Dandy : chair de poule garantie

J’avoue, j’ai un faible pour les jolis garçons, les minois fins et romantiques, les regards en biais ornés de longs cils, les costumes cintrés et les intonations susurrées à la Gainsbourg ou à la Biolay.
Alors quand j’ai posé l’album Dandy dans mon lecteur, j’avoue j’étais déjà à moitié conquise par la pochette mettant en scène ce (très) joli garçon posé dans un Chesterfield.
Et quand les premières notes ont résonné dans mon casque, j’ai été chipée par la voix à la fois douce et ironique. Je me suis laissée embarquée au fil des 9 titres qui voguent entre sensualité et battements de cœur.
Des mélodies qui allient finesse (tintements électro) et force (percussions et chœurs) soutiennent des textes construits comme des courts-métrages. On y voit des vagues, des mirages, des volutes de fumée.
Une recherche sur la langue, le jeu des rimes et des mots qui s’entrelacent ont définitivement terminé l’œuvre de séduction. Une délicate pop en français qui se tire sur des accents rock old style (Laura Palmer ne semble pas loin).
Inspiration gainsbourienne et duvalienne sans conteste, ce premier disque, où les références littéraires ou picturales guident les sens, est une très belle réussite. Hâte de découvrir cet univers sur scène car il y a fort à parier que le souci de détail apporté au contenu de cet album se retrouvera lors des concerts.

Mais qui se cache derrière cette petite merveille ? Bertier, n’est pas un nom inconnu puisqu’il est la nouvelle mouture du groupe Madeleine Bertier. Le projet regroupe en réalité une vingtaine d’artistes qui ont construit comme une expérience chimique « Dandy ». De la musique à la photo, chaque détail a son importance.

Un très joli moment de musique à découvrir dès ce 21 avril sur les plateformes officielles.

Écrit par Christelle Cotton

Christelle Cotton

Chroniqueuse / Reporter