Une Rotonde débordande pour Loyle Carner

Loyle Carner, jeune MC anglais de 24 ans vient enflammer la Rotonde. Son album Not Waving, but Drowning est sorti il y a un petit mois et a reçu un accueil particulièrement bon, aussi bien du public que de la presse.

L’ouverture de la soirée est confiée à un grand habitué de l’exercice, Dj Sonar! Avec 30 ans de carrière on peut dire que le DJ sait ce qu’il fait et nous offre un petit set soigné dont il a le secret. L’atmosphère parfaite pour commencer à s’ambiancer avant l’arrivée de la tête d’affiche de la soirée, Loyle Carner.

Il n’est pas venu seul, Loyle est accompagné par un bassiste, Ashley Henry au clavier et bien sûr à l’arrière aux platines et MPC, Rebel Kleff.

Le Rotonde a rarement été aussi remplie. Elle déborde littéralement de public, si vous êtes arrivés après le début du show ou que vous partiez vous prendre un rafraîchissement c’était la galère pour entrer à nouveau dans la salle. L’anglais kick ses rimes sans vaciller tout au long de ses morceaux, jamais à bout de souffle il enchaîne très facilement et l’ambiance est véritablement torride dans la Rotonde. Ses morceaux hip-hop plus posé arrivent comme un vent de fraîcheur pour terminer cette journée ensoleillée.
Il a ce qu’il faut pour le live : une multitude de sourires, des échanges sympas avec la foule et une attitude toujours positive sur scène, il se met le public dans la poche au fil du concert et sait comment jouer avec.

Malheureusement, pour une fois le son était loin d’être parfait dans une Rotonde qui vibrait bien trop à cause de la puissance des basses qui se trouvaient assourdissantes par moment, passant complètement au-dessus de la voix de Loyle Carner. Une setlist faite d’anciens morceaux bien disséminé durant le set. De temps à autres, Rebel Kleff rejoint l’avant-scène pour épauler Loyle et jouer le rôle du backeur. Le MC anglais s’adapte à merveille a son public avec beaucoup d’humour… en parlant plus lentement par moment pour être sûr que tout le monde comprenne. En revenant pour le rappel il prend quelques minutes pour profiter d’une ovation et un torrent d’applaudissements puis nous lâche un slam incisif et enchaîne avec son morceau en featuring avec Jorja Smith. Un concert d’une extrême qualité qui n’a fait qu’encore plus donner envie de revoir le garçon, peut-être sur des scènes plus grandes. Car ce sera très certainement l’une des dernières fois qu’on aura l’occasion de profiter d’un concert de Loyle Carner aussi intimiste.

Écrit par Gaël Rinclin