Fifty Fifty Sessions: Olvo et Lyna clôturent en beauté la dernière de la saison !

Le retour des beaux jours s’est dĂ©roulĂ© en mĂŞme temps que le retour tant attendu des concerts, et plus particulièrement des FiftyFifty Sessions. La dernière FiftyFifty de la saison Ă©tant celle organisĂ©e par le Brussels Summer Festival, avec Ă  l’affiche le très douĂ© Olvo et la queen Lyna, dont les rĂ©putations se concrĂ©tisent de jour en jour et Ă©voluent Ă  la vitesse de la musique. Chronique d’une chaude soirĂ©e d’étĂ©, avec ces deux jeunes talents se partageant la belle scène du VauxHall, nichĂ©e au milieu du Parc Royal Ă  l’abri des arbres et des regards.

L’entrée de la FiftyFifty se fait par un accès à l’abri des regards dans le Parc Royal, et on se retrouve instantanément dans un endroit intimiste face aux voûtes du VauxHall et à des rangées de transats. Concerts 2.0 (ou plutôt 2.0.2.0) oblige, les mesures de sécurité s’appliquent ici aussi, et le public semble plutôt bien les respecter, et avec un bon cocktail en main, profite même de la tranquillité du lieu. Tranquillité qui va vite s’estomper au profit des deux concerts qui nous attendent. Pour rappel, les FiftyFifty ont pour but de faire découvrir des artistes talentueux qui se partagent à 50% l’affiche sur des sets de moins d’une heure. Si l’on veut prendre part à ces soirées exclusives, il faut alors gagner sa place lors d’un concours d’un des médias partenaires car elles sont uniquement sur invitation !Olvo (Nicolas Allard de son vrai nom) ouvre donc les festivités avec une musique électronique d’apparence douce, surplombée de basses imposantes qui résonnent à l’intérieur du VauxHall.

© Line-Teta Blémont (ltblemont)

 L’attention du public est très rapidement captĂ©e et dès lors, il dĂ©marre un set tropical-house qui colle Ă©lĂ©gamment Ă  l’atmosphère en plein air. Bien en place sur les transats mis Ă  disposition, le public Ă  l’air d’apprĂ©cier cette formule inĂ©dite des FiftyFifty. Le jeune producteur namurois alterne avec assurance piano et pads, instruments qu’il maĂ®trise Ă  la perfection, et renvoie une musique aussi organique que mĂ©lodique qui charment un public conquis depuis les premières notes. Difficile de caractĂ©riser ce qu’il produit, car Ă  ce jour il n’existe pas de catĂ©gorie pour dĂ©finir ce mĂ©lange savant de sonoritĂ©s, qui passent de la house Ă  l’électro, Ă  des passages instrumentaux au piano absolument dĂ©licieux. On en prend plein les oreilles, et on ne se lasse absolument pas de ce style musical aussi inĂ©dit que surprenant. Les FiftyFifty Sessions ont su dĂ©celer de grands talents au cours de ces prĂ©cĂ©dentes annĂ©es, et on prend les paris qu’Olvo en fera partie plus vite qu’on ne le pense…

Retrouvez la session live d’Olvo en cliquant ICI.

© Line-Teta Blémont (ltblemont)

© Line-Teta Blémont (ltblemont)

C’est au tour de la belle Lyna de clôturer cette dernière soirée des FiftyFifty Sessions. Belgo-marocaine d’origine, c’est avec Morrocan Princess que Lyna débute son concert en puissance. On est directement immergés dans des influences orientales qui contrastent positivement avec la voix assumée et assurée de Lyna. On entend dans sa voix dont la justesse nous laisse sans-voix, autant d’accents orientaux que de notes hip/hop ; ce melting-pot d’influences diverses apporte un réel charme aux textes souvent très personnels, sans pour autant tomber dans le cliché. Accompagnée sur quelques morceaux de son guitariste (Redwood), la jeune chanteuse sait aussi envoûter le public sur des passages plus lents, plus acoustiques, où l’on décèle une puissance vocale qui peut exploser à tout moment. Et lorsque c’est le cas, c’est un ouragan que l’on n’arrête plus. En plus des titres les plus entraînants les uns que les autres, même face à un public intimiste, Lyna a une véritable badass attitude qui enflamme le public. On est fans, et on espère très vite la retrouver en concert dans de plus grands formats.

Retrouvez la session live de Lyna en cliquant ICI
Retrouvez l’interview de Lyna par scenesbelges en cliquant ICI

© Line-Teta Blémont (ltblemont)

Écrit par Solenn Gousset

Solenn Gousset