Heartbeats Festival

Heartbeats Festival c’est un projet ambitieux porté par le Grand Mix, l’Aeronef, Super et De Kreun, c’est de la musique, des artistes, des performances, au cœur d’un espace symbolique puisque situé à la frontière franco-belge, près du port fluvial d’Halluin-Menin. Ce tout jeune festival a réussi pour sa première année à rassembler un public important autour de nombreux groupes. Avec Ibeyi, Years & Years, Magnus , Metronomy et Caribou, le vendredi, le son électro-pop a enchanté des milliers de spectateurs rassemblés sous un immense chapiteau. Le samedi, le public semblait totalement séduit avec Rocky, Haelos, Badbabdnotgood, José González, Anna Calvi, Deus et Ròisìn Murphy.

On arrive, on s’installe sous le chapiteau, un cornet de frites à la main, et on attend impatiemment que le premier groupe fasse monter la température. Pas besoin de se faire prier, Ibeyi ouvre le bal. Ces deux jumelles de 20 ans, incarnent aussi bien la grâce que l’énergie et entraine le public dans leur univers électro-pop.
C’est l’arrivée du prochain groupe qui fera l’effet d’une petite bombe puisque Years and Years monte sur scène au moment où le public, jeune pour la plupart, arrive (c’est bien connu, la jeunesse et la ponctualité ne font pas bon ménage), beaucoup de jeunes fans se pressent dès lors devant la scène. Entre musique électro-pop et house music, ces londoniens ont su imposer une ambiance de « dancefloor ».
Je sens la foule en émoi quand on prononce le nom du groupe Magnus, me revoilà devant la scène, attendant une fois encore l’originalité qui fait de ce festival un lieu privilégié. Grande surprise, le groupe est un éloge au monde électro-pop et l’on apprécie d’autant plus que les membres viennent de se reformer depuis peu.
La suite s’annonce tout aussi plaisante quand on sait que Metronomy prend le relais. Je n’y croyais pas, et pourtant, ils ont choisi ce jeune festival pour une performance digne de leur renommée internationale. Un peu de folie, beaucoup de tendresse… à moins que ce ne soit l’inverse.
Le dernier groupe, Caribou, termine le show en beauté. Le son est teinté d’émotion, le rythme prend possession du public et, aussi bien les membres du groupe que la foule semblent baigner dans une transe harmonieuse.
Cette première journée s’achève, je quitte le site le sourire aux lèvres en espérant que demain soit chargé de la même énergie bouleversante.

Me voilà de retour. C’est au tour de Rocky de monter sur scène. Le concept est efficace, véritable performance visant à faire bouger le public sur un « sound system » entrainant.
Le beat sera de nouveau exalté avec le prochain groupe, Haelos. Je ferme les yeux et me laisse porter par les voix, le son et l’ambiance apaisante qui semble envahir l’ensemble de la foule.
Du monde éléctro-pop, nous passons à un univers Hip hop et « Jazzy » avec le troisième groupe de la journée, Badbadnotgood. Le nom fait sourire les gens, le son fait vibrer les corps et on apprécie un peu de douceur après toute cette énergie dépensée.
Nous voilà parfaitement détendu pour accueillir José Gonzalez, une guitare et une voix, cet artiste suédois sait comment charmer son public qui de nouveau ferme les yeux pour mieux ressentir l’émotion émanant de la scène.
Comment définir Anna Calvi… du rock, du glam et une voix à couper le souffle… cette chanteuse sait varier sa musique et sa voix, tantôt calme, tantôt puissante mais toujours maitrisée. L’artiste sait comment séduire et le public est ravi.
Apres les cris de la veille à l’arrivée de Magnus, l’ambiance semble la même à l’arrivée de dEUS… et pour cause, Tom Barman, le chanteur, entre à nouveau sur scène. Je me prends une claque musicale et la folie du groupe déteint sur la foule en extase. « Le rock c’est mélodieux, le rock c’est dansant, le rock c’est dEUS », c’est ce que m’affirme un fan du groupe et je ne peux que lui donner raison.
Le dernier groupe est certainement issu d’une autre planète. Assister à une performance de Roisin Murphy c’est un peu comme voyager dans le temps et l’espace. Entre pop-électro des années 80 et ambiance futuriste, l’artiste joue de ses costumes tout au long de la prestation. Plus qu’un concert, c’est un spectacle.

Ce week end se termine sur une note positive de par l’ambiance, les artistes mais aussi par cette symbolique union entre la France et la Belgique. Ce tout jeune Festival risque d’être encore plus prometteur dans les années suivantes, j’attends avec impatience l’année prochaine et la prochaine line-up !

Emilie Clémente

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