Véronique Sanson, retour aux sources.

Comme une sirène, à l’aise dans son environnement familier, Véronique Sanson revenait au Cirque royal trois ans après l’enregistrement de son dernier live sur cette même scène. Entourée de son band, dix musiciens de talents, rodés à la soul de la grande dame, Véronique Sanson était belle et lumineuse.

Face à un public de fans, elle s’est offert toutes les libertés. De ses titres emblématiques tels que « Amoureuse » ou « Bahia » Véronique se nourrira pour explorer ses années américaines. Cette période particulière entre 1973 et 1978 qui a été si emblématique pour cette grande chanteuse sans concession.

Très belle, fine, rock dans le look total cuir, Véronique Sanson envoie dès les premières minutes. Sa voix est forte, pure, volontaire et surtout d’une infinie justesse. D’emblée, le public est rassuré. Véronique est bien là. Se mouvant sur scène, passant du micro au piano, échangeant avec ses complices sur scène, rien ne transparait des moments difficiles que la chanteuse a traversés ces dernières années.

La force de Véronique Sanson est en elle. Sa voix, son coffre, son sens de la soul, ses doigts sur un clavier, ses pieds sur une pédale de piano et puis, comme elle le dit elle-même, son entourage. Ses amis dont Maurane fait incontestablement partie. Cette dernière rejoindra son amie sur la scène bruxelloise pour un magnifique duo sur « Bernard’s Song ».
L’émotion est à son comble, la salle est debout comme un seul homme.

Véronique Sanson se montre touchée mais aussi nourrie de cet accueil. Sur un magnifique « Bahia », Véronique saluera un public comblé.

De belles énergies ont circulé au Cirque royal. De quoi revigorer la chanteuse pour son travail studio qui l’attend. De quoi promettre au public de nouveaux rendez-vous.

Véronique Sanson sera de retour en Belgique à la fin de l’année ; à Forest National le vendredi 27 novembre et au Forum de Liège le 28. A ne pas manquer, frissons assurés.

Écrit par Christelle Cotton

Christelle Cotton

Chroniqueuse / Reporter