Hellfest 2019 : Parader en enfer.

C’est parti pour le deuxi√®me jour officiel du festival, toujours sous un cagnard aussi pr√©sent que les festivaliers et m√™me en tout d√©but de journ√©e! √áa fait plaisir de voir un public d√©j√† pr√©sent pour les premiers groupes de la journ√©e.

Un soleil de plomb tape aussi fort que ce que Koritni met l’ambiance sur les premiers rangs de la plaine pour d√©buter cette journ√©e. Quelques petits changements de line-up dans le groupe mais l’√©nergie est toujours l√†. Apr√®s s’√™tre d√©j√† bien d√©hanch√© et avoir su√© devant Koritni, nous sommes √† la recherche d’un peu d’ombre pour profiter de la fusion m√©tal-ragga balanc√© par Skindred. Et c’est im-pa-rable! On saute dans tous les sens et malgr√© la chaleur le public et le groupe donnent tout, beaucoup de communication remplie de fuck de la part du chanteur mais toujours dans un bon esprit! Voil√† un encha√ģnement de concerts du tonnerre pour d√©marrer la journ√©e!

On reste sur la plaine principale mais √† l’ombre des arbres pour √©couter FM un peu plus au frais, avec une petite IPA pour l’ap√©ro, le combo est gagnant. Le groupe ne r√©volutionne rien mais fait le taff et sur le moment c’√©tait assez plaisant.

On commence le set de Whitechapel mais apr√®s une dizaine de minutes on file jeter une oreille a Trepalium avant de se rendre dans la Temple pour la prestation des hollandais de Dool. Avec eux la messe est dite, ils sont terriblement bons! On les avait malheureusement rat√©s pr√©c√©demment pour cause de conflit horaire et du coup on est bien content d’avoir cette s√©ance de rattrapage! La chanteuse √† un charisme d√©tonnant, elle harangue la foule qui ne se fait pas prier pour montrer les cornes en signe de reconnaissance.

Alors l√† on ne s’attendait pas √† un tel tsunami d’√©nergie envoy√© en pleine face et sans m√©nagement par Fever 333! Le m√©lange rapcore des am√©ricains est d√©tonnant, la chanteur furieux parcours la sc√®ne de long en large sans jamais s’arr√™ter, le batteur n’est pas en reste grimpant par moment SUR sa batterie pour jouer. Ce sont des grands malades et on adore √ßa! Excellente d√©couverte et gros coup de coeur pour le groupe qui aura retourn√© compl√®tement la plaine du d√©but √† la fin du show, on en redemande!

L’√©lectro indus du groupe peinturlur√© Punish Yourself fait tente comble √† Clisson. Ayant regard√© Fever 333 jusq’au bout il nous a √©t√© absolument impossible de rentrer dans la Temple, alors avec une grande partie des spectateurs on s’est retrouv√© sur le c√īt√© de l’Altar, on s’en fout m√™me ici le public est chaud et on peut quand m√™me appr√©cier tout le show amen√© par Punish, v√©ritable r√©f√©rence en la mati√®re. On n’avait plus vu vx et sa bande depuis quelques ann√©es et ils sont toujours aussi loufoques et captivants!

Le rouleau compresseur Sumac a roul√© sur la Valley du Hellfest comme pr√©vu d’apr√®s l’exp√©rience il y a deux mois o√Ļ nous avions eu la m√Ęchoire d√©boit√©e √† Tilburg, voil√† que √ßa recommence √† Clisson! Maintenant que les nuages cachent un peu le soleil, pas mal de festivaliers profitent du concert couch√©s p√©nard aux abords de la tente. Nous sommes captiv√©s par les performances vocale de Aaron Turner.

Retour vers la Mainstage 1 et chouette d√©couverte avec Deadland Ritual, du heavy des familles avec une l√©g√®re teinte psych√© comme on aime. Ils nous gratifient m√™me d’une petite reprise de Rebel Yell √† leur sauce et on ne va pas cacher qu’on a franchement bien appr√©ci√© le concert avec une bonne bi√®re pour se rafraichir car le soleil est de retour et il tape toujours aussi dur. Avec Geezer Butler √† la basse, Steve Stevens √† la guitare et Franky Perez au chant √ßa ne pouvait pas √™tre mauvais, la reprise finale de War Pigs cl√īture comme il faut le concert pour mettre tout le monde d’accord.

Les sets de Eagles of Death Metal et Whitesnake ne resterons pas dans nos m√©moires, manque de rythme et pas toujours juste pour les deux. On retourne donc √† la Valley pour le prolifique groupe allemand de post-metal / metal prog, The Ocean et on n’est pas les seuls √† avoir eu cette id√©e. La tente est bond√©e et le public particuli√®rement motiv√©. On aura plus de mal √† rentrer dans l’ambiance du concert mais musicalement, c’est excellent. On va se replonger dans la discographie du groupe d√®s notre retour √† la maison!

Didier… Wampas… Est toujours le roi!! Il y a un monde de malade dans la War Zone pour le concert des Wampas, le groupe est attendu comme le messie festif qu’il repr√©sente. Il ne faut pas 10 minutes pour que les crowdsurfing partent du fond de la War Zone et les plus chanceux rejoignent ainsi l’avant-sc√®ne rapidement. Le groupe est tel que dans nos souvenirs car cela doit faire un peu moins de 10 ans que nous ne les avons plus vu mais bordel qu’est-ce que √ßa fait du bien! Un punk engag√© qui fait absolument ce qu’il veut et √ßa pla√ģt! On aura droit √† des classiques comme “Rimini”, “Yeah Yeah”, “C’est l’amour” et d’autres, un sacr√© bordel comme d’habitude, et Didier se trimballe dans la foule comme un poisson dans l’eau.

Apr√®s avoir pris pas mal de temps pour sortir de la War Zone, on mate la fin de la prestation de ZZ Top et de ce qu’on a vu, on les sent bien les 50 ans de carri√®re. Aussi bien dans le positif avec la fa√ßon dont ils jouent avec le public et avec leurs morceaux mais du c√īt√© n√©gatif, on ne sent clairement plus beaucoup de spontan√©it√© de la part des papys rockeurs. Tout est en place et c’est bien ainsi.

Arriv√©e des mastodontes Kiss avec, d√®s les premi√®res secondes, leurs lots de flammes, feux d’artifice, effets de lumi√®res, etc‚Ķ On avoue avoir eu des a priori sur le groupe qui de base n’est pas sp√©cialement notre came, mais une fois devant c’est impossible de ne pas √™tre pris dans leur univers glam’. Le show, surdimensionn√© et extravagant, associ√© √† leur exp√©rience et jeu avec les cam√©ras ou le public font sur bah voil√†‚Ķ On faisait partie de la Kiss Army tout comme la plaine enti√®re du Hellfest. La r√©alisation des vid√©os projet√©es en fond de sc√®ne et sur les √©crans annexe est aussi bien foutue que le reste, il est clair qu’il n’y a pas le moindre d√©tail laiss√© au hasard pour le groupe avec plus de 40 ans au compteur. Toute l’artillerie est sortie dont le fameux solo de batterie d’une petite dizaine de minutes, Gene Simmons et sa basse ont aussi droit √† leur heure de gloire, la fameuse tyrolienne. Kiss √©tait en parade dans les rues de l’enfer!

√Čcrit par Ga√ęl Rinclin