K-zia est langoureuse aux Nuits du Botanique

Il fait doux, un voile couvre le ciel et annonce l’ambiance feutrée de la salle de l’Orangerie. Pour ce mercredi aux Nuits du Botanique, nous sommes en joie de découvrir enfin K-Zia en live ! Et quelle prestation… Autant mettre les choses au clair dès ces premières lignes : nous aurons du mal à être à leur hauteur d’elle. Au réveil le lendemain, les mots manquent pour décrire la poésie, la puissance, l’explosion et l’intensité ressenties hier soir.

À 20 heures K-Zia entre à peine sur scène que nous recevons en pleine poitrine son aura chaleureuse. Et tout son set se déroulera dans cette chaleur-là : entre la douceur d’un soleil tiède qui caresse le visage et la force des sols brulants après une journée torride.
Sorti récemment, nous découvrons pour la première fois les morceaux de son album « Genesis » en live et c’est un régal ! Nous dansons avec elle en français sur son titre « Sans toi » mais aussi en anglais et sur ses morceaux plus « anciens » comme « Goossebumps ».
Sa voix est langoureuse et s’envole toujours plus haut dans les aigus et on savoure ses vibes « R’n’b » et soul. On se déhanche, on chantonne, bref le public est ravi, et franchement ça nous aurait largement suffi… Mais soudain grosse surprise ! Alors que nous reconnaissons l’instrumentale du morceau « JFMB », K-zia nous déconcerte complètement par son interprétation ! Yeux ébahis ! La version est presque rock, puis dans un style quasi opérette… bref c’est complètement décoiffant et elle est incroyable dans ce rôle ! Si elle avait déjà tout d’une star, ce morceau est une gifle pour le public et il permet de découvrir l’océan de possibilités dans lequel elle pourrait s’aventurer. Quel talent, quelle maitrise et quelle créativité !

À propos de « star », impossible d’ailleurs de ne pas citer la fashion designeuse, Hortense Tillet, qui l’a habillée : ses talons, son pantalon en vinyl, son top décoré de coquillage, bref ce soin apporté à la tenue, participe évidemment à sublimer la chanteuse. Mais si elle en jette, K-zia casse pourtant très bien la distance avec le public et cet espèce de « 4eme mur ». C’est bon, pas de ça entre nous ! Elle performe magnifiquement et puis, comme si de rien était elle s’adresse à nous comme si nous étions installé.es à la même terrasse de café. La jeune femme nous raconte l’histoire de ses chansons et le contexte dans lequel elle les a écrites, ce qui donne corps aux morceaux et la rend d’autant plus « accessible ». Les sujets peuvent être lourds, notamment celui de la dépression sur « I got your back » mais elle nous le dit : composer est une thérapie pour elle et donc sans doute pour les autres… Nous fermons les yeux et découvrons une fois encore que, comme toujours, l’art rend la douleur poétique et ainsi jolie et plus légère…


Enfin, pour cloturer, K-zia rajoute une cerise Ă  ce gateau dĂ©jĂ  dĂ©licieux qu’est son set en rĂ©alisant un rĂŞve de gosses : Afficher les paroles du morceau sur l’écran gĂ©ant pour pouvoir chanter avec elle ! Quel plaisir ! Le morceau « Home » tourne en boucle et c’est l’occasion de saluer son band qui l’accompagne discrètement mais avec une exigence et une soliditĂ© impressionnante : Diego Divito Ă  la guitare, Jeremy Debuysschere Ă  la basse, Dajo Vlaeminckx Ă  la batterie et Jan Willems au clavier.
Bref, K-Zia est un symbole de fĂ©minitĂ© et on la suivra les yeux fermĂ©s et de la joie dans le cĹ“ur dans la suite de ces projets…

Écrit par Amélie Dieudonné