Collectif. Telle est la manière dont se présente Bertier. Ce collectif, donc, qui chante en français dans le texte sur une musique indie enivrante et rock à la fois. Bertier qui ouvre les portes d’univers vaporeux et aquatiques, où l’on s’attend à croiser la sirène ou la luciole au détour du chemin.

Bertier était au 140. Release du deuxième album “Anna et Roby”.
Première constatation, quelle classe. La scène est éclairée avec justesse, finesse et chic. L’écran blanc se pare de vidéo à la limite du psychédélique (Lara Herbinia à la manoeuvre, sa patte reconnaissable). Et la musique commence. Une osmose se dégage instantanément. Les regards des musiciens sont complices et le chanteur mène son monde du bout des yeux. Les musiciens sont de haute voltige. De la maîtrise qui n’étouffe pas les émotions. Des arrangements absolument magnifiques.

Les titres s’enchaînent, on découvre sur scène, une dimension insoupçonnée à l’album. Une facilité d’accès sans doute due à l’énergie. L’album est beau, esthétique, ce qui peut, à certains égards, le rendre élitiste voire difficile à s’approprier. Sur scène, il est comme un lotus qui s’ouvre. Pleinement. On est sous le charme de l’œil qui frise de Pierre, le chanteur ultra énergique et du sourire de Lara maquillée comme une fée. On se nourrit des notes qui sont arrachée par Yan à ses guitares, on suit le rythme de la batterie. On est pénétré par l’ensemble.

Le public ne s’y trompe pas. L’enthousiasme est présent et les échanges autour du bar en fin de concert confirment le plaisir partagé.

Bertier est une pépite. L’album est disponible depuis quelques semaines, ne le ratez pas.

Vite un retour sur scène, histoire de parcourir encore un peu l’onirisme du collectif.

 

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