Calme ou bruyant, Yo La Tengo est toujours flamboyant!

Yo La Tengo est un groupe de rock indé fondé en 1984 dans le New-Jersey.
Depuis 1992, le lineup du groupe est plus ou moins inchangé avec 
Georgia Hubley (batterie, piano, voix), James McNew (claviers, basse, voix) et Ira Kaplan (guitare, piano, voix).

Le concert a lieu dans le cadre de la tournĂ©e “There’s a Riot Going On” et nous avons droit Ă  deux sets pour le prix d’un! Ce soir il n’y a pas de première partie, c’est avec un set calme, comme ils l’avaient fait lors de leur prĂ©cĂ©dent passage en 2013, que le groupe ouvre la soirĂ©e.

Un début de show parfait! Ils nous font voyager grâce aux douces mélodies de leurs compositions. Il ne faut clairement pas longtemps au groupe pour emmener le public dans son univers, les vétérans de la scène rock indé savent comment s’y prendre. Le jeu de lumière est sobre, habillant joliment la scène d’une couleur unie, différente à chaque morceau. Rien d’extravagant en ce début de soirée. Le décor de scène est fait d’une multitude de cercles suspendus (cymbales, CD, vinyles, etc…) qui bougent au gré des courants d’air sur scène. Simple mais du plus bel effet avec les lumières qui plongent dessus. Deux chansons avant le break, le chanteur prend enfin la parole pour remercier tout le monde d’être là. Et explique avec humour que leur timing est très serré donc ils vont essayer de jouer le plus de chansons possibles, tant pis si c’est mal joué ou trop vite.

 

La deuxième partie de soirĂ©e dĂ©marre après un petit break le temps d’aller se rafraĂ®chir au bar. Heureusement la transition n’est pas trop violente, ils dĂ©marrent en douceur ce “loud set” avec le morceau “Dream Dream Away”. ÉvĂ©nement assez rare que pour ĂŞtre signalĂ©, le public Ă©tait plutĂ´t attentif, pas de groupe de personnes qui tape la discut’ en dĂ©rangeant tout le monde. Il faut deux morceaux avant de pouvoir vraiment parler de “loud set”, avec les distorsions et autres saturations qui font leur entrĂ©e. Le jeu de lumière se fait dès lors beaucoup plus dynamique. Les trois comparses bougent Ă©galement plus, ça fait plaisir de les voir se lâcher ainsi sur scène. C’est la dernière de la tournĂ©e, le groupe profite donc pleinement de cette soirĂ©e Ă  Bruxelles. À l’applaudimètre on dirait bien que la deuxième partie du concert remporte la palme. Alors qu’une partie du public quitte dĂ©jĂ  la salle Ă  la fin du rappel, l’autre partie en redemande au groupe… qui finit par revenir sur scène pour un dernier morceau sous les applaudissements nourris. Ce deuxième set d’une heure et demie est passĂ© Ă  une vitesse dingue, l’ambiance n’est jamais retombĂ©e et on est heureux d’y avoir assistĂ©.
Au final ça nous fait deux heures et demie de Yo La Tengo pour 25€ en prĂ©vente. Les t-shirts sont Ă  20€ alors qu’ils sont imprimĂ©s recto-verso. Ce n’est pas le genre de groupe qui se moque de ses fans ni de leur portefeuille.

 

Écrit par Gaël Rinclin