La douceur d’Alice Phoebe Lou transporte le Botanique

Tout dernier concert encore inclus dans le calendrier des Nuits 2021 avec une artiste bien singuli√®re. Alice Phoebe Lou a d√©marr√© arm√©e seulement de sa guitare et son ampli, parcourant les rues de Berlin pour dispenser sa folk √† qui voulait l’entendre. Compl√®tement en dehors des syst√®mes de labels et maison de disques, elle sort ses EP et albums de mani√®re ind√©pendante. Elle vient ce soir nous pr√©senter son nouvel album “Glow“.

Le concert est annonc√© soldout et c’est le moins que l’on puisse dire ! La salle est d√©j√† archi bond√©e pour la premi√®re partie Las Lloronas. Quel plaisir de retrouver un concert dans une salle comble avec un public pr√©sent pour la musique. Car c’est √† remarquer mais m√™me lors de la premi√®re partie le public √©coute religieusement les calmes m√©lodies du trio. Un vrai bonheur !

Vient ensuite le tour d’Alice Phoebe Lou qui vient d√©fendre son nouvel album (et nouvelle coupe de cheveux !) sur sc√®ne dans cette belle enceinte qu’est le Botanique. Ils sont six sur sc√®ne avec un batteur, le duo guitare-basse, un clavier et une choriste/percussionniste.

Elle a une communication joyeusement naturelle et le public est dans la poche en un rien de temps. Elle explique que Bruxelles est un peu comme une deuxième maison pour elle car elle y a de la famille. Elle profite donc des dates par chez nous pour se ressourcer et profiter quand elle le peut. Le groupe lance alors le morceau Underworld qui ne se trouve sur aucun enregistrement.

Glow comme premier titre pour d√©marrer le show, issus de l’album √©ponyme. Le titre, comme une majorit√© des chansons de ce nouvel album, ayant des sonorit√©s de Mac De Marco sur Salad Days nous envoie direct sous les cocotiers.

Only When I, le morceau d’ouverture de l’album sorti cette ann√©e avec ses effets de voix auxquels nous n’√©tions pas habitu√©s sur ses pr√©c√©dentes productions fait clairement son effet en live. Enchainement avec Something Holly, un morceau issu du pr√©c√©dent opus de la jeune artiste, Paper Castles, sorti en 2019.

On continue la soir√©e avec Shake qui porte bien son nom ! Elle encha√ģne les titres et semble prendre un vrai plaisir sur sc√®ne, on la voit r√©guli√®rement s’√©clater avec l’un ou l’autre musicien durant les passages instrumentaux. La Sud-Africaine l√Ęche la guitare sur Dusk pour la reprendre sur Touch.

Apr√®s Lover // Over The Moon, les musiciens laissent la sc√®ne enti√®rement a Alice Phoebe Lou pour un How To Get Out of Love √† l’ancienne, seule avec sa guitare pour nous ensorceler. End of the Road toujours seule sur sc√®ne en esp√©rant que les gens ne soient pas tristes si elle ne joue pas la chanson qu’ils attendaient. Mais elle souhaite ne pas se r√©p√©ter tous les soirs et change donc la setlist suivant ses envies. Le groupe revient alors sur sc√®ne pour la derni√®re partie du concert, ils red√©marrent avec Lonely Crowd.

La chanson Mother’s Eyes est √©videmment d√©dicac√©e √† sa maman, un morceau touchant et lancinant. Sur l’encha√ģnement Child’s Play et Dirty Mouth qui sont des morceaux plus √©nergiques, le public s’en donne √† cŇďur joie, √ßa sautille et √ßa crie de partout dans la salle.Lovesick est la derni√®re chanson‚Ķ enfin “derni√®re“… Vous avez compris quoi! Elle n’est pas du genre √† sortir de sc√®ne pour perdre du temps, si elle peut enchainer jusqu’au bout, elle le fait ! Et donc pour le rappel, sans fausse sortie de sc√®ne, apr√®s l’introduction du groupe nous avons droit √† un dantesque Witches qui finira par faire sautiller les plus reticent √† cette d√©pense physique !

√Čcrit par Ga√ęl Rinclin