“the problem is” Le nouvel EP de Ciao Kennedy

Alors qu’il fait gris, froid et que le tunnel de l’automne aspire chacun de nous dans une morositĂ© ambiante, j’ai la meilleure raison du monde de garder le sourire ! Et impossible de ne pas vous en parler… Vous aussi, souriez : Ciao Kennedy sort un nouvel EP ! Une nouvelle qui ravit et ponctue les semaines Ă  venir. Depuis la fin de l’étĂ© le groupe nous tease et fait monter la tension en rĂ©vĂ©lant petit Ă  petit single et clip. Les 5 musiciens sèment pĂ©pites après pĂ©pites nous indiquant la date du 10 novembre comme destination finale et celle-ci s’annonce très chaude !

Le groupe composé de Samuel du Fontbaré (guitare), Léopold de San (guitare), Louis Gaillard (claviers), Gaspard de Bellefroid (basse) et Simon Boonen (batterie) est avant tout une bande d’amis d’enfance qui s’est lancée dans la musique presque par hasard au départ… parce que pourquoi pas ? Un piano trainait là, et si on y ajoutait quelques accords de guitare, une batterie ? Et puis de fil en aiguille, et très rapidement, le jeu est devenu très sérieux ! Autodidactes, ils ont mis les pieds dans ce monstre gigantesque qu’est la musique et ont découvert la scène instrumentale belge ; avant, finalement, d’y mettre carrément les deux et de se faire leur place et leur nom à eux !
Je pourrais vous décrire leur musique en parlant de post-rock électrique ou d’électro jazz hip hop, mais je ne suis pas sûre que ça vous éclaire particulièrement et surtout, je ne suis pas sûre que cela suffise !
Leur musique est dĂ©tonante, parfois planante, toujours dĂ©calĂ©e, originale !
L’EP intitulé « the problem is » s’ouvre sur JZKR (Ja zeker), et je dois avouer que c’est mon coup de cœur du projet. La boucle de guitare d’entrée de jeu est savoureuse, les claviers électriques nous font divaguer mais les cuts ne nous lâchent pas une minute et la construction de l’ensemble nous maintient presque en haleine tout le long !
Et alors que le titre se termine, pas une minute de répit on enchaine sur Parcifal part.I, un morceau peut-être plus épuré au premier abord mais dont les boucles continues entretiennent une tension. On se surprend à entendre aussi des notes disparates qui nous emmènent dans un monde imaginaire, presque fantomatique…

L’EP continue avec Parcifal partII et M12 part.I & II &III et les titres évoluent de façon progressive selon leurs codes à eux pour finalement bâtir une architecture propre sur laquelle est construit l’EP.
Je n’ai pas envie de vous spoiler toutes les tracks ni de vous plaquer toutes les images qui me sont apparues à l’écoute du projet. Mais on se prend leur EP pleine face avec délectation, l’envie d’y retourner. Et surtout, il réveille un imaginaire mental insoupçonné ! Les morceaux sont riches mais laissent toute la place à l’auditeur de s’approprier l’histoire de chacun des titres.

Enfin, on apprécie la naïveté de Ciao Kennedy et son audace de tout oser. Le groupe donne la sensation de ne se mettre aucune limite créative…
Et bien que le jeu soit devenu sĂ©rieux, on les aime parce qu’ils sont tout ça Ă  la fois : pointilleux, perfectionnistes, avec des compositions aiguisĂ©es, mais dĂ©calĂ©, presque farfelu, drĂ´le. Bref du fait maison qualitĂ© 5 Ă©toiles qu’on a hâte de dĂ©couvrir le 10 novembre, en live, au Brass Ă  l’occasion de cette release party de « the problem is » !