La d√©esse Trixie Whitley, ma√ģtresse de l’Ancienne Belgique.

Deuxi√®me concert soldout de la gantoise en autant de soir√©es √† l’AB. Avec la sortie de son dernier album, Lacuna, elle attire encore un nouveau public et continue de ravir ceux qui la suivent depuis son premier album, Fourth Corner. On a remarqu√© qu’il y avait d√©j√† quelques personnes qui faisaient la file une heure avant l’ouverture des portes, l’engouement n’est pas vol√© pour cette artiste qui ne cesse de tenter de nouvelles exp√©riences, que ce soit en live ou en studio.

No cure for curiosity est affich√© sur l’√©cran de fond pendant que Trixie Whitley s’installe silencieusement derri√®re le synth√© pour l’intro. Cette phrase (tir√©e des paroles de Touch) lui convient parfaitement et exprime le leitmotiv avec lequel elle grandit et √©volue. Ce qui nous frappe d’entr√©e et ce sera le cas durant tout le concert, c’est l’excellente balance du son. C’est tr√®s rare que le son soit mauvais √† l’AB c’est s√Ľr, mais cette fois-ci il √©tait tout particuli√®rement excellent. Les basses que cette batterie semi-√©lectronique envoie sont puissantes et englobantes mais sans passer au-dessus de la voix de Trixie. C’est d’ailleurs Chris Vatalaro qui l’accompagne derri√®re la batterie ce soir, elle est heureuse de pouvoir l’avoir sur sc√®ne avec elle √©tant donn√© qu’il a boss√© sur l’album.

L’√©cran qui occupe une partie de l’arri√®re sc√®ne n’est pas utilis√© tout le temps et laisse la place au bon jeu de lumi√®re mis en place pour accompagner les morceaux. Quand il est utilis√© c’est la plupart du temps pour diffuser des animations minimalistes et ultra graphiques. A d’autres moments ce sont des formes g√©om√©triques color√©es qui habillent la sc√®ne et compl√®te l’ambiance du show light.

Durant la premi√®re demi-heure du concert elle communique assez peu et encha√ģne les morceaux rapidement, pas de perte de rythme. La setlist fait √©videmment la part belle aux nouvelles compositions, mais on appr√©cie grandement les classiques g√©n√©ralement revisit√©s que Trixie nous distille tout de long. Lorsqu’elle choisit de se mettre en bord de sc√®ne avec sa guitare, un petit larsen appara√ģt avec lequel elle s’amuse et prouve encore une fois ce qu’elle nous confiait en interview, le live apporte d√©finitivement de l’impr√©vu et que pour elle aucun concert ne peut √™tre exactement le m√™me.

On aime aller voir plusieurs fois un(e) artiste parce que sa musique nous parle tout particuli√®rement mais ici avec Trixie Whitley il y a encore quelque chose en plus, la mani√®re dont elle r√©interpr√®te des morceaux d’une tourn√©e √† l’autre leur donne vraiment des dimensions tr√®s diff√©rentes.

Setlist (28/05):


√Čcrit par Ga√ęl Rinclin