La dernière danse de Kikagaku Moyo au Botanique

Dernier passage par chez nous pour le groupe Japonais Kikagaku Moyo ! Après dix ans d’existence ils ont décidés avoir fait le tour de ce qu’ils souhaitaient proposer musicalement et donc vont se retirer après cette tournée.

Le groupe se forme à l’été 2012 à Tokyo au Japon avec Go Kurosawa, futur batteur, qui rencontre Tomo Katsurada le futur guitariste du groupe. Ayant des goûts vestimentaires, musicaux et cinématographiques similaire, ils ont vite commencer à jammer ensemble mais ne trouvaient pas leur son incroyable. Ils sont donc parti en quête d’autres membres et ont trouvés Kotsoguy le bassiste, Daoud Popal le second guitariste et Ryu Kurosawa joueur de sitar et claviers.
On a eu l’occasion de voir le groupe en live à quelques reprises, déjà lors de leur précédent passage au Botanique en 2019, à l’AB Club en 2018 ainsi qu’au festival Roadburn à Tilburg cette même année.

Petit retard de dix minutes, très inhabituel chez eux, mais le concert démarre merveilleusement bien avec Green Sugar, un de nos titre préféré de Kikagaku Moyo. Le mantra mélodique à la basse de ce morceau à le don de nous pénétrer le cerveau pour nous emporter dès les premiers accords, alors pour un début de concert, quoi de mieux ?

La jam entre le premier et le second morceau était assez bizarre pour être honnête, comme s’il manquait des notes mais que le guitariste ne s’en rendait pas compte. Heureusement pour la suite ils ont préféré laisser les morceaux se terminer et permettre au public d’applaudir à chaque fois. Certes, ça ne glisse pas entre les morceaux, mais au moins ça évite les dérapages incontrôlés et qui peuvent nous sortir du concert. Ils enchainent pas mal de morceaux des précédents albums pour notre plus grand plaisir, ne sachant pas trop à quoi s’attendre pour cette dernière tournée. Au niveau du show light ce n’est vraiment rien de foufou, des atmosphères bleu/turquoise, multicolore ou rouge/mauve mais rien de très transcendant. C’est joli, ça accompagne bien mais on préfère avoir les yeux fermés et laisser guider notre imagination par la musique. Ça fait amplement le taff !


Malgré que ce soit la dernière tournée du groupe, ils nous sortent une setlist relativement classique en fin de compte, avec quatre morceaux issus de leur dernier opus Kumoyo Island et une petite dizaine d’autres qui nous viennent de leurs albums précédents pour pouvoir entendre une dernière fois ces oeuvres transcendantes en live. Merci pour tout Kikagaku Moyo, que vous reveniez ou non, on sera au rendez-vous et on continuera de vous écouter !

Écrit par Gaël Rinclin