HELLFEST 2022 : Une première journée pluvieuse mais heureuse !

C’est parti pour la premi√®re journ√©e du deuxi√®me weekend du Hellfest ! On a suivi depuis la maison le programme caniculaire du weekend dernier gr√Ęce √† Arte Concert ou bien la Hellfest TV en direct sur Twitch. Nous voil√† bien heureux d’√™tre sur place √† notre tour pour pouvoir profiter de ce Disneyland des festivals m√©tal !

Une premi√®re journ√©e un tout petit peu plus l√©g√®re que les autres pour permettre √† tout le monde de s’installer confortablement et tranquillement au camping ou bien chez les h√ītes. On arrive donc sur le site du Metal Corner avant midi, afin de d√©couvrir et s’impr√©gner de l’ambiance des lieux, passage par les √©choppes des partenaires pour voir les d√©corations et autres am√©nagements mis en place pour l’occasion. √áa nous permet de prendre l’ap√©ro tranquillement en attendant que le site ouvre ses portes. Une fois cette chose faite on fonce vers le concert de …. Ah non en fait ! Pas vers un concert mais vers le stand merchandising car on sait que si l’on veut ramener un souvenir du festival, il ne faut pas trainer !

L’ambiance que nous avons connue en 2019 n’a clairement pas boug√© d’un iota, toujours autant de sympathie et de sourires dans la foule. On vous pr√©vient il faut √™tre relativement motiv√© car il faudra patienter pendant une bonne heure et demie‚Ķ mais comme l’an dernier, tout le monde discute avec tout le monde dans la file. On fait la connaissance de sympathiques br√©siliens qui viennent d√©j√† pour la troisi√®me fois et m√™me apr√®s avoir fait le tour d’Europe des festivals m√©tal, pour eux le Hellfest est de loin au-dessus de tout. Petite anecdote, m√™me pour eux il faisait extr√™mement chaud le weekend dernier, c’est dire !

Une fois nos emplettes effectu√©es on profite donc du g√©n√©reux soleil et du concert de Phil Campbell & The Bastard Sons qui se d√©roule sur la Mainstage 1. L’ancien guitariste de Motorhead a embarqu√© ses fils avec lui pour rendre hommage √† notre cher Lemmy et c’est franchement tr√®s sympathique pour d√©marrer la journ√©e et continuer l’ap√©ro. Rappelons qu’√† la fin de la journ√©e, un hommage tout particulier a lieu dans la zone sup√©rieure de la Warzone, √† l’endroit de la nouvelle statue √† l’effigie de Lemmy.

Welcome to the desert Valley avec Slomosa! Un stoner rock des familles merveilleusement ex√©cut√©, rien d’innovant mais terriblement efficace et dans nos go√Ľts. On hoche sauvagement la t√™te pendant les 45 minutes du set et m√™me si quelques gouttes se sont invit√©es √† l’ext√©rieur, l’ambiance est belle et bien digne de la vall√©e de la Mort dans la tente.

Lorsque l’on √©voque un virtuose de la guitare, mesdames et messieurs vous devez voir Steve Vai. Il fait partie d’une minorit√© de personne ayant un v√©ritable don lorsqu’il touche une guitare. Les sons qu’il parvient √† en sortir, la mani√®re qu’il a de la faire pleurer ou crier est exceptionnelle. On aura rarement eu autant de frissons nous traversant tout le corps devant un artiste qu’on n’attendait pas sp√©cialement, il d√©gage une classe et une sympathie solaire. Tr√®s grosse premi√®re claque de la journ√©e √† laquelle on ne s’attendait pas vraiment malgr√© que des amis nous ait pr√©venus du g√©nie du monsieur. On le recommande chaudement si vous avez l’occasion d’assister √† une de ses prestations.

Place au groupe de David Coverdale √† pr√©sent avec Whitesnake et un show tr√®s conventionnel, sans v√©ritable surprise mais avec toute la maitrise qu’impose leur statut. Les ann√©es ont clairement fait leur travail, on est loin du jeune s√©ducteur des ann√©es 80 m√™me si certaines mimics sont toujours l√† pour nous le rappeler. Le petit moment sympa / loufoque arrivera durant le solo de batterie de Tommy Aldridge, quand il lance ses baguettes dans la foule et termine √† mains nues pourquoi s’emb√™ter du superflu ?! [EDIT: Nous avons appris plusieurs jours apr√®s le concert que David Coverdale souffrait d’une infection des sinus et de la trach√©e, poussant le groupe √† annuler le reste de leur tourn√©e d’adieu, ce qui explique l’√©tat de sa voix au Hellfest]

Un cran au-dessus nous avons Helloween ! Les mecs assurent encore vachement, avec l’originalit√© et l’avantage maintenant de r√©unir sur sc√®ne les diff√©rents chanteurs du groupe selon les p√©riodes et le show est au point. Leur setlist parcours du coup toute la discographie du groupe avec principalement des titres issus de Keeper of the Seven Keys Part 1 et Part 2. On ajoute un petit point bonus avec les projections tr√®s fun du groupe et l’ambiance qu’ils auront r√©ussi √† installer pendant leur set.

On quitte les Allemands un peu avant la fin du set pour retourner √† la Valley. Quatri√®me fois cette ann√©e qu’on voit les Fran√ßais de Hangman’s Chair et encore une fois sans en rajouter, ils ont tout d√©fonc√© ! Evidemment on adore le groupe donc notre avis est peut-√™tre un peu biais√© mais il s’est trouv√© confirmer par les amis qui nous accompagnent, c’est leur claque de la journ√©e ! Un set naviguant parmi leur registre gras mais aussi une ballade propos√©e en fin de concert, on est pass√© par toutes les √©motions. Que dire de leur show light √©galement ? La maitrise est au rendez-vous, c’est ultra prenant… Bref, c’√©tait un des concerts du jour √† ne pas manquer et si vous voulez vous faire votre propre avis, Arte met le concert √† disposition pendant un an !

Apr√®s la performance des fran√ßais, on se fait un passage rapide par le d√©but du rituel d‚ÄôHeilung qui se trouve juste √† c√īt√© √† la Temple. Groupe qu‚Äôon affectionne tout particuli√®rement, on ne pouvait pas ne pas y passer ne serait-ce que quelques minutes. Il faut avouer aussi que le festival ne r√©unit pas vraiment les conditions id√©ales pour d√©couvrir et appr√©cier un groupe comme Heilung, une grande partie du public ne connaissait pas et donc √ßa discute, √ßa circule, etc… Du coup, vu le conflit horaire avec Scorpions, nous partons apr√®s le 4√®me morceau.

Apr√®s avoir travers√© le site jusqu’√† la Mainstage 1 on arrive au moment du solo de batterie et qu’elle ne fut pas notre surprise de constater que derri√®re les futs se trouve…. Mikkey Dee, l’ex-batteur de Motorhead accompagne Scorpions sur leur tourn√©e maintenant. Pour √™tre tout √† fait franc, le groupe allemand n’est pas vraiment notre came mais on s’est dit qu’il fallait quand m√™me ne pas mourir idiot et qu’on devait aller voir √ßa. Malheureusement, si on doit continuer dans la franchise, ce n’est pas compl√®tement incroyable. La voix de Klaus Meine n’est plus ce qu’elle √©tait, on a l’impression que c’est chant√© un, voire deux tons en dessous de ce que l’on entend sur leurs albums et niveau mobilit√©… C’est pas √ßa ! En revanche, Rudolph Schenker lui bouge encore pas mal sur sc√®ne, une belle √©nergie et un large sourire qu’il tente de communiquer au reste du groupe et au public. Le show light et les projections sont bien √† la hauteur de la r√©putation internationale du groupe, √ßa vraiment on en prend plein les yeux. √áa se termine sur un Still Loving You que le public reprend en choeur sans h√©siter et ensuite Rock You Like a Hurricane accompagn√© de Phil Campbell car un hommage est rendu √† Lemmy d’abord sur la Mainstage puis les spectateurs sont invit√©s √† se rendre du c√īt√© de la Warzone et de la nouvelle statue en l’honneur du chanteur de Motorhead sous laquelle une partie des cendres sont enfuies. On l√®ve son verre √† Lemmy !

On termine cette premi√®re journ√©e de festival avec les Norv√©giens de Wardruna et leur n√©o-folk. Etant donn√© qu’on kiffe d√©j√† beaucoup des groupes du style Heilung, Skald, etc… on se doutait bien que ce concert allait nous faire voyager. Ce fut le cas ! Une tr√®s belle sc√©nographie o√Ļ les jeux d’ombres et de lumi√®re nous font entrevoir des choses, ou bien est-ce le fruit de notre imagination embarqu√©e par la musique tribale qui nous transcende ? On ne voit pas le temps passer et quand toute cette c√©r√©monie s’ach√®ve il est temps de rentrer et se reposer, mais notre esprit est toujours ailleurs…

√Čcrit par Ga√ęl Rinclin