Voyage psychédélique au Botanique

Pour ouvrir la soirée, c’est GFOTY qui arrive sur scène. Derrière cet acronyme se cache en réalité Polly-Louisa Salmon, aka Girlfriend Of The Year!

Musicalement c’est un mélange J-Pop/Hip-Hop complètement barré! La jeune demoiselle a de l’énergie à revendre et c’est le moins que l’on puisse dire, elle saute et cours partout sur scène, allant chercher le public pour le motiver le plus possible. Le job est assuré également avec ses deux danseurs tout aussi acharnés qu’elle. C’est un spectacle assez surréaliste!
Une chose est sure, elle n’a pas laissĂ© indiffĂ©rent le public de l’Orangerie.

Au tour d’Animal Collective de faire son apparition. Le groupe est actif depuis 1999 et se compose de 4 garçons se cachant derrière des pseudos : Avey Tare (David Portner), Panda Bear (Noah Lennox), Deakin (Josh Dibb) et Geologist (Brian Weitz).

Une fois encore les décors sont d’un psychédélisme grandiose, tout comme leur musique!Animal Collective
Le mélange des deux sens nous plonge directement dans leur univers fantasmagorique.
Pour le décor, il se compose d’une grande toile servant aux projections et occupant tout l’arrière de la scène. Devant se trouve une structure difforme depuis laquelle pendent des yeux, mains, visages, diverses formes en carton représentées de manière psychédélique alors que deux énormes visages trônent de part et d’autre derrière les musiciens. Trois écrans se trouvent disposés devant les 3 frontmans et sont utilisés pour des projections.

Les trois garçons au-devant de la scène sont entièrement plongé dans leur musique, pas d’interaction avec le public avant une bonne demi-heure. Moment de la petite pause pour retomber un peu sur terre pendant laquelle ils remercient le public et se disent heureux de Animal Collectivejouer à Bruxelles à nouveau.
On attaque alors une partie plus atmosphérique musicalement, avec de longue nappes électroniques planantes, idéal avec les projections utilisée par le groupe!
Les transitions entre les chansons se font en douceur, sans pause. Si bien que trois, quatre morceaux peuvent passer sans qu’on s’en rende compte. À nouveau petit break au moment du rappel où ils remercient le public chaleureusement, se fendant de quelques “merci” dans le texte en sortant de scène. Ils reviennent nous mettre une claque de 20 minutes et clôturent avec la chanson qui ouvre le dernier album, Floridada avant de partir définitivement sous les applaudissements nourris du public!

Un concert d’Animal Collective se raconte difficilement, c’est une expérience que l’on vit!

Écrit par Gaël Rinclin