La transe Kikagaku Moyo à l’AB Club!

Kikagaku Moyo!
Vous allez vous dire : “Mais qu’est-ce que c’est que ce groupe au nom difficilement prononçable?!”
Et bien suivez-nous pour ce voyage dans d’autres dimensions…

 


Nous avons découvert Kikagaku Moyo plus tôt cette année à l’excellent Roadburn Festival à Tilburg aux Pays-Bas. Lors de ce festival on a la chance d’assister aux performances des artistes dans les meilleurs conditions possibles, vu que tout se déroule dans des salles et non pas en plein air ou sous tente.

On retrouve ces mêmes conditions à l’AB Club qui affiche soldout et ça se ressent! Nous sommes bien plus compressés que lors du concert de US Girls. Heureusement nous avons affaire ce soir à un public de connaisseurs et des personnes qui respectent les artistes en évitant de trop parler durant les morceaux. On n’est pas dans l’écoute religieuse comme on peut l’être au Roadburn, mais on a connu bien pire ici au Club.

La formation comprend une basse, deux guitares, une batterie et de temps à autres, un sitar et/ou un violoncelle. Les lignes de basses hypnotiques du groupe nous envoient directement dans la stratosphère. Ces mantras mélodiques ont la capacité de s’immiscer directement dans la tête et nous transportent qu’on le veuille ou non. La musique du groupe oscille entre le post-rock et le rock psychédélique, avec des touches de musique orientale, indienne ou plus européenne. Un melting pot d’une multitude d’influences savamment orchestrées. Les pédales d’effets et de distorsions donnent un large panel de sons avec lequel le groupe s’amuse lors des parties de jam dont ils nous abreuvent.

Par contre pas vraiment de show light, il est très minimaliste et ne varie pas des masses, contrairement à la musique. Pas de projection non plus, ce qui est dommage vu la qualité graphique des pochettes et de l’univers des japonais. On se fait plaisir avant tout avec les oreilles ce soir et une nouvelle fois le son est excellent au Club, on profite au maximum de la diversité musicale du groupe qui nous transportent avec eux. Durant chaque morceau on a l’impression que nos pieds décollent du sol, on entre dans une sorte de transe qui nous fait oublier l’espace et le temps. Ce genre de sensation que quelques groupes, dont GOAT, sont capables. Le style musical s’y prête évidemment mais faut-il encore que ce soit aussi bien réalisé.

Il nous faudra un petit moment pour redescendre du nuage agréable sur lequel nous avons voyagé durant ce concert. On ne sera pas les seuls vu comme le stand merchandising s’est fait dévaliser en fin de concert et encore après. On vous laisse donc avec le live enregistré à la radio KEXP cet été afin de vous faire une idée plus juste de tout ce qui a été raconté ici.

PS: Pour ceux qui se le demandent, Kikagaku Moyo signifie “Formes géométriques” en japonais!

Écrit par Gaël Rinclin