Hellfest 2022 : Un samedi entre confirmation et déception.

Nous voilà embarqué dans la troisième journée du festival, le samedi ! Premier jour du weekend, généralement l’affluence se fait ressentir dès les premières heures de la journée, bien avant midi et ça donne l’occasion de croiser les copains qui passent par le festival.

Voici une belle journée qui démarre avec la petite pluie qui réveille quand on arrive sur le site. On en profite donc pour se mettre à l’abris et peaufiner le programme de la journée, car on avait prévu d’arriver et aller voir Conjurer mais malheureusement à cause d’un problème de transport, ils prennent le spot de Katatonia à 23h55, en même temps que Converge… un choix supplémentaire s’impose à nous mais on se laisse la journée de réflexion pour voir ce qu’on fera.

On commence alors notre périple musical à la Valley avec Slift, un trio français qu’on a découvert au Roadburn en avril et qui nous ont mis de sérieuses claques ! Quand on a vu qu’ils étaient à l’affiche, impossible de les louper, leur concert te fait l’effet du bon jus d’orange le matin, une prestation sur-vitaminée dans la Valley. Et clairement on a eu raison, on s’est fait aspirer par le set de 45 minutes qu’on n’a pas vu passer. Leur mélange de style avec des inspirations post-metal, Doom, punk est d’une rare efficacité et les mecs jouent ça à merveille. En plus on peut compter sur des projections hyper psyché et un show light épileptique, le combo est parfait pour la formation Toulousaine. On est sûr de les retrouver plus haut dans l’affiche dans les années à venir s’ils continuent comme ça et on retournera les voir autant de fois qu’ils sont programmés, c’est démentiel !

On sort de la tente et qui v’la ti pas ? Notre vieux pote le soleil qui a décidé de se ramener et inonder la plaine de ces rayons ! En voilà un temps parfait pour le concert de Myles Kennedy & The Conspirators sur la Mainstage. On en profite pour croiser les potes et tailler le bout de gras en sirotant un jus de houblon. C’est ça aussi les festivals, pouvoir profiter des concerts de loin, posé et c’est franchement bien agréable. Aussi bien sa voix que le jeu de guitare sont au top, une belle prestation à l’horaire parfait, c’était le spot horaire idéal. Tout dernier concert mondial pour cette tournée et Myles Kennedy à vraiment l’air touché de clôturer ça ici au Hellfest. Il est content, nous aussi, le contrat est rempli !

Direction un de nos chouchou avec Igorrr! Et le plaisir particulier que l’on a avec cet artiste, c’est le faire découvrir aux personnes encore vierges des prestations live du Français. Et ça n’a pas raté, notre hôte n’aura pas tenu jusqu’à la fin du premier morceau ! Très clairement Igorrr ne laisse pas indifférent soit on adore soit on déteste et on se demande “mais qu’est-ce que c’est que ce truc ?!?”. Pour les personnes qui apprécient très franchement c’était un concert mémorable, la nouvelle chanteuse assure un max aussi bien en chant clair que lors des cris et que dire du charisme du chanteur qui l’accompagne en live. En un regard et un cri il avait tout le public dans sa poche, dès qu’il démarrait un clapping ça partait au quart de tour dans le public. La composition d’aujourd’hui est plus orientée métal qu’electro, le monsieur n’est pas complètement teubé et sait très bien ce qu’il fait, il le prouve encore une fois. On doit malheureusement partir à la moitié pour pouvoir profiter d’un autre groupe qu’on aime tout particulièrement et qu’on suit depuis des années.

Let’s go motherfuckers Airbourne is there! De retour après avoir déjà joué le weekend dernier les Australiens ne reviennent pas pour faire de la figuration. Après avoir fait les premières parties de Iron Maiden cette semaine en République Tchèque ils sont de retour à Clisson boosté comme jamais. Il y a déjà énormément de monde sur la plaine et c’est tout public, des plus jeunes postés sur les poubelles aux plus anciens sagement assis à l’arrière de la plaine. Et tout le monde prend son pied à sa façon. Le groupe des frères O’Keeffe balance ses tubes en rafale et c’est sacrément réussi, l’énergie dépensée est proportionnelle au plaisir qu’on a pris !

Après ces foufous d’Australiens direction la restauration, mine de rien il se fait faim. On jette notre dévolu sur un ramen au porc à 10€ plus que correct même si un peu plus en quantité n’aurait pas été de refus, même au niveau du bouillon ce qui n’est pas l’ingrédient le plus onéreux.

Après s’être sustenté direction la Temple pour donner une seconde chance à Myrkur après les avoir vu au Roadburn plus tôt cette année mais n’ayant pas accroché du tout. On décide de retenter l’expérience ici et malheureusement ça ne passe toujours pas. Malgré que le style nous plaise il ne se passe pas cette petite étincelle magique qui nous fait accrocher à la prestation live. Ça ne nous empêchera pas de continuer d’écouter l’album.

Place ensuite au mastodonte du jour, les Guns n’Roses ! Axl Rose, Slash, Duff McKagan sont bel et bien là devant nous. Dommage que le soufflé tombe très vite car le son n’est pas bon du tout. Sur les trois premiers morceaux on n’entend pas du tout Axl Rose, la voix de Duff McKagan passe complètement au-dessus. Assez dommageable pour le début du concert mais heureusement sur Welcome to the Jungle on perçoit enfin la voix du chanteur. Alors c’est clair et net qu’il n’a plus sa voix d’antan mais au bout de quelques morceaux ça devient mieux, l’expérience de sa tournée avec AC/DC se fait sentir sur le titre Back in black où il y aura plus de constance. Après ce départ la machine est lancée et on commence à véritablement sentir la puissance des Guns. Tous parcourent la scène avec pas mal d’énergie pendant les morceaux, ça harangue la foule mais par contre entre les morceaux très peu de communication, ça s’enchaîne à la vitesse grand v.  Un autre élément gigantesque du show c’est l’écran géant qui prend tout l’arrière de la scène pour projeter des créations 3D assez sympa. Ce qu’on ne peut pas leur enlever c’est que ce sont des bêtes de scène, une grosse machine qui a mis du temps à se lancer mais une fois sur les rails c’est inarrêtable on ne va pas se mentir. Chaque membre du groupe à droit à son moment en solo avec le public et on peut voir qui sont les préférés du public.

Pour clôturer cette belle troisième journée de festival et après ce concert des Guns, direction la Valley avec Converge et sa clique puisqu’on a la chance d’avoir Stephen Brodsky, Chelsea Wolfe et Ben Chisholm qui accompagnent le groupe sur scène pour leur dernier projet Blood Moon.
Même si on arrive en cours de concert, on est directement pris dans le show avec ce jeu de lumière grandiose, leurs mélodies lentes et torturées prennent aux tripes. Qu’est-ce que ça fait du bien d’assister à un concert pareil après la contre performance des headliners de la soirée.

Écrit par Gaël Rinclin