Fifty Fifty Session: Deux concerts, deux ambiances, deux femmes. Une première 100% Woman Power !

Pour cette première session de show-case, on a pu avoir un aperçu des stars de demain. Retour sur une soirée intimiste pleine de découvertes avec Yseult et Ana Diaz.

Pour ceux et celles qui ne connaissent pas encore le concept. Le principe est simple. Chaque artiste dispose de 30 minutes pour séduire un public mélangeant amateurs de musique, artistes, professionnels et fans.
C’était à Yseult de lancer la soirée.

Yseult et Ana Diaz © Diego Crutzen

YSEULT (FR)

Que dire ? Fidèle à son nom, sa performance s’apparente à une histoire d’amour tant son charisme, son naturel et surtout sa voix nous prend au cœur. Sujette à une lombalgie chronique, elle tentera de rester assise durant le concert. Emportée, elle laissait tomber le tabouret tout comme son micro. En un éclat de voix, Yseult nous a transformé en Tristan. Comme toutes les histoires d’amour, ses paroles sont faites de passion et de déception. Les titres s’enchaînent mais le temps se fige.

Sa voix d’ailleurs. Parlons-en. Avec certaines influences hip-hop/trap, on croirait entendre Damso murmurer. Tandis que lorsqu’elle chante, ses vocalises ressemblent à un mélange d’Angèle et de variété française. Un combo décapant.

Yseult

Le souffle coupé  pendant chaque titre, l’audience n’a pu que saluer avec ferveur la performance de la jeune française de 25 ans, et de Nicolas, le bassiste qui l’accompagnait, à qui le public à même souhaité un joyeux anniversaire fictif “tellement il est chaud” précisait Yseult en souriant.

Pour son premier passage à Bruxelles, on peut dire que le coup de cœur a été immédiat. On la savait talentueuse, mais face à une telle performance, on ne peut que valider.

Yseult a d’ailleurs invité son public à la rejoindre le 26 novembre prochain à l’Ancienne Belgique (AB Club). Elle sera présente en compagnie d’un band au complet pour sa première date bruxelloise “officielle”.
A ne surtout pas manquer !

ANA DIAZ (BE)

Après Yseult, un break nous a permis de reprendre nos esprits. A peine le temps de débriefer le premier concert qu’Ana Diaz montait sur scène. La chanteuse/rapeuse belge, venait présenter son projet intitulé REC_FINAL. Accompagnée d’Iliona (productrice des beats et back-up voix pour le coup), Diaz nous introduit directement dans son univers. En douceur, grâce à une chanson latino, en A cappella s’il vous plaît.
Le calme avant la tempête ?

L’expression prend tout son sens tant le mélange de style et l’énergie de la bruxelloise se sont rapidement emparés d’un C12 prêt à la suivre jusqu’au bout de la nuit.
Abordant des thématiques “romantico-sociétales”. Alliant tantôt hip-hop moderne à des sons plus lo-fi et parfois même carrément électro, elle dénonce, elle défonce, la froideur du quotidien sur un rythme de clubbeuse.
Un peu plus d’une demi-heure plus tard, et quelques prods ultra-efficaces comme les titres RAF et Mon amour, le public danse, saute, hoche, comme vous voulez. Une chose est sûre, Ana Diaz a conquis son public.
Après sa release party en septembre dernier au Beursschowburg, et Dour cet été, le duo chanteuse/productrice semble parti pour aller loin.

Une première session qui donne le ton à cette nouvelle et quatrième saison des Fifty Fifty Session (voir notre interview Sébastien Deprez).


Pour les plus avides de découvertes musicales, on ne peut que vous conseiller d’assister aux prochaines sessions, mais surtout, d’aller au Fifty Fifty Lab, les 7 et 8 novembre prochain. Une interview spéciale arrive bientôt à ce sujet. 
Keep in touch.

Écrit par Axel Coenen