Propulse 2019 au Botanique : Nos coups de cœur !

Qui dit nouvelle année, dit nouvelles découvertes musicales ! Le Propulse Festival est un événement idéal pour rencontrer de nouvelles têtes, et applaudir des groupes qui feront très certainement partie du paysage musical belge de demain. Tout comme le Concours-Circuit qui s’est déroulé au Botanique en décembre dernier, le Propulse Festival a pour objectif d’offrir de la visibilité et une certaine reconnaissance professionnelle à de talentueux groupes francophones.
Ci-dessous nos coups de cœur du festival !

Saudade

Ce groupe Bruxellois possède une identité musicale bien marquée, qui s’ancre de plus en plus sur la scène belge. Les grands gagnants du Concours-Circuit ont de nouveau foulé les planches du Botanique ce soir, pour le plus grand plaisir de nos oreilles ! Que leur musique est claire, pure et enivrante ! On s’est laissés portés encore une fois par un mélange de pop/rock et soul, agrémenté de couleurs de jazz qui nous ont transporté dans un autre monde. Saudade ; retenez bien ce nom, car on va vite en entendre parler de tous les côtés !

ESINAM

On dĂ©couvre dans une Rotonde silencieuse, une femme seule entourĂ©e de ses pads, d’une flĂ»te et d’un djembĂ©. Il n’aura pas fallu longtemps avant que le public ne se lève d’une mĂŞme cadence pour danser sur des rythmes africains dotĂ©s d’une production Ă©lectronique incroyable. Il est difficile de dĂ©crire toutes les harmonies et les sons perçus, mais une chose est sĂ»re, vous ne trouverez pas deux artistes comme Esinam. On danse, on frappe dans les mains et on profite de l’instant prĂ©sent le sourire aux lèvres.

Glauque

Les talentueux finalistes du Concours-Circuit (décidément) sont revenus eux aussi fouler les planches du Botanique, pas moins de deux mois après leur première remarquable interprétation. L’association électro/rap du groupe nous a plongé dans une atmosphère mélancolique et divinement sincère. Les mots percutants et incisifs du chanteur s’entrechoquent sur des rythmiques presque cardiaques. On a pas envie que la magie cesse. Alors on ira les revoir très bientôt, autant en salle de concert qu’en festival… On en dit pas plus.

CHANCE

CHANCE, un nom familier de la scène belge, est venu défendre des titres aussi mélancoliques que dynamiques, devant un public composé de professionnels dans l’Orangerie. La poésie mêlée à des passages instrumentaux langoureusement romantiques font une élégante opposition au côté pop du groupe. Le chanteur manie la langue française aussi bien que le piano ; et cela ravi un public attentif et charmé, qui à la fin, a quitté la salle en marmonnant qu’ « on serait bien restés une heure de plus ! ».

Whatever!

Ce groupe vous dit quelque chose ? Si ce n’est pas le cas, revenons un peu en arrière. Il y’a un an, lors d’une soirĂ©e chez PIAS, Whatever! nous avait fait vibrer « sous une chaleur de plomb » et transportĂ© dans les contrĂ©es lointaines de la Californie [preuve Ă  l’appui dans cette chronique]. Que dire de plus, encore une fois le groupe a assurĂ© l’évasion musicale du public, entre accords excellemment bien trouvĂ©s, sueur, et rock garage. Je regrette nĂ©anmoins le format de la Rotonde avec ses bancs et ses coussins, où le public est restĂ© assis tout le long du concert.

YOKAI

Yôkaï, en japonais dans le texte ; désigne un monde surréaliste où les démons et les génies se côtoient dans une atmosphère divinement sombre. Pour le coup, les génies sur scène ont éveillé nos sens : on s’est très vite senti immergés dans leur musique organique tantôt psychédélique, tantôt jazzy. Le groupe a sorti il y’a peu l’album éponyme « Yôkaï » qui est en libre écoute juste ici. Si vous n’êtes pas convaincus par la version studio des morceaux, je vous conseille de les voir en live car ça vaut largement le détour !

Inscrit dans le paysage musical francophone depuis 2012, le Propulse Festival a encore une fois proposĂ© des artistes reprĂ©sentant la qualitĂ©, l’originalitĂ© et l’audace, dont la Belgique dĂ©fend les valeurs avec une fiertĂ© mĂ©ritante. Vivement l’Ă©dition prochaine !

Écrit par Solenn Gousset

Solenn Gousset