Cabaret Vert jour un : trois extrêmes sur la même scène

Il fait chaud, je suis installé au fin fond d’un énooooorme camping et le Cabaret Vert Éco Festival ouvre ses portes. C’est le début d’une longue soirée qui durera de 21 heures à 3 heures du matin. Entre pop/jazz, (hard) rock et electro-house, retour sur une nuit mémorable scène des illuminations !

Benjamin Clementine, une voix, une histoire, des frissons

20150820_C.CARON_DarkRoom_CV_Benjamin Clementine_0018  D’origine ghanéenne, le grand Benjamin est le premier concert que je ne voulais pas rater. Conquis par des apparitions radio sur Pure FM (surtout dans l’émission « Lazy factory »), la voix fabuleuse de ce grand poète maudit m’a attiré juste devant la scène. Un grand piano à queue, violoncelle, batterie et basse. Et surtout Benjamin Clémentine. Il n’est pas là pour rire mais pour jouer. Il nous raconte une histoire, au fil de ses chansons. Son visage figé et sérieux n’est pas un masque, la vie ne semble pas avoir été tendre avec l’artiste. Une longue mélancolie, entrecoupée par des solos de pianos d’un style très jazz, plonge le public dans un univers parallèle. Un moment musical émouvant.

Fuzz, bienvenue dans le (hard) rock des années 70

20150820_Kmeron_DarkRoom_CV_Fuzz-0442Fuzz, c’est tout d’abord un batteur, Ty Segall, qui ne s’arrête jamais. Le dossier de presse nous apprend que l’artiste sort plus ou moins 2 disques par an, il a fait partie de plus ou moins 7 groupes et ne prend jamais de pauses musicales. Avec une telle mise en bouche, je ne pouvais qu’aller observer la machine. Le groupe ne cache absolument pas son gout pour le hard-rock et les groupes emblématiques tels que Kiss. Le maquillage est bien présent et ce sont des zombies que nous avons sur scène. Fidèle au style, les longs cheveux des musiciens donnent un côté « authentique » au concert. Mais le public et moi-même avons surtout été conquis par un bassiste en peignoir et en chaussure de ville. Lorsque le groupe commence, ça envoie « du lourd ! ». Le public est dans une totale frénésie: pogos, slimes et bousculade, la sécurité ne sait plus où donner de la tête. Même si je me demande toujours si le groupe avait préparé son concert (de longues pauses et discutions entre chaque morceaux me mettent dans le doute), les américains ont assurés. Durant une heure, on a été rock !

Gramatik : house, électro, dubstep, … Et surtout n’importe quoi !

20150820_r_meert_darkroom_cv_Gramatik_-8Bien que je ne connais pas vraiment le style de musique, je pense qu’il est assez surprenant pour un show de Dj de voir 3 musiciens sur scène. Dont un guitariste-chanteur et un trompettiste-saxophoniste. Forcement, dernier concert de la soirée oblige, tous le cabaret vert c’est donné rendez vous à la scène des illuminations, la foule est dense et la pression sur scène est palpable. Mais dès les premières secondes, le groupe envoie un gros beat de basses bien lourd. De quoi déchainer le public qui bouge dans tous les sens au rythme de la musique. Pour planter le décor, il faut s’imaginer à la gauche un clavériste – tompétiste, au milieu un DJ « classique » et à droite un … guitariste totalement déjanté ! Il faut voir le personnage. Malgré une coupe de cheveux très « jeune et tendance », il joue sur une Fender dans un style des années 80-90 ! Le mélange est juste parfait et on rentre dans la fièvre musicale. Durant tout le concert, le groupe ne suit pas un style précis. Du style jazz/house, on passera par le rock/électro et même par la disco des années 80. Le guitariste est aussi un chanteur surprenant par la hauteur de sa voix et par son énergie. Le concert se clôturera par un groupe déchainé, vers une musique toujours plus électro. Une bombe !

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