Grace Carter au Bota : La grâce incarnée !

Laissez-nous vous présenter la future révélation soul des prochaines années… La jeune et talentueuse, Grace Carter ! Originaire de Londres, Grace Carter a trouvé sa voie et sa voix en s’inspirant de chanteuses au succès universel, telles que Nina Simone, Alicia Keys, ou encore Adèle. Ces influences se ressentent particulièrement dans sa musique, qui est un mélange absolument divin de soul, de pop, parsemé de notes RnB.

Par le passé, Grace Carter a eu l’occasion de faire la première partie de Dua Lipa lors d’un évènement à la Brixton Academy, devant plus de 5000 personnes. Stage en entreprise plutôt formateur donc. Elle a ensuite été projetée sous le feu des projecteurs grâce à « Silence », un titre qui fut notamment utilisé dans Grey’s Anatomy.

La chanteuse de 22 ans s’impose tout doucement dans l’industrie musicale internationale en frayant progressivement son petit bout de chemin. Au vu de la qualité du concert qu’elle a donné au Botanique, on en comprend le succès et l’engouement auprès des anciens et nouveaux fans.

Grace Carter fait une entrĂ©e plus qu’applaudie sur la jolie scène de la Rotonde Ă©clairĂ©e chaleureusement en l’occasion. MĂŞme si en quantitĂ© le travail de Grace Carter est plutĂ´t modeste avec une dizaine de morceaux au compteur, cela n’impacte en aucun cas la qualitĂ© de ses interprĂ©tations. Sa communication solaire, en toute humilitĂ©, ravit des fans de tout âge et renvoie que des good vibes. Le cĂ´tĂ© groovy de sa voix couplĂ© a des notes gospels nous laisse perplexe, dans le bon sens du terme Ă©videmment. Grace Carter nous rappelle certaines jazz ladies amĂ©ricaines, avec son Ă©nergie solaire incroyable, qui apporte la touche de charme qu’il faut Ă  la fragilitĂ© de sa voix. Beaucoup de morceaux reposent solidement sur une base piano/voix, on pense notamment a Half of You ou encore Bloodwar, qui de par la prĂ©sence scĂ©nique de la chanteuse, ont Ă©tĂ© rendus bien plus puissants que les versions audios. On pourrait dire la mĂŞme chose de sa reprise de Wicked Game de Chris Isaak, qui a malgrĂ© elle, a Ă©mue une bonne partie de l’audience.

Les émotions que Grace a véhiculé ce soir constituaient un réel langage universel qui, visiblement, a parlé à tout le public présent. Un partage sans modération, et le charme a opéré sans fléchir dans la belle Rotonde du Botanique. C’est aussi et surtout cela qui fait toute la puissance de Grace Carter : sa capacité à communiquer avec son public des fragments de vie encore brûlants.

Écrit par Solenn Gousset

Solenn Gousset