Notre aventure aux Francofolies de La Rochelle… (Re)vivez-la avec nous ! (Partie 2)

Les Francofolies de La Rochelle continuent, et la folie aussi ! Voici la suite et fin de notre aventure rochelaise…

VENDREDI

La troisième journée du festival commence après un réveil difficile et une nuit bien trop courte (voir chronique précédente pour connaître la raison). On décide alors d’aller prendre un brunch sur le port histoire de nous requinquer un peu. On regarde le programme du jour, et on remarque qu’Hervé joue très bientôt au Théâtre Verdière. D’emblée, il demande au public de se lever et de bouger avec lui. Ses lourdes basses résonnent, sa voix se fond dans de profonds murmures, et en un rien de temps la salle s’est transformée en piste de danse géante!
On s’est ensuite dirigés vers une conférence au Café Pollen sur la relation indispensable qu’il y’a entre la musique et l’image. Je vais faire très court : effectivement, l’un ne va pas sans l’autre.

On a pas encore parlé de la scène de l’Horloge, c’est une scène où se déroulent des concerts gratuits en face du vieux port. L’occasion pour nous de découvrir Yseult. La jeune femme au style bien affirmé a provoqué la curiosité chez beaucoup de passants ; et un bon nombre d’entre eux ont été conquis par son univers trap-pop. Artiste à suivre…
Après une bonne glace chez le meilleur glacier de La Rochelle, on rejoint tranquillement la scène Jean Louis Foulquier afin d’y retrouver Aya Nakamura. Avant son show, des cris et des applaudissements stridents se font entendre de la part d’un public ultra chaud. Aya donne toute son Ă©nergie sur chacun de ses titres et le public s’en donne aussi Ă  cĹ“ur joie ! Les jeunes, les moins jeunes, les plus vieux, se dĂ©hanchent au rythme de ses tubes. Aya se lâche totalement et on sent qu’elle est contente d’être lĂ , pour sa première fois aux Francofolies de La Rochelle. On valide le concert sans auto-tune et sans prise de tĂŞte. Elle a une belle voix, quand mĂŞme.

Juste après, c’est au tour de Lomepal de faire son entrée ! Avec des basses aussi profondes que ses textes, Palpal chauffe son public comme jamais. « C’est beau la folie, putain » ! Sa setlist est un mélange de vieux et nouveaux titres, populaires ou moins connus. Il réunit toutes les générations dans sa sphère, entre poésie, spleen, et rap. Les instru’ oscillent entre musique organique et électronique, on ne sait plus vraiment dans quel genre on est. Peut-être dans aucun, sans doute.

Bon, on ne peut pas se dédoubler, mais pendant tout le temps où on est aux alentours de la scène Jean Louis Foulquier, la soirée « métal » se déroule à La Sirène. D’après des « on dit » divers, la soirée était dingue et le son excellent. On s’en réjouit, avec une pointe de regret que la salle La Sirène ne se trouve pas sur le site même du festival. Qui a défilé lors de cette soirée spéciale ? Mass Hysteria, Pogo Crash Control, Ultra Vomit et Walnut Grove DC, rien que ça ! 

Dernier concert de la soirĂ©e, IAM. TĂŞte d’affiche hautement attendue, on peut dire qu’ils ont fait une prestation Ă  la hauteur de nos espĂ©rances! AccompagnĂ©s de tout un orchestre, les marseillais ont donnĂ© une Ă©nergie folle sur scène, et le public leur a très vite pardonnĂ© leur retard ! Entre pogos Ă  gogo, sauts dans tous les sens, on aura dĂ©pensĂ© entièrement le peu d’Ă©nergie qui nous restait en cette fin de soirĂ©e.

SAMEDI

Le 4e jour des Francofolies commence sous une chaleur écrasante dès le début de l’après-midi. En arrivant sur le site, on se dirige rapidement vers les différents stands que propose le patio Rozenn Kerjac. Il y’a l’embarras du choix, et on ne sait où donner de la tête, alors on opte pour des produits frais locaux, histoire de se rafraîchir en ce début de journée.
Sur la scène de l’horloge Spider ZED se produit, et malgré l’heure précoce il y’a déjà beaucoup de monde qui l’écoute attentivement, tout en dansant sur ses mélodies remplies de bonnes énergies. Juste après, Marvin Jouno prend place sur la même scène. Avec des beats éléctro/hiphop et des chansons ayant des influences de variété française, Marvin rallie de nombreux festivaliers à sa cause. Malgré la chaleur, le public se lâche et improvise quelque pas sur le port !

Direction maintenant la Maison des Francos, concept qui tend à la mise en lumière d’artistes de tout genres. C’est un très beau lieu d’échanges et de partages, où se tiennent parfois  des séances de dédicaces. Bref, on aime cet oasis (frais) de calme, où artistes et public de tout âge se confondent.

Broken back est le premier groupe à se produire sur la scène Jean Louis Foulquier lors de cette 4e journée. On a dansé, dansé, tout le long du concert sans jamais fléchir. Leurs mélodies dynamiques et électroniques ont réellement conquis un public venu en masse.

Ce mĂŞme public n’a pas bougĂ© lors de l’attente de L.E.J. En effet, les demoiselles Ă©taient très attendues, et pour cause! Leurs reprises de chansons connues en medley ont un succès fou ! Les harmonies et rĂ©-arrangements qu’elles produisent surprennent Ă  chaque fois, et dans le mĂŞme temps nous donnent un sourire contagieux.

Soprano fut le dernier artiste Ă  monter sur scène lors de cette folle soirĂ©e! Il a immĂ©diatement embarquĂ© son public Ă  travers sa bonne humeur communicative et son franc-parlĂ©. A travers ses titres, ses bonnes ondes, et ses incroyables effets de lumière, Soprano aura instaurĂ© un climat plus chaud que la mĂ©tĂ©o, au sein d’un public motivĂ© comme jamais. Après un dernier verre sur le site, on repart le sourire aux lèvres, et la musique dans la peau.

DIMANCHE

Notre journĂ©e commence par la confĂ©rence de presse de Zazie, qui s’est dĂ©roulĂ©e très naturellement et avec beaucoup d’humour. Dans la conversation elle nous a confiĂ© quelques souvenirs marquants aux Francofolies de La Rochelle, et en voici un extrait: 

Un autre beau souvenir que j’ai des Francofolies, c’est la fĂŞte que l’on avait fait Ă  Jean Louis Foulquier. J’avais chantĂ© une chanson de Barbara, j’Ă©tais morte de trouille !

 

Juste après cet intimiste moment d’Ă©change, on a directement filĂ© vers le concert de Charlotte Cardin au Théâtre Verdière. La jeune canadienne a fait salle comble, et dès les premières notes de sa voix aux influences soul, le public est immergĂ© dans le concert. Ce fut un très très beau moment. 
Joyce Jonathan se produit non loin de là, et nous nous hâtons pour parvenir dans le Grand Théâtre de la Coursive. Avec sa douce voix, elle donne un agréable concert, en toute simplicité. Simple mais efficace, car on ne voit pas le temps passer tellement on est pris dans son monde. 

Vient le moment oĂą l’on court afin d’assister Ă  l’heure Ă  la confĂ©rence de presse de Patrick Bruel. A travers des anecdotes, il nous explique pourquoi la ville de La Rochelle est aussi symbolique pour lui, et comment il a Ă©tĂ© amenĂ© Ă  Ă©crire “Casser la Voix” dans cette mĂŞme ville.

La Rochelle a Ă©tĂ© très importante et très fondatrice pour moi. J’ai errĂ© de rencontres en rencontres, de bars en bars, de moments de grande solitude pour finir dans ma chambre et Ă©crire “Casser le voix” Ă  6h du mat.

On retourne ensuite de lĂ  oĂą on vient (ça en fait des kilomètres en une journĂ©e!) pour retrouver BĂ©nabar au Grand Théâtre. Ses chansons sont lĂ©gères, dansantes, aux paroles colorĂ©es d’audace. Le chanteur a eu la bonne idĂ©e d’inviter Alexis HK sur scène, sur un morceau un peu plus reggae toujours en français. Après le concert, BĂ©nabar a dĂ©filĂ© dans les rues de La Rochelle avec tout son groupe, et a offert un moment insolite Ă  tout les touristes qui dĂ®naient.

Il y’a 4 ans, les FrĂ©ro Delavega foulaient les planches des Francos. Ce soir, Jermey FrĂ©rot revient avec un nouveau groupe. Moins acoustique, mais plus Ă©lectronique, la musique pop/rĂ©tro du chanteur a pris un nouveau tournant, sans complètement effacer son univers de dĂ©part. Il fait encore très chaud, et au bout du 5e jour de festival il faut avouer que le public prĂ©sent depuis le dĂ©but en a plein les pattes ! NĂ©anmoins, JĂ©rĂ©my prend le pari de faire bouger absolument tout le monde, et y est parvenu avec brio.

C’est au tour de Zazie de prendre place sur la scène Jean Louis Foulquier ! Contrairement Ă  l’une de ses chansons, on n’aura pas “tournĂ© en rond” lors de son concert! Elle nous aura fait rire, danser et chanter avec elle, bref que du bonheur. Juste après son concert, le traditionnel feu d’artifice du 14 juillet commençait Ă  ĂŞtre lancĂ© depuis la digue opposĂ©e.

Patrick Bruel n’a pas du voir l’heure passer lui non plus, car il a dĂ©marrĂ© son concert avec quelques minutes de retard. Cela lui a Ă©tĂ© largement pardonnĂ©, Ă©tant donnĂ© que personne n’Ă©tait en place Ă  l’heure! Petits comme grands connaissaient et hurlaient ses tubes par cĹ“ur. Avec aujourd’hui un set Ă  rallonge, personne n’a remarquĂ© qu’il avait dĂ©passĂ© son timing depuis belle lurette tellement le public Ă©tait pris dans ce tourbillon d’émotions, de nostalgie et d’euphorie. En deux heures de concert, on aura donnĂ© tout ce qui nous restait d’énergie en cette fin de festival! Rendez-vous article suivant pour enrichir un peu votre culture Ă  propos des Francos… 

Écrit par Solenn Gousset

Solenn Gousset