My Little Cheap Dictaphone atteint l’Eden √† Charleroi

Apr√®s avoir sorti un album plus que parfait, MLCD (‚Üź les initiales du groupe) terminait ce vendredi sa tourn√©e belge √† l’Eden (Charleroi). Un concert tr√®s riche et une ambiance incomparable¬†!

La salle √©tait quasi compl√®te le 24 octobre 2014. Les fans √©taient venus en masse pour assister √† la derni√®re date du groupe en Belgique avant son d√©part pour l’√©tranger. Un public tr√®s h√©t√©rog√®ne et de tout √Ęge, rassembl√© pour l’occasion. Il faudra se faufiler au travers de la foule compacte pour trouver une bonne place.

MLCD commence en force. Les gros morceaux d’un album tr√®s r√©ussi chauffent la salle. Out of the Storm, Hard to Tame, et bien d’autres. Mais le groupe reprend aussi les morceaux qui l’on fait conna√ģtre, Wat are you weating for, My Holy Grail, ‚Ķ Le public est aux anges, et le groupe aussi. Entre deux morceaux, il nous confesse leur affection pour Charleroi. Le souvenir d’un excellent concert qu’ils y ont pass√©, les personnes qu’ils y ont rencontr√©es, et surtout, le clavi√©riste qui vient de l√†.

Du point de vue musical, on est face √† un m√©lange des sons de Kaiser Chief et de Depeche Mode. Sans doute parce que le groupe explore de nouvelles sonorit√©s technologiques, dans une approche futuriste et qu’en m√™me temps il tente de conserver une authenticit√© d’un son tr√®s 90′. Sur sc√®ne, on reprochera le volume de la guitare un peu basse, alors que le niveau de jeux de Manu Delcourt (guitare et chŇďurs) est excellent !

Michael Larivi√®re (de son surnom ¬ę¬†RedBoy¬†¬Ľ, guitare ‚Äď chant), est parfait sur sc√®ne¬†! Sa voie d’une puissance naturelle, est parfaitement en phase avec les rythmes et les sons psych√© du clavier. La basse (Xavier Guinotte) est quant √† elle tr√®s dynamique. Les musiciens sont en harmonie et √ßa pla√ģt.

Le public devient fou. Il chante (ce sont des fans, ils connaissent tout !), saute et danse, nous avons même aperçu un groupe qui faisait la chenille. La bière semble bien se vendre, ce qui aide à cette euphorie générale.

On notera 2 moments remarquables √† ce concert. Le premier, c’est un groupe qui sort de sa set-list pour proposer une vieille chanson au public. Comme √ßa sur un coup de t√™te du batteur (Simon Fontaine), MLCD va jouer Last Night Country Saved My life, une chanson de leur premier album (Small Town Boy). Un moment nostalgique pour tous les fans de la premi√®re heure.

Le deuxi√®me moment fort du show est quand ¬ę¬†Redboy¬†¬Ľ appellera un guitariste dans le public, pour monter sur sc√®ne. Une femme se propose, monte et on lui donne la guitare. On comprend tr√®s vite qu’elle ne sait en fait pas jouer de la guitare, et qu’elle voulait juste aller sur sc√®ne. Aucun probl√®me, le chanteur place ces doigts et lui dit de jouer. Ce fut un moment tr√®s √©nerg√©tique, et le groupe a r√©ussi √† r√©cup√©rer une guitare pas toujours juste, pas toujours exacte.

On ne peut pas parler de ce concert sans parler du d√©cor son ‚Äď lumi√®re tr√®s r√©ussie. Fid√®le √† la ¬ę¬†charte graphique¬†¬Ľ du groupe, des √©toiles √©taient projet√©es sur des morceaux de toiles blanches. Le groupe a d‚Äôailleurs remerci√© le ¬ę¬†cr√©ateur¬†¬Ľ des d√©cors, pr√©sent ce soir-l√†. La derni√®re personne que le groupe a remerci√©e et f√©licit√©e, c’est la programmatrice des concerts de l’Eden. Un morceau a m√™me √©t√© jou√©, rien que pour elle.

En substance, un concert magnifique, une salle chauffée à bloc et des artistes au top. Clairement, My Little Cheap Dictaphone, nous auras projetés au paradis.

√Čcrit par Lo√Įc Beaujean