Romano Nervoso ne fait pas confiance à ceux qui n’aiment pas le R&R et il a raison

La Louvière, c’est une ville métissée où l’italien et français se côtoient dans la même phrase, une église sans clocher, un carnaval, et son vivier musical. Ils sont nombreux à faire de la musique leur fenêtre sur le monde. Romano Nervoso est sans conteste un des groupes phare de la scène louvièroise. Romano Nervoso c’est une musique flirtant entre rock et punk, paillettes et gros son. Son leader Giacomo Panarisi est un personnage en soi. Au point que cette année, il était possible de voir des carnavaleux déguisés en « Giac» lors du traditionnel Laetare. C’est dire l’impact.

Impact est certainement le mot qui colle le mieux au dernier album du groupe. Ça claque, ça frappe, ça résonne et ça secoue. Le son est nerveux sans être agressif, l’univers global du disque est positif et file la pêche illico. L’influence italienne n’est jamais loin. « Meet the 300 Sicilians » est à lui-seul un hommage aux bons vieux westerns spaghetti.

Les Louvierois qui avaient été plébiscités par Johnny Hallyday himself lors de son passage en Belgique, leur offrant sa première partie, confirment qu’ils ne sont jamais là où on les attend. Cette fois, c’est un duo avec BJ Scott qui apporte le côté décalé que les fans du groupe affectionnent. « In My Mind » est une excellente surprise.

L’album est réussi, même si on peut, par moment, regretter la toujours très présente influence de The Hives, dont le producteur s’est investi sur ce disque car ils ne sont jamais aussi bon que lorsqu’ils se lâchent entièrement. Qu’importe, on les aime nos loups punk-rock et ce n’est pas le public présent au Botanique pour la release de l’album qui dira le contraire. La salle comble était survoltée.

“I Don’t Trust Anybody Who Doesnt Like Rock’n’roll” est un album réussi qui prendra assurément  toute sa dimension sur scène.

 

 

Écrit par Christelle Cotton

Christelle Cotton

Chroniqueuse / Reporter