INTERVIEW – Maya : « J’ai besoin de musique, c’est vital pour moi »

Maya a nous fait vibrer et danser avec elle dans le Village des Enfants de l’Inc’rock Festival ; le soleil et la bonne humeur Ă©taient au rendez-vous, que demander de plus ! La jeune chanteuse nous a fait partager une multitude de textes percutants et sincères, tout en gardant l’Ă©nergie positive qui la caractĂ©rise. Sa voix envoĂ»tante et enchanteresse nous a emportĂ© avec elle, et parfois jusqu’en Turquie… Sous les derniers rayons de soleil de l’Inc’rock Festival, on a eu l’occasion d’en apprendre un peu plus sur un projet qui grandit de jour en jour ! 

Salut Maya, peux-tu nous parler un peu de ton parcours musical ?

En fait mes parents ont toujours voulu que je fasse des activités artistiques. J’ai commencé avec le violon à l’âge de 6 ans, puis j’ai fait un peu de djembé, et du piano jusqu’à mes 10 ans. J’en ai vite eu marre du piano car je n’arrivais pas à jouer et à chanter en même temps. Je me suis rendue compte que j’aimais bien chanter, alors j’ai pris des cours de chant de mes 10 ans à… maintenant ! J’ai également commencé la guitare à 15 ans, mais maintenant je retouche aussi au piano.

Sur scène tu es entourée de musiciens, comment le groupe s’est-il formé ?

Après ma rhéto, je suis partie un an en France dans une école de musique, la MAI à Nancy, en section chant, là-bas j’ai rencontré Gaëtan (un guitariste belge), puis on est revenus et on a commencé à faire des concerts à deux. Entre temps j’étais dans une autre école de musique, en Belgique cette fois, qui est Music Action Pro. Et dans cette école, y’a un des profs qui est devenu mon manager et avec qui on s’est mis à composer (Piwi Leman). On a fait un crowdfunding pour financer notre 1er EP, que l’on a  par la suite enregistré chez Diego Straz, qui lui, a ajouté des basses. Sur le coup on a trouvé que ça sonnait plutôt bien, alors on a embarqué Diego Straz avec nous, dans le groupe !

Quelle a été ta première « vraie » scène ?

A 16 ans j’ai joué seule avec ma guitare dans un bar à Bruxelles, c’est mon prof de guitare qui m’avait trouvé ce plan-là. Mais mon tout premier vrai concert, en mode « Maya fait des reprises », c’était dans un restaurant/bar, le Butcher, à Louvain-La-Neuve en octobre 2016.

Tu as Ă©normĂ©ment tournĂ© en Belgique et enchaĂ®nĂ© pas mal de dates depuis un an, et maintenant l’Inc’rock Festival ! Qu’est ce qui te plaĂ®t le plus quand tu es en concert ?

C’est juste m’exprimer en fait. J’aime pouvoir m’exprimer sur certains thèmes, me lâcher, et faire de la musique avec mes musiciens c’est quelque chose qui me fait vibrer.
J’aime aussi le regard des gens, certains à la fin du concert parfois ne disent pas merci oralement, mais font un merci de la tête, et dans leur regard, je sens qu’il s’est passé quelque chose, et ça, c’est magnifique.

Ton premier EP « mavi bon jouk » a fait l’objet d’un financement participatif, peux-tu nous en dire plus ? T’attendais-tu au résultat ?

On a lancĂ© le crowdfunding sans que les gens aient vraiment entendus les compositions, donc on a vachement mobilisĂ© la famille, les amis et tout ça. Il y’a aussi des personnes que l’on ne connaissait pas qui ont participĂ©, qui ont soutenu le projet quasi Ă  l’aveugle ! J’espĂ©rais atteindre les 3500€, et on l’a fait, mĂŞme dĂ©passĂ©. J’étais quand mĂŞme super Ă©tonnĂ©e !

Photo : Ivonne Cassin

De quoi parle cet album ? Y’a-t-il un sujet conducteur (ou plusieurs) ?

Il n’y a pas vraiment de fil conducteur, chaque chanson raconte sa propre histoire.
« Musiciens » ben parle de musiciens, car en fait j’ai découvert une passion aussi pour les gens qui font de la musique, qui sont passionnées comme moi. Je me sens bien avec eux, et c’est pourquoi j’en parle dans cet EP.
« La page blanche » résume le fait que parfois je n’arrive pas à écrire, ça me bloque terriblement, du coup ce titre est un peu plus « dark » que les autres.
Bref sinon non, il n’y a pas de thĂ©matique commune, le reste des chansons Ă  sa propre signification, avec un thème particulier.


Si demain on te proposait une collaboration avec l’artiste de ton choix, ce serait qui ?

J’ai envie de dire Stromae. Pour ses textes, pour son style, pour ce qu’il dégage. Bref, j’aime beaucoup quoi.

Pourquoi fais-tu de la musique avant tout ?

Quand j’étais en secondaire j’aimais beaucoup de choses, le théâtre, les chevaux, la musique… J’avais du mal à choisir ce que j’allais faire plus tard. Je me suis dit « bon je fais un an de musique et je vois après, sinon je vais le regretter », et puis j’ai vite compris que si je passe trois jours sans musique, ben je déprime quoi, vraiment. Si je ne côtoie pas de musiciens, je me sens triste, ça va pas. J’ai besoin de musique, c’est vital.


Vous pouvez retrouver le premier EP de Maya, aux influences européennes et orientales, en libre écoute sur Soundcloud et suivre les aventures du groupe sur leur page facebook !

Écrit par Solenn Gousset