Mustii sort de l’ombre

La Belgique compte de nombreux jeunes talents. Il suffit de jetter un œil à la programmation des salles friandes de découvertes pour en être convaincu. Il y a une patte, un son belge. Pop et rock saupoudré  d’électro.

Parmi ces artistes, 2016 a vu émerger une chevelure blonde sous laquelle se trouve un visage encore poupon mais aussi un regard droit et déterminé. Mustii est là et on s’enivre de son premier EP : The Darkest Night. Mustii c’est un des visages de la série « La Trève », succès de la RTBF en ce début d’année. Mais c’est aussi un comédien qui met son talent d’interprétation au service d’une musique exigeante.

Jamais de facilité, du travail et la recherche d’une certaine idée de la perfection.

Thomas Mustin, Mustii, pose une voix profonde sur des sons francs enveloppés dans des brumes aux accents électro. Un ensemble qui donne à la fois envie de bouger et de respirer profondément. Comme pour se laisser emporter.

Avec The Darkest Night, il livre un disque net et carré, produit avec sérieux et léché.

Il nous ballade dans son univers particulier et déstabilisant. Chaque titre est différent du suivant et pourtant tout se tient. Un voyage sensoriel.

La voix de Mustii se veut tantôt profonde et grave tantôt légère et fragile. A l’image de ce tout jeune homme aux allures de grand adolescent qui se tranforme en maître de cérémonie quand les notes retentissent.

Coup de coeur pour cet artiste et pour ce disque sur lequel on remarquera le superbe “The Golden Age of Love” d’une modernitĂ© romantique surprenante.

Mustii a tout d’un grand. On est sous le charme de son audace et de son sens du détail.

Rendez-vous le 21 octobre au Cirque Royal et d’ici lĂ  dans de nombreux festivals.

Écrit par Christelle Cotton

Christelle Cotton

Chroniqueuse / Reporter