Première date belge pour Poupie au Botanique !

Mardi dernier, on est allĂ© voir Poupie au Botanique ! Ce surnom vous dit quelque chose ? C’est probablement parce que vous l’avez aperçue dans The Voice France l’an passĂ©, programme oĂą elle a dĂ©voilĂ© sans chichis d’incroyables performances scĂ©niques et vocales. Lyonnaise d’origine, Poupie assume sa personnalitĂ© excentrique et sa signature vocale atypique. Après l’émission, la jeune chanteuse de 21 ans n’a pas laissĂ© beaucoup de temps avant de se remettre au travail, après avoir signĂ© avec Mercury (Universal Music France), elle nous a confectionnĂ© un bel EP sobrement intitulĂ© « Poupie Â». Nous avons eu la chance de dĂ©couvrir le rĂ©sultat de ces mois de travail acharnĂ© en live, dans la belle Rotonde du Bota.

La première partie de la soirĂ©e est assurĂ©e par un duo aux accents cĂ©lestes, CĂ©lĂ©naSophia. Pendant qu’une soirĂ©e mĂ©tal bat littĂ©ralement son plein dans la salle opposĂ©e du Botanique, le duo CĂ©lĂ©nasophia ouvre une tout autre catĂ©gorie de soirĂ©e dans l’intimiste Rotonde. Les deux soeurs surprennent et interpellent des spectateurs curieux venus en nombre dĂ©couvrir leur vision de la chanson française. Leurs titres parfois dotĂ©s de mĂ©lancolie font Ă©chos Ă  des Ă©motions fortes, harmonisĂ©es par leurs deux voix se complĂ©tant chaleureusement. Entre slam, refrains pop et instru’s rock’n’roll, on en a pris plein les oreilles et plein le coeur. De quoi nous rĂ©chauffer en cette très (très) fraĂ®che soirĂ©e d’hiver.

On ne le redira jamais assez mais parfois, nul besoin de remporter des tĂ©lĂ©crochets tĂ©lĂ©visĂ©s pour percer dans le milieu ! La preuve avec Poupie, qui fait son entrĂ©e au beau milieu d’une instru reggae majestueuse dont ses deux acolytes ont le secret.

La soirĂ©e promet d’être aussi flamboyante que la longue chevelure rousse de la chanteuse, qui enjaille littĂ©ralement le public dès le premier refrain. A la fois dynamique et excentrique, on sent dĂ©finitivement que la passion de Poupie n’a aucune limite, avec des titres interprĂ©tĂ©s aux confins entre la pop urbaine et le reggaeton, que ce soit en anglais, en français, ou encore en espagnol. Certains comparent la voix de Poupie Ă  celle d’Aya Nakamura ; Effectivement la vibe est lĂ , mais au moins ici on en comprend les paroles et le sens ! Lorsque « ne m’invite pas » rĂ©sonne dans la Rotonde, c’est littĂ©ralement une invitation Ă  danser dans tous les sens qui Ă©merge de la scène, face au dĂ©hanchĂ© assumĂ©e de la chanteuse aux boucles et Ă  la voix Ă©tincelantes. On constate qu’elle est comme chez elle sur la scène de la Rotonde, bien que ce soit sa toute première date dans la capitale belge, Poupie communique aisĂ©ment avec un public qui en redemande encore et encore. On sent l’expĂ©rience de la scène et le background musical solide de la jeune chanteuse. Poupie alterne aussi parfois avec des compositions (très) personnelles en unique piano/voix, qui sonnent comme des remises en question parsemĂ©es d’affirmations de soi. Ces moments-lĂ , baignĂ©s de lumières douces, sont hors du temps et nous transportent ailleurs lors de minutes bien trop courtes. Cela dit, les minutes passĂ©es Ă  danser le reste du concert ainsi que l’enthousiasme contagieux de Poupie parviennent Ă  sĂ©duire l’entièretĂ© du public prĂ©sent.

Première date belge plus que validĂ©e pour Poupie. Vivement la suite…

Écrit par Solenn Gousset

Solenn Gousset