Inc’Rock Festival 19 : un ‘day one’ quasi soldout malgrĂ© la pluie !

Pour marquer le coup d’envoi de sa 15ème Ă©dition, l’Inc’Rock Festival s’est offert une belle journĂ©e aux portes du sold-out, malgrĂ© une mĂ©tĂ©o peu encourageante. Offrant dĂ©sormais deux journĂ©es dĂ©diĂ©es au rap et Ă  la musique urbaine, le plus grand festival du Brabant Wallon a alignĂ© sur son affiche une belle brochette de noms plus aguicheurs les uns que les autres aux yeux de son public relativement jeune.

C’est Ă  Yanso, rookie de la nouvelle vague du rap bruxellois, que revient la tâche de donner le coup d’envoi de ces 15ème festivitĂ©s incourtoises. Le jeune padawan de Caballero et JeanJass inaugure la Win for Life Arena, dĂ©sormais couverte puisque le site n’offre plus de scène en plein air.

C’est ensuite KOBO qui monte sur les planches de la Voo Stage, abritĂ©e de la pluie par un chapiteau pour dĂ©livrer des textes puissants sur des beats qui frappent fort (très fort) ! Le public est encore quelque peu clairsemĂ© en ce dĂ©but de soirĂ©e, mais vu Ă  quel point il est chaud, la suite s’annonce bouillante!

Vint ensuite le français RK, futur poids lourd du game hip-hop, qui s’emploit Ă  faire trembler le sol brabançon avant que Senamo, relativement habituĂ© des planchers incourtois mĂŞme si c’est la première fois qu’il s’y prĂ©sente en solo (sans son crew La Smala), ne prenne possession de la scène. Un flow sweet, trap, auto-tunĂ©, qui se pose tantĂ´t en boombap, tantĂ´t en mĂ©lodie user-friendly. Dernier concert de la soirĂ©e sur la Voo Stage, il tĂ©moigne de l’échauffement progressif d’un public dĂ©sormais affluent…

Premiers gros noms de la soirĂ©e, le parisien PLK (acronyme de “polak”, rĂ©fĂ©rence Ă  son grand-père polonais Ă©migrĂ© en France pendant la seconde guerre mondiale) vient bouter le feu Ă  l’Inc’Rock BW Festival et impose sa prĂ©sence en tĂ©moignant d’une symbiose parfaite avec ses fans! Il cède ainsi un public remontĂ© Ă  bloc aux p’tits gars de 13 Block qui font sonner l’heure des pogos Ă  coup de grosses basses bien grasses.

Le temps d’Ă©tancher notre soif et nous voilĂ  Ă  nouveau sur le chemin de la Win For Life pour les tĂŞtes d’affiche de la soirĂ©e:  Caballero et JeanJass. En approchant la gorge bĂ©ante et obscure du chapiteau, les cris du public invoquant d’une seule voix le blaze des deux belgo-stars nous prennent aux tripes. Et c’est sous cette ferveur ambiante que les ambassadeurs du boombap Ă  la belge se prĂ©sentent face Ă  une foule particulièrement dense et enflammĂ©e. Les deux compères nous balancent pendant près d’une heure une grosse soupe de hits, enchaĂ®nant les bangers sulfureux, qui font la part belle Ă  d’épiques pogos. Un show vraiment pas dĂ©gueulasse, des performeurs incroyaux et une ambiance chaude comme le soleil de Californie.

Après une telle prestation, le rap sombre de MAES peine Ă  trouver son souffle dans une atmosphère bercĂ©e de mĂ©lancolie et d’autotune, qui enivre laborieusement le chapiteau, sans pour autant lui faire prĂ©fĂ©rer la pluie qui bat sauvagement le site branbançon.

Enfin, Koba LaD prend en main la lourde tâche de clĂ´turer cette première soirĂ©e d’Inc’Rock. Mission accomplie pour le rappeur de Evry, qui accompagne dĂ©licatement, mais fermement – Ă  coup de deep bass et de complaintes Ă©crasantes reprises en chĹ“urs par un public complice – le crĂ©puscule de ce vendredi incourtois. Le public est en phase, les voix et les corps se confondent en un chĹ“ur nonchalant et repu, il ne reste que Koba LaD dedans, la pluie dehors, et sĂ»rement, quelque part derrière, une petite after au camping…

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Ă€ demain, Incourt !

Écrit par Jonathan Piroux

Jonathan Piroux

Reporter