EDOR : “Myself”, la classe sensuelle de la pop et de l’électronique

Et encore un artiste de chez nous qui sort un premier album de haute facture, aux sonorités pop et électroniques modernes. EDOR, a pris le temps pour livrer les 9 titres de “Myself” : 3 ans exactement. Il en résulte un travail hyper soigné et léché.

Myself” est le genre d’album à écouter la nuit sur le toit d’un gratte-ciel en contemplant, seul ou accompagné, la mégalopole qui se présente à nos pieds, un verre d’alcool à la main. Son album à en effet quelque chose de très urbain, aérien et sensuel à la fois. La voix du gaillard joue pour beaucoup mais les arrangements musicaux également comme cette guitare électrique sortie tout droit de l’espace et d’un univers rétro-futuriste sur le titre qui a donné son nom à l’album.

Qui se cache derrière EDOR ? Il s’agit d’un bruxellois, Maxime Honhon de son vrai nom. A la fois producteur, compositeur et musicien, Edor a déjà collaboré avec de nombreux artistes belges : Konoba, SonnfjordLucy LucyBlack Mirrors,… Révélant toute la richesse et l’éclectisme de son panel musical. Il a notamment étudié la musique à la Old Town School of Music de Chicago et au Jazz Studio à Anvers.

Edor avait déjà annoncé la couleur depuis plusieurs mois avec quelques singles postés sur les plateformes de streaming, dont le titre “Flowers” qui nous avait fait irrémédiablement penser au hit “Reality” de Lost Frequencies. Et la sauce semble avoir pris puisque le titre culmine à plus de 250 000 streams. Il avait aussi balancé le titre “Sober” au refrain bien nerveux et rageur, servi par une basse qui écrase tout sur son passage et des synthés aux sonorités distordues. Et pourtant cela n’est jamais agressif ou désagréable pour l’oreille.

Edor a également récemment mis en ligne le clip de son titre ‘Turn Off The Light”. Un clip tourné à Bruxelles, il y a un an, fin 2019, dans “le monde d’avant”, et dans lequel l’utilisation de masques était plus une référence à ses multiples tournées en Asie (Japon, Chine et Corée du Sud) où dès avant la crise, le masque était déjà un objet presque culturel. Car comme on dit souvent, “nul n’est prophète en son pays”, et c’est à l’étranger qu’il s’est déjà construit une certaine notoriété, et un univers artistique singulier.

Vous pouvez désormais aller écouter ces titres et son album sur les plateformes de Streaming en cliquant sur le lien ICI. Et la version physique peut être commandée par ICI. Bonne écoute !

Écrit par Jean-Yves Damien