo-zélandais The Datsuns, au Foyau à Lustin.

Retrouvez les photos du concert dans notre galerie.

Photos : Raphaël Meert

Écrit par Denis Gehain