SimplicitĂ© & dĂ©contraction façon Mac DeMarco Ă  l’Ancienne Belgique.

RevoilĂ  l’ami de tout le monde : Mac DeMarco. Ce canadien de presque 30 ans se balade sur les scènes musicales depuis dĂ©jĂ  une petite dizaine d’annĂ©es. Sa musique folk Ă  tendance psychĂ© a le don de nous sĂ©duire et nous envoyer dans une sphère de bien-ĂŞtre et de dĂ©tente. Le groupe se compose de Jon Ă  la basse, Alec aux claviers, Andy Ă  la guitare, Joe derrière les fĂ»ts et Ă©videmment Mac au chant/guitare.

Il nous revient cette fois-ci pour nous faire profiter de son dernier album en date, Here Comes The Cowboy, qui est paru en mai de cette annĂ©e. Un album sur lequel le groupe reste dans ses couleurs musicales habituelles mais qui prend pas mal de risque point de vue rythmique. On vous invite Ă  aller y jeter une oreille, mais passez peut-ĂŞtre d’abord par le magnifique Salad Days sorti en 2014 qui garde notre prĂ©fĂ©rence.

Le plus californien des canadiens dĂ©barque en toute dĂ©contraction avec son groupe et commence par effectuer les prĂ©sentations des membres et une petite causerie avec le public avant de dĂ©marrer vĂ©ritablement son concert. La glace est brisĂ©e en moins de deux entre l’artiste et le public, on sent directement qu’on est lĂ  avec eux.

La scène est bien habillĂ©e avec deux Ă©crans latĂ©raux qui diffusent des images un peu “bizarres” (concours de bodybuilding, vidĂ©os de Tintin, du catch, etc…) et des drapeaux avec divers dessins dont certains reprĂ©sentant des catcheurs. Les Ă©crans diffusent Ă©galement par moment des images live dĂ©formĂ©es Ă  tendance psychĂ© du groupe.
On est enveloppĂ© dans une atmosphère agrĂ©able, douce et bienveillante. C’est grâce au groupe mais pas que! Ça se ressent aussi avec le public, particulièrement en symbiose avec les canadiens, chaque nouveau morceau donne lieu Ă  quelques cris de joie Ă©manant d’un peu partout dans la fosse et les gradins.

Lors de leur dernier passage ici Ă  l’AB (il y a pratiquement 1 an jour pour jour) ils ont fait l’after-party au bar de l’autre cĂ´tĂ© de la rue, le Bonnefooi, et il s’est fait virer du bar après avoir vomi dans une pinte…
Il espère que ce sera aussi bon ce soir… Ça promet pour la fin de soirĂ©e!

Le morceau Choo Choo donne lieu Ă  une magnifique jam durant laquelle ils nous jouent des parties de morceaux de Metallica ou Deep Purple et autres tout bons groupes dans un style plus rock. S’en suit une prière bien acide sur la sociĂ©tĂ© actuelle, il faut croire qu’une entitĂ© supĂ©rieure s’est vengĂ©e car Andy a cassĂ© une corde en dĂ©butant le morceau. Quelques minutes de blabla le temps qu’il remplace sa corde et c’est reparti, l’ambiance n’a pas baissĂ© d’un iota!

Leur sympathie n’a pas de limite, ils invitent carrĂ©ment les gens Ă  les retrouver en ville et qu’ils n’hĂ©sitent pas Ă  venir taper causette avec eux.
My Kind of Women est repris magnifiquement en chĹ“ur par la petite chorale de l’AB du soir. Chamber of Reflection en avant dernier morceau, un des titres phares de Mac DeMarco issus de son album Salad Days et le public se perd un peu plus dans la douce folie de cette fin de concert.

C’est clair et net qu’avec eux vous n’assisterez jamais deux fois au mĂŞme show! C’est donc encore avec plaisir qu’on retournera les voir, que ce soit en salle ou festivals.
Après plus ou moins 1h20 de concert, vu qu’il restait du temps on a eu droit Ă  un “petit” solo de guitare d’Andy d’une dizaine de minutes. Pour le final ils font s’accroupir toute la salle et sauter une dernière fois sur le refrain de Chamber of Reflection. Tout comme les concerts de Ben Harper, ceux de Mac DeMarco devraient ĂŞtre remboursĂ©s par la sĂ©curitĂ© sociale tellement ils font du bien! Le groupe quitte alors la scène sous une tonne d’applaudissements et de cris.

Le public en redemande tellement qu’ils reviennent sur scène pour jouer… Enter Sandman de Metallica! Après ce petit plaisir Ă  leur sauce, ils plient dĂ©finitivement bagages en invitant les gens encore motivĂ©s les rejoindre au bar pour terminer la soirĂ©e/nuit ensemble.

Merci bonsoir c’Ă©tait magnifique m’sieur DeMarco!

Écrit par Gaël Rinclin