Dernier jour des Solidarités 2019 : Ce fut sportif !

Dernier jour des Solidarités qui s’avère dansant et festif à souhait, au vu de l’affiche proposée.
Des noms bien connus de la scène francophone feront leur apparition sur l’imposante scène de l’Esplanade, afin de clore cette 7e édition des Solidarités comme il se doit ! A ce propos, des têtes d’affiches exclusivement françaises se partageront la programmation sur cette scène, avec L’Algerino, Aya Nakamura, Kendji Girac et Clara Luciani. On aura aussi droit à de belles découvertes du côté de Théâtre de Verdure et du Belvédère… Retour en texte, et en images :

Pour notre dernier jour, nous commencerons par le concert de Suzane. Petit bout de femme bourrĂ©e d’Ă©nergie, l’avignonnaise impose d’entrĂ©e de jeu un set Ă©lectro immĂ©diatement repris par le public qui se trĂ©mousse dès les premières mesures, transformant le Théâtre de Verdure en un chaudron bouillonnant sous les dĂ©cibels. NĂ©anmoins, derrière ces rythmiques pulsĂ©es, Suzane n’en est pas moins une chanteuse Ă  texte. Observatrice du quotidien, elle distille aussi des messages forts, et s’insurge de la rĂ©alitĂ© Ă  laquelle elle/on est parfois confrontĂ©.

Après cette belle rencontre, nous nous dirigerons vers la scène du Maquis, pour le show de Sonnfjord. Les Bruxellois, sous la houlette de Marie-Laetitia Mattern, offrent au public un set cohĂ©rent, alliant fraĂ®cheur et lĂ©gèretĂ©. Avec sincĂ©ritĂ©, la chanteuse remercie plusieurs fois le public de sa prĂ©sence et de son nombre. L’Ă©lectro-pop du groupe s’accorde parfaitement Ă  la douceur et au charme de la voix, enchaĂ®nant en anglais et en français, parfois mĂŞme au sein d’un seul morceau, les diffĂ©rents hits du groupe.

On monte au BelvĂ©dère afin d’assister au concert de King Child. Le groupe assure une prestation de qualitĂ©, on sent qu’ils ont fait un grand bond en avant dans le sens positif du terme, depuis leur release au Bota. Plus affirmĂ©s et plus en place, ils partagent leur groove et leurs mĂ©lodies rock auprès d’un public curieux et attentif qui est restĂ© tout le long du concert, comme interpellĂ© par l’Ă©nergie du groupe et l’atmosphère qui règne dans cette salle intimiste. Groupe belge Ă  suivre !

Juste après un interminable soundcheck ponctuĂ© de traits d’humour, les bruxellois d’Atome nous balancent enfin un set puissant, dĂ©jantĂ© et chaud, très chaud, dans tous les sens du terme. Atome, c’est un univers Ă  part, avec de longues pĂ©riodes musicales entrecoupĂ©es de textes Ă©nigmatiques, voire dĂ©lirants. Le groupe assure un set rythmĂ© et dynamique tout le long du concert, dans l’espace rĂ©duit du BelvĂ©dère, malheureusement trop dĂ©peuplĂ© que pour rendre justice Ă  ce show. On aura tout de mĂŞme voyagĂ© dans les trĂ©fonds d’une galaxie lointaine durant une bonne heure, voguant entre Ă©lectronique et rock’n’roll revisitĂ©.

On sort Ă  peine du BelvĂ©dère quand on entend la production imposante de l’Algerino, premier artiste Ă  ouvrir l’Esplanade en ce dimanche après-midi. On ne vous cache pas que le style très auto-tunĂ© de l’artiste marseillais n’est pas forcĂ©ment notre tasse de thĂ©, mais il faut avouer qu’il assure un show dynamique devant un public venu en nombre et chantant ses tubes en chĹ“ur avec lui. Fun fact : Ses basses Ă©taient tellement imposantes en terme de niveau sonore, que l’on a vite vu se dessiner une file importante au stand qui donnait gratuitement des bouchons d’oreilles !

Sur l’Esplanade toujours archi-comble, se produit Queen Aya Nakamura. Sur un fond colorĂ© Ă  son effigie, la princesse Parisienne enchaĂ®ne les tubes, un univers R’n’B, mĂ©langeant pop urbaine et afrobeats. Les mĂ©lodies sont entĂŞtantes, et on attends toujours la suivante pour nous dĂ©fouler un bon coup sur des textes qui Ă©voquent ses combats quotidiens. Elle bouge bien, mais on sent qu’il manque ce « petit plus » d’énergie pour convaincre les plus critiques d’entre nous. Mais on a quand mĂŞme osĂ© des petits dĂ©hanchĂ©s par-ci par-lĂ , on l’avoue.

La folie n’est pas prête de se terminer, puisque Kendji Girac vient à son tour nous faire danser aux rythmes endiablés de sa guitare. La foule est tellement dense que s’y déplacer devient impossible, alors autant se prêter au jeu et profiter du moment présent ! L’ambiance est vraiment à la fête, et le showlight simple mais très coloré fait son effet. Après s’est dépensés pendant plus d’une heure sur des titres que l’on connaissait par cœur, il est temps d’aller se rassasier aux différents food-trucks du site (on a l’embarras du choix, ça c’est sûr !).

Enfin, Clara Luciani, tĂŞte d’affiche du jour, prend possession des lieux pour le dernier concert des SolidaritĂ©s. Avec elle, on ressent un groupe d’amis, unis de longue date, et pas un “support act” accompagnant un chanteur Ă  la gloire Ă©phĂ©mère. Il y a de la complicitĂ© entre ces musiciens, et ça se sent. Le showlight plutĂ´t dynamique seconde parfaitement un set assez rock et nerveux. Beaucoup de textes tĂ©moignent d’un engagement en faveur de la condition fĂ©minine. Un instant seule sur scène, Clara Luciani assure, guitare en main, les deux pieds bien sur terre. Pour l’anecdote, elle fera extirper du public une dame dont le nom est aussi celui du morceau: Eddy. Le set, assez court, se termine sur “La Baie“, suivie de “La Grenade“, titres phare de l’album, et dont le public en connaĂ®t bien les paroles !

Par : Eric Beaujean et Solenn Gousset

Écrit par Solenn Gousset

Solenn Gousset