Esperanzah day one : entre transe et danse !

L’édition 2018 d’Esperanzah s’est ouverte en trombe avec une affiche ambitieuse pour cette première soirée dans les enceintes de l’Abbaye de Floreffe. Esperanzah nous avait déjà prouvé qu’il n’est plus le petit poucet des festivals belges, et cette année encore, il nous offre un monde à part entière, « coloré et furieusement festif » !

Photo : Andy Tierce

Des poids lourds sur l’affiche de cette première soirée, de quoi faire trembler les uns et envouter les autres. C’est Gaël Faye qui ouvre réellement les festivités sur la scène Jardin. Avec son hip-hop teinté de soul et de jazz, il séduit le public, l’emmène en balade, lui parle et le dorlote. Depuis les hauteurs du jardin, je me laisse moi-même tranquillement envouter par ce poète engagé.

J’entame ensuite la grande descente vers la scène Futuro pour acclamer l’enfant terrible du hip-hop bruxellois. Roméo Elvis retrouve son public belge après une tournée française : « Qu’est ce que c’est bon de revenir dans son pays ! ». Il nous revient avec sa voix grave, son flow atypique et ses punchlines fantasques pour nous offrir un concert étonnamment intimiste. La foule est anesthésiée, sans doute par la chaleur, et attend de pouvoir décoller. Le rappeur nous balance alors toute sa ferveur, et défie le public avec des pogos géants, qui ont littéralement fait trembler l’esplanade du Futuro ! Welcome back Roméo !

De retour dans les hauteurs, c’est au tour de Jain, véritable bête de scène, d’embraser l’abbaye de Floreffe de sa world pop enivrante et de ses tubes groovy. Son répertoire infusé de sonorités arabisante nous offre une grosse fête, un moment particulier. Les festivaliers ont le sourir aux lèvres, on aime voir ça !

Dernière descente, peut-être celle vers les enfers, pour assister au show de Meute. Démarrage en fanfare, le groupe s’est armé de ses cuivres et nous offre un spectacle juste énorme ! Une énérgie folle se dégage de cette scène, c’est fascinnant. Ce concert est une thérapie, le public exulte, il est heureux !

Je suis, à ce stade, déjà comblée. Mais ce qui arrive ensuite, c’est cadeau, c’est le live pour tous nous mettre en transe ! Acid Arab a rempli absolument toutes mes attentes ! Un set riche de musiques orientales, le combo parfait pour danser jusqu’au bout de la nuit ! Ces sons électro-arabisants mettent littéralement le feu au Futuro. Au réveil ce matin, je n’en suis toujours pas remise.

Cette première soirée fut chaude et colorée. Un bilan positif, même si plusieurs bémols viennent noircir le tableau. Parmi ceux-ci, on notera un manque cruel de fontaines d’eau, pourtant capitales pour un festival qui acueille toujours plus de monde, et sous une chaleur exeptionnellement écrasante. Esperanzah a soif !

Écrit par Thaïs Baugniet