Local Natives au Botanique : l’indie rock made in California

Le Botanique a proposĂ© une soirĂ©e faite de chaleur et de voluptĂ© en ce dimanche soir plus que franchement automnale. Enfin ça c’est si on fait abstraction qu’une partie des serres a prit l’eau en dĂ©but de soirĂ©e suite au passage d’une grosse averse sur la capitale. MalgrĂ© tout c’est une Orangerie gĂ©nĂ©reusement garnie qui a accueilli les cinq Californiens de LOCAL NATIVES et les Australiens de CUB SPORT en première partie. Au programme : de belles mĂ©lodies et des voix douces. Parfait pour finir le week-end sur une note ensoleillĂ©e.

Place d’abord Ă  Cub Sport qui ouvre la soirĂ©e. Sur scène, ils sont 4 : une guitariste, un batteur, un claviĂ©riste et un chanteur. Ce dernier possède une voix aussi fragile qu’angĂ©lique qui s’accorde très bien avec les nappes de synthĂ©s diffusĂ©es avec douceur. C’est une demi-heure de jolies ballades posĂ©es que le groupe va nous servir. La batterie se veut discrète la majoritĂ© du temps. Sur quelques morceaux elle se veut plus rythmique. En cours de set le chanson nous confie que le prochain titre est dĂ©diĂ© Ă  son mari qu’il a Ă©pousĂ© il y a un an et qui n’est autre que… le claviĂ©riste du groupe. Tout ça dĂ©gouline d’amour et de tendresse. A l’image de leur musique finalement. Un très bon moment, tranquillement.

 

L’assistance se veut ensuite plus compacte, resserrĂ©e et fĂ©minine dans les premiers rangs. Les 5 Californiens de Local Natives sont attendus pour 21h. Et lorsque les lumières s’Ă©teignent le public manifeste bruyamment son enthousiasme. Ils entrent sur scène en toute simplicitĂ©, sans artifices. Leur musique Ă©volue quelque part entre Foals et Vampire Weekend. Leur recette marche bien : un indie-rock avec quelques vagues de synthĂ©s, une batterie qui fait au minimum hocher la tĂŞte et danser les moins frileux. Sans oublier de belles envolĂ©es de guitare. Guitare qui se veut parfois plus jazz pour amener un cĂ´tĂ© vraiment cool et relax Ă  leur musique. La Californie sans le cotĂ© “blink blink too much” et avec quelques touches de sons en provenance des tropiques.
 
C’est relax mais l’air de rien parfois très rock et musclĂ© par rapport aux versions studios des morceaux. Taylor Rice, au chant et Ă  la guitare, n’hĂ©sitant pas Ă  y aller gorge dĂ©ployĂ©e. Mais il n’est pas seul puisqu’ils sont en tout 3 Ă  se relayer ou Ă  chanter en choeurs selon les morceaux et les moments. Ce qui offre une agrĂ©able variĂ©tĂ© de timbres de voix. Tout comme lorsque les diffĂ©rents membres du groupe changent d’instruments en cours de set. Visuellement ça rend quelque chose d’assez dynamique, personne ne restant plantĂ© devant son micro ou son instrument.
 
Durant une petite heure et demi ils vont voyager, en compagnie du public, Ă  travers leur discographie. Bien Ă©videmment une place majoritaire est laissĂ©e Ă  leur dernier album intitulĂ© “Violet Street”, sorti cette annĂ©e. Après avoir Ă©tĂ© chaudement acclamĂ©s par le public ils reviennent pour un rappel en trois titres. Fin de la parenthèse. Retour Ă  la rĂ©alitĂ© pluvieuse et venteuse des Jardins du Botanique, un peu comme lors de leur passage au Cirque Royal il y a trois ans.
 
 
SETLIST LOCAL NATIVES – Botanique – 29/09/2019
 
Munich II
Vogue
Sun Handis
You & I
Ceillings
Café Amarillo
I Saw You Close Your Eyes
Coins
Megaton Mile
Heavy Feet
Past Lives
Fountain of Youth
Someday Now
Airplanes
Wide Eyes
Garden of Elysian
Dark Days
When Am I Gonne Lose You
 
RAPPEL
Shy
Colombia
Who Knows, Who Cares


Écrit par Gaël Rinclin