Festival de Dour, la pluie, le beau temps et des artistes de talents.

4ème et avant-dernier jour de festival. Scènes belges revient sur les concerts marquants de la journée, les découvertes et les artistes à ne plus manquer.

C’est sous un grand soleil qu’a débuté la journée de ce samedi 18 juillet au festival de Dour. N’oubliant pas que nous sommes en Belgique, la pluie a refait son apparition au cours de la nuit, transformant le site en un énorme champ de ga-dour, qui transforma le retour des festivaliers vers leurs tentes en une marche épique contre les éléments.

Du côté du line-up, la bonne musique était encore au rendez-vous. Surtout au niveau de la techno où l’on a pu retrouver de très grosses pointures dans leur domaines. La scène Jupiler Dance Hall a vu passer entre autres le maître incontesté de l’électro : Sir Bob Cornelius Rifo, leader des BLOODY BEETROOTS pour un dj set qui fit porter le public à incandescence. Juste avant lui l’italien CROOKERS, Francesco « Phra » Barbaglia, qui est un des dj les plus en vogue aujourd’hui pour sa techno novatrice avait préalablement chauffé le public.

Sur la Last Arena, la main stage du festival, on a assisté au concert très groovy de MS LAURYN HILL. Pionnière du hip hop US, Lauryn intègre des sons souls, reggae et R&B dans son hip hop, ce qui crée une très bonne vibe entre les genres. La chanteuse qui a commencé son parcours avec les Fugees a fait exploser sa carrière solo et on peut dire qu’elle a énormément de talent à revendre.

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  • Et la Belgique dans tout ça ?

Il est vrai que si la scène internationale de Dour rassemble de très gros noms de la musique, nous pouvons aussi être fiers de nos propres artistes. Notre coup de cœur de la journée a été sans contestation le groupe YELLOWSTRAPS. Trois jeunes brainois qui ont offert un très bon moment de musique au public de la Jupiler Dance Hall dès l’ouverture du site. Ouvrir les concerts d’un festival comme Dour n’est jamais très facile car les festivaliers ont une fâcheuse tendance à dormir ou à errer dans le camping jusqu’à 16h. Avant ça, les groupes doivent faire avec les quelques valeureux qui ont réussi à se lever. C’est donc devant un petit public, néanmoins hyper emballé, que s’est produit le groupe. YELLOWSTRAPS c’est du hip hop chaleureux. De bonnes suites rythmiques avec un son un peu groovy, le tout complété par la voix chavirante du chanteur. Le trio arrive à créer un sublime contraste entre hip hop pêchu et vocalises aériens et le résultat est très bon et novateur. Ces jeunes ont du talent et de l’avenir, espérons les revoir très vite !


 

  • La rencontre

Ce samedi fut Ă©galement l’occasion de dĂ©couvrir un autre univers, plus psychĂ©dĂ©lique, envoutant, le tout sur une base instrumentale très intense…

Loin de se prendre des rock stars, le trio de musiciens du groupe Mars Red Sky est considéré comme l’un des grands noms de la scène stoner rock européen. Nous sommes partis rencontrer le groupe bordelais pour une rapide interview quelques heures avant leur concert au festival de Dour.

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Scènes Belges : C’est votre premier Dour ?

Mars Red Sky : oui, sauf pour l’un d’entre nous qui est déjà venu quelques années auparavant avec son autre groupe. Sinon c’est une première et on est très heureux d’avoir été invité à jouer pour ce festival.

SB : Vous avez l’habitude de jouer sur d’aussi grandes scènes ?

M.R.S. : Depuis deux-trois ans on tourne beaucoup en concert. On est souvent dans des clubs, des petites salles mais après on fait aussi des co-affiches ou des première parties dans des plus grandes salles. Pour nous un festival comme Dour, ça fait partie des plus gros festivals qu’on va faire cet été.

SB : Avez-vous un public qui vous suit, avec lequel vous essayez de créer une relation ?

M.R.S. : On aborde notre public et celui qui nous découvre de la même façon. On va jouer la même musique en acceptant le challenge d’aller chercher les gens qui ne nous connaissent pas. Si ils restent et qu’ils bougent un peu la tête ou qu’ils sourient, on a gagné. C’est vrai que c’est super agréable de jouer devant des gens qui nous connaissent et qui connaissent nos chansons mais les deux sont hyper importants. On fera de toute façon le concert de la meilleure façon possible.

SB : À ce public qui ne vous connais pas, comment décrieriez-vous votre univers musical ?

M.R.S. : l’univers du groupe c’est du lourd pour le côté musical, un peu psyché et à la fois il y a le chant de Julien qui est assez planant, haut-perché et léger. C’est le contraste entre les deux qui est un peu notre marque de fabrique. On a vite été mis dans une niche stoner rock, mais on a plus tendance à dire qu’on fait du heavy rock.

SB : Qu’est-ce que vous allez offrir au public de Dour ce soir ?

M.R.S. : Nous allons principalement jouer les morceaux de notre dernier album(nom) , des morceaux du premier aussi(nom). On est en train de préparer un nouvel album qui sortira en mars 2016 mais on continue à jouer les deux premiers pour cette tournée.

SB : Un petit rituel avant de monter sur scène ?

M.R.S. : C’est plus après le concert, où on prend le temps de se féliciter après les concerts et les tournées, c’est très important. Sinon quelques petites choses comme se rappeler qu’on est là pour s’amuser, pour profiter de l’occasion de jouer devant un public. Surtout avant un grand concert comme celui de ce soir. On a déjà fait quelques dates à Liège et Bruxelles auparavant et on apprécie le public belge. Il est vraiment cool et sympa.

Une rencontre et un groupe fort sympathique qui n’aura pas manqué de faire bouger la scène du Labo et de ravir le public qui était présent. Une bonne découverte et de la très bonne musique… Que demander de mieux ?

Écrit par Marie-Camille Mortelmans