Ronquières Festival 21 Jour 1 : Le plan incliné vers le bonheur retrouvé !

Nous voilà ENFIN de retour dans une configuration “normale” pour les concerts, direction le plan incliné de Ronquières pour l’édition 2021 du festival. Après être passé par les contrôles de sécurité nécessaire et absolument pas contraignants (moins de 5 secondes pour le scan du Covid Safe Ticket), on arrive sur le site sous un beau soleil et c’est là que notre aventure commence…

On démarre la journée par le concert de Charles que nous avions déjà pu voir il y a quelques semaines lors du weekend Songe d’Une Nuit BW. Ici c’est une plus grande configuration et ce n’est pas pour nous déplaire ! On peut alors déjà apprécier un peu plus le show light mis en place par l’artiste, même si vu le soleil ambiant, ce n’est pas l’élément le plus distinctif du concert. La jeune chanteuse profite déjà d’une très large audience qui s’enjaille sur ses morceaux les plus connus et découvre avec plaisir ceux qui ne tournent (pas encore) à la radio. Voilà de quoi excellement débuter la journée !

Concert suivant, c’est au tour de David Bartholomé, alias Sharko de nous en envoyer plein les oreilles ! Et le public est d’un bouillant, on ne vous dit que ça… Tout est prétexte à bouger, sauter, danser, crier, etc… Le chanteur se régale et joue des titres issus de tout son large répertoire dans une version guitare-basse-batterie des plus percutante. Voilà une très bonne première approche pour la journée côté Bâbord, bière à la main et entouré de copains !

On enchaine rapidement avec le groupe de rock français Dionysos ! La bande à Mathias Malzieu vient mettre une sacrée ambiance du côté de la scène Tribord. Avec 28 années d’activité au compteur et une diversité incroyable dans les productions qu’ils ont réalisés tout au long de cette carrière, Dionysos SAIT comment soulever un festival ! Après l’intro instrumentale, les premiers mots sorti de la bouche de Mathias nous filent des frissons, ça fait longtemps qu’on ne l’avait pas entendu et quel bonheur ! Ils vont puiser dans leur très large discographie avec une petite préférence pour la version tonitruante de Giant Jack. Sur la fin du concert, Mathias ne se privera pas d’aller jusqu’à la console son en crowdsurfing, pour le plus grand plaisir de tout le public. Un concert absolument mémorable sur les coups de 15h, ça n’annonce que du bon !

Changement de style avec le jeune rappeur ICO qui donne tout sur la scène Bâbord. Enchaînement de punchlines et de bangers, c’est la recette de la maison et ça prend grave ! Le public, plus jeune que pour Dionysos, est bien compact au devant de la plaine pour répondre présent à la moindre injonction du bruxellois. Le DJ en fond de scène n’est autre que Todiefor et l’ingénieur son c’est Phasm! Une sacrée équipe de choc et sur le morceau Tabasco, le rappeur fait écarter la foule pour se rendre jusqu’à la console son en chauffant tout le monde, à gauche comme à droite. Les bangers s’enchainent et la motivation de la foule ne faiblit pas. Niveau ambiance la barre est placée très haut pour les autres artistes du style plus tard ce soir.

Ensuite, vient notre moment un peu hors du temps… Claire Pommet, mieux connue sous le nom de scène Pomme nous séduit en quelques secondes. Ses compositions passent à merveille dans cet après-midi largement ensoleillé. Les spectateurs sont, malheureusement, assez dissipés en dehors des premiers rangs au centre. Mais ce n’est pas grave, on s’en doutait et c’est sûr que si l’on veut vraiment apprécier le concert à sa juste valeur, il vaut mieux aller la voir en salle. L’atmosphère intimiste lui correspondant clairement mieux.

Après cette pause douceur, on repart dans le rock’n’roll avec les belges de Black Box Revelation ! Ca fait plus de 10 ans qu’ils sont actifs et retournent les scènes sur lesquels ils se produisent, celle de Ronquières ne fera pas exception ! Concert tonitruent durant lequel on prend un plaisir fou, bière à la main, avec les copains, comme avant ! C’est pareil pour le groupe, qui lui prend pleinement possession de la scène et pour les avoir croisé plus tard, ils m’ont confirmés avoir complètement pris leur pied !

Second enchainement rock’n’roll de la journée avec l’un des groupes les plus attendus du festival, les italiens de MÃ¥neskin. Et dire qu’ils étaient attendu est un euphémisme… la plaine côté Tribord est archi remplie de monde ! Il faut dire qu’avec leur concert annulé aux Lokersefeesten récemment, toute la Belgique se retrouve à Ronquières pour les découvrir. Ça commence lors du soundcheck, 10 minutes avant le début du concert, le public est en transe et hurle à la mort. Alors quand arrive le début officiel du concert, difficile de vous décrire l’ambiance car c’est au-delà de l’imaginable, le groupe déboule sur scène à 100 à l’heure et le public enchaine aussi vite ! Les titres en italien sont repris en chÅ“ur une très large majorité de l’audience, la fanbase est bien présente, le groupe n’est pas qu’une “bête curieuse” pour le public du festival, certains ne sont venus que pour eux et les connaissent très bien. L’énergie déployée par chaque membre du groupe est communicative et de fait, à aucun moment ça ne faiblit. Que ce soit les reprises (Begin’, Somebody Told Me, I Wanna Be Your Dog ) ou leurs compositions originales (Zitti E Buoni, Coraline, I wanna be your slave) tout y passe pour le plus grand plaisir de tout le monde. Nous ne savions pas à quoi réellement nous attendre avec le groupe et on peut vous dire que leur réputation n’est pas usurpée du tout et qu’on n’hésitera pas à retourner les voir lors d’un prochain passage en Belgique !

Et on retourne vers le hip-hop d’abord avec les bruxellois de l’Or du Commun côté Tribord qui font redescendre la température comme il faut après le véritable ouragan
MÃ¥neskin qui a déferlé de l’autre côté. Viens ensuite le tour de la star nationale Roméo Elvis, autoproclamé tête d’affiche du jour, 635 jours après son dernier concert ! Il demandera au public lâcher tout ce qu’ils ont emmagasinés durant ces deux ans et ce n’est pas trop difficile à faire. Surtout que la setlist ratisse vraiment large, il va puiser dans ses albums Chocolat, Morale et le plus récent Maison. Très franchement on sent une maitrise de la scène encore meilleure de la part de Roméo, tout en calme et maturité, les morceaux glissent les uns après les autres comme s’il n’avait pas dû s’arrêter pendant deux ans.

On cl̫ture cette superbe journ̩e par le Dj Set de The Magician qui se fait et nous fait plaisir en sortant les plus grands tubes dansants parcourant toutes les ̩poques avec Ultra Nate РFree, Paul Johnson РGet Get Down, Kungs РNever Going Home, des remix de ABBA ou Boney M.
Sans déconner, on ne pouvait rêver mieux pour terminer cette première journée de festival “comme avant“. Ça fait un bien fou, mieux qu’une séance de sport !

Écrit par Gaël Rinclin