ScènesBelges http://www.scenesbelges.be/wp Review de vos concerts Fri, 24 May 2019 16:13:13 +0000 fr-FR hourly 1 Sïan Able à Flagey, douce thérapie introspective sur fond de piano http://www.scenesbelges.be/wp/2019/05/24/sian-able-a-flagey-douce-therapie-introspective-sur-fond-de-piano/ Fri, 24 May 2019 16:13:09 +0000 http://www.scenesbelges.be/wp/?p=13260 Lieu généralement réservé aux musiques classiques, le paquebot de Flagey accueille ce mercredi soir la jeune bruxelloise Sïan Able pour la « release » de son second EP “Healing Waves” qui sort au même moment. Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle et son équipe n’ont pas fait …

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Lieu généralement réservé aux musiques classiques, le paquebot de Flagey accueille ce mercredi soir la jeune bruxelloise Sïan Able pour la « release » de son second EP “Healing Waves” qui sort au même moment. Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle et son équipe n’ont pas fait les choses à moitié. Déjà le lieu en lui même en impose, autant par sa beauté épurée que par l’acoustique sans faille, et qui ne pardonne donc pas les approximations sonores et mélodiques. Autant tout de suite briser le suspens à ce sujet : rien à signaler à ce niveau sur toute la soirée.

Sïan Able, prof de musique à la vie, n’a donc pas fait les choses à moitié puisqu’en plus de nous offrir un cadre magnifique elle nous offre une première partie. C’est le jeune pianiste Lo. qui va nous déverser avec fougue quelques unes de ses compositions, seul sur scène, assis devant un splendide et interminable piano à queue. Jeu au piano qui oscille entre le jazz et le classique avec de bien belles envolées mélodiques qui tournoient vers les cieux. Le chant quant à lui vient se percuter et se répercuter quelque part entre une complainte doucement “saezienne” et une rage  furieusement “fauvienne”, en forme de thérapie et d’exutoire fragile, intime et juvénile. Le tout sur des thèmes empreints de mélancolies et d’un quotidien désabusé. Sa prestation aura été suivie avec attention et se clôturera par de longs applaudissements.

 

Juste le temps de bien s’installer dans son fauteuil et les lumières s’éteignent à nouveau pour laisser place à Sïan Able. Sur scène toujours ce grand piano mais aussi un synthétiseur plus “moderne” aux décos qui rappellent la pochette de ce deuxième EP. C’est en toute sobriété et toute de noir vêtue qu’elle arrive sur scène, posant délicatement ses mains sur le synthé ainsi que le pc qui lui sert à envoyer différentes boucles. C’est avec le titre éponyme de son EP qu’elle démarre son voyage intérieur auquel elle nous invite, sans pudeur, ni excès, dans un registre électro-soul, mais pas que. Et là on comprend que ce n’est pas juste une redite live du CD qu’on va vivre ce soir mais bien la prestation d’une artiste complète qui allie habilement les styles musicaux et qui vient aussi greffer l’art de la danse sur sa musique.

 

En effet, sur plusieurs morceaux 4 danseuses et danseurs viennent apporter un habillage visuel par un jeu des corps et des ombres où se mêlent la rencontre, l’éloignement, la souffrance, la grâce et la volupté. Et ces chorégraphies deviennent tout simplement magique lorsque Sïan Able s’assied près du piano à queue. Une fragilité poétique intense se dégage de cet ensemble sobrement mis en lumière avec l’architecture de la salle. C’est dans ce décor dénué de tout artifice électrique ou électronique que la profondeur de ses chansons surgit et nous attrape au fond de notre âme sans qu’on l’ai vu venir. Et lorsque son chant est accompagné de ses mains qui se mettent aux contacts du piano cela se fait dans une sobre sensualité. Tout comme lorsqu’elle repasse sur son synthé et son vocodeur, où c’est tout son corps qui accompagne la profondeur des nappes sonores qu’elle envoie.

Plus tard dans le set, elle interprète un titre inédit en français répondant au nom d’ “Osmose” où une fois encore elle brouille les cartes des genres dans un style rappé/slammé, accompagnée d’un MC et d’une délicieuse bande sonore d’un chant africanisant sur la fin du morceau. Avant ça il y a aussi un trompettiste qui l’a rejointe, et un guitariste un peu plus tard, chacun pour l’accompagner le temps d’un morceau. Par certains côtés il y a de légesr airs de Typh Barrow qui émerge chez elle dans ce coté soul de sa musique, mais l’ombre de Tori Amos plane aussi ce soir, dans ce que son chant et son piano peuvent avoir de sombrement envoutant.

Elle vient aussi nous proposer une reprise de “Cry me a river” de Justin Timberlake, moins torturée mais plus électronique que l’original. Elle intercale ensuite, en intro d’un morceau, des extraits d’interview de Nina Simone questionnée sur la question de la liberté. C’est une impression générale de perfection et de maîtrise qui se dégage de sa prestation, avec au final une dizaine de titres qui sont interprétés plus d’une heure durant. Bruxelloise d’origine, elle nous offre un final en forme d’hommage à la capitale et à la diversité qui l’anime et la construit. C’est avec huit choristes/chanteuses et dans une énergie propre au gospel et acapella, qui résonne comme un slogan militant pour défendre et valoriser cette diversité, que s’achève cet ensorcelant voyage introspectif au pays de Sïan Able.

 

Non, on ne l’avait pas vu venir la claque thérapeutique que peut apporter une prestation musicale et scénique complète lorsqu’elle est travaillée jusque dans ses moindres détails. Et cela sans pour autant oublier la spontanéité et l’authenticité qui la rende vibrante et humaine. Tout comme ce merchandising fait main qui attend les spectateurs à la sortie de la salle. Sïan Able fait partie de ces “jeunes” artistes, aux convictions et à l’identité créative solidement ancrées tout en voyageant au travers des frontières des genres et des disciplines artistiques.

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INTERVIEW – Tanaë : “Certains festivals sont venus nous chercher, je trouve ça fou, je ne m’y attendais pas” http://www.scenesbelges.be/wp/2019/05/21/interview-tanae-certains-festivals-sont-venus-nous-chercher-je-trouve-ca-fou-je-ne-my-attendais-pas/ Tue, 21 May 2019 11:20:43 +0000 http://www.scenesbelges.be/wp/?p=13247 Âgée de 22 ans, Tanaë  est une artiste 2.0 de ce siècle. C’est via les réseaux sociaux qu’elle s’est fait connaître dans un premier temps avec quelques reprises audacieuses mais sobrement dépouillées. Alors que les tapis rouges des autoroutes toutes tracées des télé-crochets musicaux s’offraient à elle, c’est une autre …

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Âgée de 22 ans, Tanaë  est une artiste 2.0 de ce siècle. C’est via les réseaux sociaux qu’elle s’est fait connaître dans un premier temps avec quelques reprises audacieuses mais sobrement dépouillées. Alors que les tapis rouges des autoroutes toutes tracées des télé-crochets musicaux s’offraient à elle, c’est une autre voie qu’elle a prit, par choix, pour plus d’authenticité et d’indépendance artistiques dans son univers aux influences multiples et variées. C’est à l’occasion de la sortie de son premier album “Talking To Myself” que nous avons eu l’occasion de la rencontrer et de discuter en tout simplicité avec elle. Rendez-vous était pris à Schaerbeek, en fin d’après-midi à la terrasse ensoleillée du bar Chez Félix, autour d’un verre de vin sicilien (comme ses origines), le tout bercé par un discret accent liégeois.

Jean-Yves pour Scènes Belges : Quel est ton parcours dans la musique et comment tu y es arrivée ?

Tanaë : C’est ma maman qui a envoyé une bande-son à mon producteur et manager actuel, Manu Frezon. Ce n’était pas trop mon idée à la base, je ne voulais pas le faire. Et puis après coup je me suis dit que c’était peut-être quand même une bonne idée. On s’est donc finalement rencontrés avec Manu, pour faire un test en studio. Ça lui a plu. On a alors commencé à travaillé ensemble et on a posté la vidéo de “One Dance” de Drake, qui était la première reprise.

SB : L’idée, dès 2017, de sortir quelques covers sur Youtube c’était calculé et ça faisait partie d’une stratégie de “buzz” ou alors c’était juste une envie du moment ?

Tanaë : On avait juste envie de mettre des images sur le son. Les vidéos sont relativement simple, ce ne sont que des images de moi qui chante les covers. C’était certainement plus intéressant à regarder pour les gens. Ce n’était pas dans une optique de mise en place d’une stratégie ou pour créer un buzz.

SB : Tu as des choses à dire on dirait, avec un premier maxi qui s’appelle “Introspection” et un album qui s’appelle “Talking To Myself” ?

Tanaë : Oui clairement. De toute façon “Introspection” ce n’est pas moi qui l’ai écrit parce qu’au début je n’y connaissais absolument rien, je ne savais pas écrire, ni composer, ni quoi que ce soit en fait. C’était de l’interprétation mais après je pense que Manu a essayé de prendre des thèmes qui parlaient à une adolescente. Donc ça parlait souvent d’amour. Ça me parlait mais ce n’était pas non plus personnel. Et là maintenant sur “Talking to myself” j’ai écris plus de son parce que j’avais envie de me lancer là dedans et d’exprimer ce que j’avais à dire, c’était plus personnel. Toutes les chansons sont un peu différentes mais il y a plein de thèmes qui sont abordés : la recherche de soi, l’identité, les vérités difficiles à entendre, les relations compliquées, en amour aussi donc, la relation que j’ai avec mon père. Concernant le fait qu’il n’y a “que” huit titres sur cet album, c’est volontaire. Je ne voulais pas remplir pour remplir. Je voulais un ensemble fort et cohérent même si cela fait moins de contenu.

SB : A quel moment tout ça a vraiment décollé pour toi ?

Tanaë : Quand on a bossé la première cover ça a tout de suite bien fonctionné. “One Dance” de Drake c’était une chanson que les gens connaissaient déjà bien. Donc oui c’est grâce à ça je pense. Les gens ont suivi et se sont intéressés aux covers suivantes qu’on a postées. Et après avec le maxi  les gens ont eu envie de découvrir la suite, pas seulement les covers mais ce que je faisais moi.

SB : Dans toutes ces covers il y en a notamment une de “Barbie Girl” d’Aqua. C’était une blague à la base ?

Tanaë : Non c’était complètement assumé. C’est mon manager qui a proposé l’idée à la base. C’était étrange et un peu bizarre, et puis je me suis dit que ça pouvait être cool de reprendre une chanson aussi connue avec son côté un peu absurde. Donc on la reprise mais de manière plus sérieuse.

SB : Ces covers sont celles d’artistes aux influences très diversifiées (Drake, Kodaline, 21 pilots, Synapson, etc). Sont elles le reflet de tes influences à toi ?

Tanaë : Oui, j’écoute de tout, donc forcément les reprises que j’avais envie de faire ça montrait un peu la variété de ce que j’écoutais, de ce que j’avais envie de chanter et de faire. Et je pense que là ça se transmet encore dans la musique que je fais.

SB : Et justement tu la définirais comment ta musique ?

Tanaë : Variée, colorée, personnelle. C’est clairement de la pop influencée par la soul selon moi. Et il y a plein de genres qui viennent s’y greffer : le jazz, l’électro, le hip-hop. Et tout cela forme un ensemble assez hybride.

SB : Comment s’est déroulé le processus créatif de cet album ?

Tanaë : Ça dépend, soit c’est mon producteur qui apporte des idées de mélodies et c’est avec lui que je compose, soit c’est moi qui apporte directement les idées de mélodies. Et une fois qu’on avait composé la mélodie, on trouvait ce sur quoi on allait écrire. Pour l’écriture des textes c’était pareil, soit c’était lui, soit c’était moi, parfois on écrivait ensemble. Il y a aussi eu Yannick Lemoine du groupe Beffroi qui a écrit quelques textes et qui nous a donné un coup de main général dans l’écriture. Après le choix de l’anglais est totalement volontaire. Je trouve que les sonorités de cette langue collaient plus avec la musique que j’avais envie de faire et que j’écoutais. Je ne suis pas du tout réfractaire au français pour autant mais l’anglais est venu plus naturellement. Donc oui peut-être que dans la futur j’écrirais des textes en français.

SB : Comment abordes-tu le visuel en lien avec la musique, que ce soit dans les clips ou sur scène ?

Tanaë : Le premier clip que j’ai sorti c’était pour le titre “I need your love” et je n’avais pas du tout envie d’apparaître dedans. J’étais timide et ce n’était pas mon truc. Du coup je n’y apparais que très rapidement au début. Le visuel était quand même important à ce moment là pour moi, même si je ne savais pas encore exactement où je voulais aller. Pour l’album, j’ai choisi la photographe et réalisatrice du clip de “Mirrors”, qui n’est autre que Juliette Reip. J’avais envie de faire un beau clip et les photos qui allaient avec pour l’album étaient super importantes aussi. Pour ce qui est de la scène d’un point de vue visuel, on est encore en train de créer le show, on essaie de trouver des lumières et des décors intéressants qui collent avec l’album, tout en restant assez sobre.

SB : Refuser The Voice Belgique, The Voice France ainsi que la Nouvelle Star qui t’avaient pourtant tous contactée, c’est un peu du militantisme non ?

Tanaë : Oui c’est mon côté punk qui ressort. Mais beaucoup de personnes me parlent de ces refus sous la forme d’un reproche en me disant que ça allait me fermer des portes en termes de visibilité médiatique, et cela de manière définitive. Je n’en ai pas l’impression pourtant, au contraire. C’était hors de question en fait d’aller dans cette direction en fait. Je n’avais pas envie de faire de la télé à la base, et je n’avais pas non plus envie d’être influencée. C’est vrai que comme je cherchais où je voulais aller, je ne savais pas qui j’étais et qui je voulais devenir d’un point de vue artistique, je n’avais pas envie d’être influencée par des artistes accomplis. Eux savaient clairement où ils voulaient aller, et peut-être ce qu’ils auraient voulu faire de moi. Je voulais d’abord savoir moi ce que j’avais envie de faire. C’est pour ça que j’ai dit non. Aujourd’hui, avec tout le travail qu’il y a eu sur cet album, je sais où j’ai envie d’aller pour la suite, et c’est le plus loin possible évidemment.

SB : Et le plus loin possible c’est quoi ? L’étranger ?

Tanaë : Clairement l’international me tente beaucoup et on l’envisage sérieusement. Aujourd’hui avec toutes les plateformes de streaming musical il n’y a plus beaucoup de frontières en plus. Ça marche pas mal en Turquie et en Corée du Sud par exemple. Et de fil en aiguilles, mes chansons passent en radio là-bas. J’adore voyager à la base, alors si c’est pour la musique je fonce sans hésiter.

SB : Du coup dans dix ans tu te vois où ?

Tanaë : Je ne sais pas du tout. Je préfère me dire que là pour le moment on a vécu le moment présent et c’est comme ça que ça a fonctionné pour moi. Je vais continuer comme ça et voir où ça me mène, au feeling.

SB : Comment as-tu vécu les deux “releases” aux Nuits du Bota sous le Chapiteau et au Reflektor pour présenter ton album ?

Tanaë : C’était complètement fou. Déjà le Botanique c’était une ambiance particulière parce que c’est un festival, on rencontre plein de gens, on court partout. C’était vraiment un concert particulier, j’appréhendais un peu mais au final je me suis éclatée sur scène. Ça reste un de mes meilleurs concerts dans la manière dont je l’ai vécu, les musiciens aussi se sont bien éclatés je pense. C’était la première fois qu’on jouait les sons de l’album en plus. Le Reflektor à Liège c’était énorme aussi, mais là c’était plus intimiste avec des amis et des proches.

SB : Comment tu appréhendes le fait de te retrouver à l’affiche d’un bon paquet de festivals cet été ?

Tanaë : Plutôt bien. L’été sera chargé effectivement, c’est là qu’on va pouvoir jouer l’album sur scène et avec les musiciens on s’en réjouit déjà. Certains festivals sont venus nous chercher, je trouve ça fou, je ne m’y attendais pas. Et le fait d’être à l’affiche des Ardentes c’est pour moi juste beaucoup trop bien. J’y allais souvent en tant que festivalière, mais y jouer c’est encore autre chose ! C’est là que je suis allé pour la première fois en festivals, j’avais quinze ans et il y avait Snoop Dog et Selah Sue à l’affiche, c’était de la folie.

SB : Quelques petites questions pour clôturer : l’artiste qui t’a donné envie de te mettre à la musique et au chant ?

Tanaë : Amy Winehouse, je tapais “karaoke” sur Youtube et je chantais ses chansons. Mais il y en a plein d’autres comme Florence and The Machine par exemple. Là plus récemment il y a Jorga Smith.

SB : Le morceau de musique ultime pour toi ?

Tanaë : C’est impossible de choisir, il y en a tellement. Je vais dire Sabrina Claudio avec le titre “Messages from her” que j’écoute beaucoup pour l’instant.

SB : Le meilleur concert de ta vie jusqu’à maintenant ?

Tanaë : Balthazar à la Lotto Arena le huit mars de cette année. J’ai trouvé ça terrible.

SB : Et ton dernier coup de coeur musical ?

Tanaë : Jorga Smith comme j’ai déjà dit, Billie Eillish aussi.

 

Pour rappel, Tanaë sera en festivals cet été notamment au Verdur à Namur, aux Ardentes à Liège, aux Francofolies de Spa, au Brussels Summer Festival, aux Solidarités à Namur et au Seneffe Festival. Pas d’excuses pour ne pas aller la voir du coup.

Et pour la suivre sur internet ça se passe par là : 

Facebook Tanae

Youtube Tanae

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Une Rotonde débordande pour Loyle Carner http://www.scenesbelges.be/wp/2019/05/20/une-rotonde-debordande-pour-loyle-carner/ Mon, 20 May 2019 09:41:17 +0000 http://www.scenesbelges.be/wp/?p=13216 Loyle Carner, jeune MC anglais de 24 ans vient enflammer la Rotonde. Son album Not Waving, but Drowning est sorti il y a un petit mois et a reçu un accueil particulièrement bon, aussi bien du public que de la presse. L’ouverture de la soirée est confiée à un grand habitué de …

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Loyle Carner, jeune MC anglais de 24 ans vient enflammer la Rotonde. Son album Not Waving, but Drowning est sorti il y a un petit mois et a reçu un accueil particulièrement bon, aussi bien du public que de la presse.

L’ouverture de la soirée est confiée à un grand habitué de l’exercice, Dj Sonar! Avec 30 ans de carrière on peut dire que le DJ sait ce qu’il fait et nous offre un petit set soigné dont il a le secret. L’atmosphère parfaite pour commencer à s’ambiancer avant l’arrivée de la tête d’affiche de la soirée, Loyle Carner.

Il n’est pas venu seul, Loyle est accompagné par un bassiste, Ashley Henry au clavier et bien sûr à l’arrière aux platines et MPC, Rebel Kleff.

Le Rotonde a rarement été aussi remplie. Elle déborde littéralement de public, si vous êtes arrivés après le début du show ou que vous partiez vous prendre un rafraîchissement c’était la galère pour entrer à nouveau dans la salle. L’anglais kick ses rimes sans vaciller tout au long de ses morceaux, jamais à bout de souffle il enchaîne très facilement et l’ambiance est véritablement torride dans la Rotonde. Ses morceaux hip-hop plus posé arrivent comme un vent de fraîcheur pour terminer cette journée ensoleillée.
Il a ce qu’il faut pour le live : une multitude de sourires, des échanges sympas avec la foule et une attitude toujours positive sur scène, il se met le public dans la poche au fil du concert et sait comment jouer avec.

Malheureusement, pour une fois le son était loin d’être parfait dans une Rotonde qui vibrait bien trop à cause de la puissance des basses qui se trouvaient assourdissantes par moment, passant complètement au-dessus de la voix de Loyle Carner. Une setlist faite d’anciens morceaux bien disséminé durant le set. De temps à autres, Rebel Kleff rejoint l’avant-scène pour épauler Loyle et jouer le rôle du backeur. Le MC anglais s’adapte à merveille a son public avec beaucoup d’humour… en parlant plus lentement par moment pour être sûr que tout le monde comprenne. En revenant pour le rappel il prend quelques minutes pour profiter d’une ovation et un torrent d’applaudissements puis nous lâche un slam incisif et enchaîne avec son morceau en featuring avec Jorja Smith. Un concert d’une extrême qualité qui n’a fait qu’encore plus donner envie de revoir le garçon, peut-être sur des scènes plus grandes. Car ce sera très certainement l’une des dernières fois qu’on aura l’occasion de profiter d’un concert de Loyle Carner aussi intimiste.

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George Ezra à Forest National : une soirée riche en surprises dans une ambiance chaleureuse… http://www.scenesbelges.be/wp/2019/05/14/george-ezra-palais-12-soiree-riche-surprises-ambiance-chaleureuse/ Tue, 14 May 2019 08:35:48 +0000 http://www.scenesbelges.be/wp/?p=13192 On se souvient tous du titre « Shotgun » qui a marqué l’été 2018, et bien Geroge Ezra aura encore marqué son public avec un show digne de ce nom à Forest National ! On a eu droit à un spectacle incroyable mettant en valeur son dernier album dont on a …

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On se souvient tous du titre « Shotgun » qui a marqué l’été 2018, et bien Geroge Ezra aura encore marqué son public avec un show digne de ce nom à Forest National ! On a eu droit à un spectacle incroyable mettant en valeur son dernier album dont on a pu se délecter de chacun des titres. Retour sur une soirée tantôt rock, tantôt folk !

George Ezra arrive sur les planches de Forest National bien entouré ! En effet, le jeune britannique a ramené tout son band, composé entre autres de guitaristes, d’un trio de cuivre, d’un batteur et d’un pianiste. Pas de mac, pas de pads mais place à une musique organique et prenante jusqu’aux tripes. Tandis que certains titres ont pris une dimension jazzy, d’autres ont été marqués par un côté rock’n’roll que l’on ne peut entendre qu’en live ! J’ai été (agréablement) surprise de redécouvrir le style de chansons que je connaissais sous un format digital ; c’est aussi pour ça qu’on vient en concert ! Parfois les artistes restent conforme aux versions originales, parfois ils sortent des sentiers battus, tout comme Geroge Ezra ce soir…

Le groupe assure, et le son est d’une excellente qualité malgré la présence de nombreux instruments sur scène, c’est pas le bazar et on s’en réjouit ! Malgré les changements de style parfois totalement opposés, on passe d’un morceau à l’autre sans défaut de transition, et souvent avec une petite anecdote que George Ezra raconte avec humilité et humour. Le show light s’adapte entre chaque titre, et malgré que l’on soit à Forest National, il s’est voulu très chaleureux et intimiste, digne d’un salon (face à 5000 personnes certes).  La voix de George Ezra nous emporte loin avec lui, à travers ses nombreuses chansons écrites lors d’un voyage en train à travers l’Europe (Barcelone, Cassy’O, Did your hear the rain,…). Avec une voix pareille, il pourrait chanter l’annuaire que l’on serait quand même charmés ! La fin du show approche, et il est temps de descendre à…Budapest ! Le public chante (ou plutôt hurle) d’une même cadence dès les premières notes, preuve que malgré les quinze titres précédents, il est toujours aussi en forme !

Après un court rappel, le groupe revient et nous interprète Shotgun, titre « phare » que l’on peut entendre relativement souvent à la radio (et qui apporte un peu de gaieté lorsqu’on est dans les embouteillages bruxellois pour aller à Forest National). C’est la dernière chanson, alors on donne tout, on danse, on chante, on profite de la fin du show comme il se doit, et George Ezra nous le rend bien ! Comme s’ils n’étaient pas assez nombreux sur scène, il a invité le 8 hot brass band (un groupe venu tout droit de Nouvelle-Orléans, qui a fait leur première partie) à jouer avec eux sur ce titre. Avec des rythmes soul, une bonne dose de funk et une pointe de jazz, la salle se sera transformée en piste de danse géante. Chapeau bas l’ingé son, car ça aurait franchement pu être la cacophonie, alors qu’en réalité pas du tout ! Le concert s’est terminé sur une très très bonne note, et chacun est reparti le sourire aux lèvres.

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Nuits bota : c’était LA soirée “rock” des Nuits http://www.scenesbelges.be/wp/2019/05/09/nuits-bota-cetait-la-soiree-rock-des-nuits/ Thu, 09 May 2019 11:03:04 +0000 http://www.scenesbelges.be/wp/?p=13107 « Jack, je vole ! » disait Rose à Jack, tandis qu’elle s’accrochait jusque-là à la rambarde du Titanic… En lecteur avisé que tu es, tu te demanderas sans doute quel est le rapport. Figure-toi que je me sens un peu comme elle en m’accrochant à la rambarde du Chapiteau …

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« Jack, je vole ! » disait Rose à Jack, tandis qu’elle s’accrochait jusque-là à la rambarde du Titanic… En lecteur avisé que tu es, tu te demanderas sans doute quel est le rapport. Figure-toi que je me sens un peu comme elle en m’accrochant à la rambarde du Chapiteau ce jeudi 25 avril au Botanique. Le soleil brille sur les Jardins, mais pas autant que la programmation qui balance des boules d’énergie façon Kaméhaméha et une bonne dose d’amphétamine. On nous a promis LA soirée rock des Nuits à ne pas manquer… Était-elle si mémorable ?

C’est aux Belges d’Endless Dive qu’il revient d’ouvrir la soirée, pour un doux moment de pur post-rock instrumental que j’attendais avec (ô quelle immense) impatience. Avec un blase aussi stylé, on pourrait presque douter de la provenance pourtant on ne peut plus « locale » du groupe… Des bars au festival de Dour, les quatre Tournaisiens ont fait du chemin et continuent de porter fièrement les couleurs planantes du post-rock, chose qui n’est pas aisée dans un monde où la parole-juste fait davantage tourner les serviettes que la poésie instrumentale.
Les conditions ne sont pas optimales : la salle est peu remplie et il fait encore jour, or j’aime à croire que le post ne révèle toutes ses saveurs qu’une fois plongé dans l’obscurité, troublée uniquement par la danse des jeux de lumière. Le voyage, quoique s’annonçant (trop, trop, beaucoup trop) bref, est lancé. L’envolée sulfureuse des guitares de Pierre et Nathan me cloue sur place, et la batterie me fait l’effet d’un grand coup de gong suspendu dans l’au-delà. Depuis le premier rang, le monde se fait oublier.


Au terme d’un si beau voyage vers les insondables abîmes de je-ne-sais quel océan, je retiens un set intense, d’un équilibre instrumental parfait. Petit conseil de toi à moi : les avoir écoutés au préalable est indispensable. Ils ont à leur actif un EP éponyme et un album fraîchement sorti (Falltime, une dinguerie dont je vais t’épargner les louanges), soit, de quoi rendre justice à la justesse et à la densité de la performance live qui vaut clairement le déplacement.

C’est donc plus que convaincue par cette Nuit ensoleillée qui démarre sur les chapeaux de roue que je me dirige, le ventre plein, vers The Psychotic Monks. Les connaissant très peu, je suis presque surprise de voir à l’atmosphère de la salle que les quatre Parisiens sont très attendus. Et de fait… Pour l’avoir vécu, je peux te dire que ce n’est pas le genre de claque qui se prend le ventre plein.

Le nom du groupe annonce la couleur de la performance. Le quatuor n’hésite pas à remplir l’espace de sa présence et de sa musique par instants plus épileptique que psychédélique. Leur authenticité est bouleversante et contraste avec la quasi-théâtralité des personnages ; androgynes, fragiles et pourtant transperçants. Il y a une sorte de révolte qui émane d’eux alors même qu’ils n’ont encore prononcé aucun mot. La transe du claviériste s’allie à celle du batteur qui lui fait face dans une sorte de danse macabre, ce qui retient particulièrement mon attention ; je ne sais pas si je nage en plein bad-trip ou s’ils se débattent effectivement avec leurs instruments funèbres. Le set est tortueux, à l’image du chant (il tend parfois à la plainte) qui semble venir tout droit des tréfonds de l’âme damnée d’un Jack Torrance. Tu t’en doutes, j’ai commencé à flipper et j’ai décroché.
Avec le recul, je regrette de m’y être rendue en touriste et de ne pas avoir compris tout de suite l’élégance du propos, flippant certes mais novateur de par son éclectisme (c’est bien plus que du psyché, c’est une infinité de saveurs qui te happent si tu veux bien les accepter) et reposant sur des bases solides et majestueuses musicalement. Une orfèvrerie à la française comme il en manquait cruellement ces dernières années, et c’est avec grand plaisir que je refais le monde dans ma tête en écoutant (Epilogue) Every Sight (issu du dernier album Private Meaning First), perle que je te conseille vivement d’écouter.

21h30, un incendie déclaré par Lysistrata bouleverse la nuit qui s’empare désormais des Jardins. Décidément, les artistes de cette soirée ne sont pas venus nous conter fleurette.

Ben (à la batterie), Max (à la basse) et Théo (à la guitare) arrivent et se font face pour kiffer en toute intimité ; je ne parviens pas à décider si j’aime ou non cette configuration, à la fois discriminante et en même temps participant de la fougue et de l’harmonie du groupe. Pour autant, ça joue fort et vite, c’est tonitruant, je n’attends donc pas trois secondes avant de clamer haut et fort que c’est une grosse déglingue. En bon public que nous sommes, nous avons eu le droit aux exclus et aux classiques, le set atteignant l’apothéose avec Sugar & Anxiety qui j’en suis sûre a donné la trique aux plus exigeants de la salle (j’aime à penser que Bruxelles toute entière s’est retournée dans ce dernier larsen). Le trio a de l’énergie à revendre, c’est du rock noisy bien musclé où le texte sublime entre deux déconnades une instru on ne peut plus maîtrisée, prouvant bien par là qu’ils ne sont pas juste venus pour se fendre la poire, ni pour nous balancer des guitares à la tronche (véridique, comme quoi la douleur fait partie du plaisir).

C’est avec une bosse ou deux que nous nous rendons au nec plus ultra de la soirée pour les métalleux et pogoteurs qui n’ont pas encore eu leur compte : Zeal & Ardor.

La salle est plongée dans le noir mais d’un seul coup, les basses prennent d’assaut les planches du Chapiteau. Je crois que les plaques tectoniques ont bougé, mais j’ai à peine le temps de réaliser que de brefs éclats de lumière font apparaître le groupe dans toute sa superbe et sa « mystériosité », tous les cinq alignés droits comme des “i” face au public (on ne compte pas le sixième qui est à la batterie). Et c’est à ce moment que je découvre pour la première fois en live la voix schizophrénique de Manuel Gagneux qui me cueille comme une pêche en été. Alors qu’il s’agit d’un grand écart vocalement, il lui suffit d’un pas pour découvrir sa voix authentiquement blues (voire même pop ?!) et d’un autre pour laisser rugir le félin sous speed qui sommeille en lui. Tiziano Volante à la guitare est tout bonnement incroyable, d’une rapidité technique qui me donne le tournis, et d’une énergie plus abrasive que des barbelés de prison. Je regrette par contre toute cette mise en scène qui a été privilégiée au détriment d’un vrai contact avec le public, et ce côté too-much dans le dandinement des chœurs (Denis Wagner et Marc Obrist) qui m’est bien trop apparue comme une compensation gênante et bizarrement mise en place de leur piètre utilité scénique (et je souligne ici « scénique », leur utilité vocale étant évidente ; je les verrais simplement plus en retrait du lead pour des questions de cohérence visuelle et auditive).

Tu l’auras compris, c’est déjà nostalgique et avec un goût de trop peu que je quitte le Botanique ce soir. Cette Nuit était clairement placée sous le signe de l’œuvre d’art, donnant à entendre une sorte de polyptyque sacré dont les différentes facettes, à la fois angéliques et diaboliques, se rencontrent dans une harmonie parfaite et la création d’un monde nouveau, presque utopique, où se déploie le meilleur de la musique.

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Les Octaves de la Musique, le secteur a rendu ses verdicts, les jeux sont faits. http://www.scenesbelges.be/wp/2019/05/08/les-octaves-de-la-musique-le-secteur-a-rendu-ses-verdicts-les-jeux-sont-faits/ Wed, 08 May 2019 19:00:52 +0000 http://www.scenesbelges.be/wp/?p=13153 C’est  au cours d’une conférence de presse donnée dans le cadre de l’Hôtel de Ville de Bruxelles que furent dévoilés les lauréats de cette seizième édition des Octaves de la Musique. Le but ? Faire connaître et mettre en valeur les talents belges qui se sont distingués au cours de …

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C’est  au cours d’une conférence de presse donnée dans le cadre de l’Hôtel de Ville de Bruxelles que furent dévoilés les lauréats de cette seizième édition des Octaves de la Musique. Le but ? Faire connaître et mettre en valeur les talents belges qui se sont distingués au cours de l’année. Le principe ? Il est simple et toujours le même : les professionnels du secteur nomment cinq artistes par catégorie (17 en tout) et un jury votent ensuite pour élire les différents lauréats. Félicitations à eux déjà ! Ensuite, au cours d’une cérémonie qui se déroulera le lundi 3 juin à 20h30 à La Madeleine, les talents lauréats des différentes catégories s’associeront au cours de duos inédits et uniques qui mélangeront et bousculeront les frontières musicales. Cette année l’accent sera mis sur l’habillage visuel de la musique par l’intermédiaire de plusieurs VJ qui interviendront au cours de la soirée.

Passons au plat de résistance avec la partie des résultats qui vont nous intéresser. Pour rappel, en 2018, c’est notamment Loic Nottet, Angèle, Blanche et Damso qui s’étaient illustrés. “And the winners are” pour 2019 :

  • Album : “Bodie” de Veence Hanao & Le Motel
  • Artiste : Typh Barrow
  • Concert : Baloji
  • Chanson Française : Kùzylarsen et son album “Le long de ta douceur”. Catégorie qui ne revient donc pas à Angèle et son “Brol” qui était également nominée.
  • Pop-Rock : Sonnfjord et son album “City Lights” qui supplante donc Mustii, Typh Barrow et Alice on The Roof notamment, rien que ça.
  • Musiques Electroniques : Zoë Mc Pherson et son ambitieux “Strings Figures”. Catégorie où concouraient également Henri PFR et Soldout notamment.
  • Musiques Urbaines : L’Or du Commun pour son album “Sapiens” qui se confrontait à du lourd avec Damso, Caballero & Jeanjass, La Smala et Veence Hanae & Le Motel.
  • Musiques du Monde : Baloji (encore) avec son “137 Avenue Kaniama”.
  • Octave Zinneke (artiste bruxellois) : The Klets, dont le nom sonne typiquement et merveilleusement bien bruxellois, dans un style très rock qui sent bon la bière à plein pot.

Parmi toute cette série de récompenses, dix-sept en tout, un Octave d’honneur a été attribué au contrebassiste Jean-Louis Rassinfosse, qui trace sa route depuis 45 ans dans la sphère du jazz, mais pas que. Il s’est ainsi fendu au cours de cette conférence de presse d’une démonstration très large et variée de son talent et de son art avec notamment quelques classiques très rock and roll repris à la contrebasse.

Il ne reste donc plus maintenant qu’à retrouver tout ce petit monde, et d’autres encore, à La Madeleine dans un petit mois. D’un point de vue pratique, ceux qui souhaitent assister à cette cérémonie du 3 juin à La Madeleine, sur invitation et gratuite donc, doivent réserver leur place en envoyant un e-mail à l’adresse info@octavesdelamusique.net .Cérémonie qui sera également diffusée sur les réseaux sociaux, sur BX1 et sur les différentes télés locales wallonnes.

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Nuits Bota : un beau et long voyage onirique pour cette dernière nuit http://www.scenesbelges.be/wp/2019/05/07/nuits-bota-un-beau-et-long-voyage-onirique-pour-cette-derniere-nuit/ Tue, 07 May 2019 19:18:58 +0000 http://www.scenesbelges.be/wp/?p=13121 Treizième et dernière nuit pour le festival Bruxellois qui aura donc vu se produire plus de cent-vingt groupes et artistes. Un léger goût de nostalgie se fait déjà sentir alors qu’un beau ciel bleu vient réchauffer les nombreux festivaliers posés sur les marches des jardins en ce début de dimanche …

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Treizième et dernière nuit pour le festival Bruxellois qui aura donc vu se produire plus de cent-vingt groupes et artistes. Un léger goût de nostalgie se fait déjà sentir alors qu’un beau ciel bleu vient réchauffer les nombreux festivaliers posés sur les marches des jardins en ce début de dimanche soir.

C’est avec ce même soleil couchant que les liégeois d’Ykons montent sur la scène du Chapiteau devant un public nombreux, dont un paquet de citoyens de la cité ardente qui a fait le déplacement pour l’occasion. Ils sont venus défendre leur premier album, “Reflected”, sorti début d’année et sur lequel ils ont bossé trois ans. Ils arrivent avec un show musicalement et visuellement déjà très travaillé. En fond de scène et suspendus, on retrouve des cubes aux extrémités lumineuses qui viennent accompagner un light show classieux et lumineux. C’est donc une bonne partie de cet album qu’ils sont venus présenter avec conviction et sérénité. Album dans la mouvance indie-pop (et légèrement électronisée) actuelle, à la Snow Patrol, le côté légèrement plaintif en moins. En ouverture ils servent une version tranquille mais profonde de leur single “Like a feather”. Leur musique dégage quelque chose de l’ordre d’une grande traversée un peu folle d’étendues sauvages et belles, bercée d’une chaude nostalgie qui fait penser aux dernières productions de Mumford and Sons. La grande traversée devient effectivement un peu folle en fin de set avec tout d’abord le titre d’ouverture de leur album “Have a great crash” marqué par ses guitares et ses synthés carrément galopants. Et c’est dans une version rallongée et franchement dansante de leur single “Red light” qu’ils achèvent leur set d’une quarantaine de minutes. Le public ne se gêne pas pour manifester son enthousiasme. Public que tout au long du concert, le chanteur ira chercher en essayant de l’intégrer autant que possible à l’énergie de la scène et de leur musique. Et le pari est gagné. Sur scène les mecs semblent eux aussi avoir profité de ces instants et des derniers précieux rayons de soleil de ces Nuits. Tout le monde sort de là avec des yeux un peu plus lumineux et avec un léger sourire.

C’est ensuite une prestation inédite et gratuite qui se déroule sur les marches des jardins avec la présence impressionnante de 400 chanteurs et de 50… accordéonistes. La Grande Clameur est un projet qui a trouvé son origine dans le cadre de Mons 2015, capitale européenne de la culture. C’est une petite demi-heure d’une création de Jean-Paul Dessy dédiée à deux grandes figures de l’histoire de Mons (Sainte Waudru et Roland de Lassus) qu’ils vont proposer à un public où se mélangent curieux et amateurs de musique classique au sens large. Les Nuits c’est aussi ce genre de projet aussi risqué qu’ambitieux, avec ce que cela peut avoir de surprenant, qu’on aime ou pas.

Après cette parenthèse retour dans le Chapiteau pour le concert de la jeune (22 ans) belge Tanaë. Avec un EP sous la main et un album qui arrive bientôt (“Talking to myself”), elle vient malgré tout occuper la scène pour une heure. Comme Ykons, elle arrive très sûre d’elle avec ses musiciens et un show qui semble déjà bien rodé. Sous ses airs d’Ariane Grande et de “Barbie Girl” (dont une reprise toute posée et tranquille traîne sur Spotify sur son compte), elle n’est pas là pour faire la potiche écervelée. D’autant que sa voix chaudement soul se fait enivrante avec des mélodies pop qui font bouger les corps, doucement mais sûrement. Elle gère son business avec décontraction, alternant le chant et quelques pas de danse joliment placés et dosés. Puis vient sa reprise de “One Dance” de Drake, reprise qui l’a fait connaître aux yeux des curieux d’abord, et d’un public de plus en plus large et nombreux ensuite. Et c’est finalement dans une chaude atmosphère tranquille mais dansante, comme sur une plage au coucher de soleil, que s’achève son set avec son entêtant “Don’t Go”. Il manquait juste quelques dizaine de degrés et quelques cocktails pour que la fête soit parfaite. Vivement les festivals cet été pour la revoir dans des conditions plus de saison.

 

Pour R.O & Konoba (respectivement DJ et chanteur/musicien) le concert de ce soir pourrait se résumer avec cette petite phrase de “La Terre est Ronde” d’Orelsan : Après avoir fait le tour du monde tout ce qu’on veut c’est être à la maison . Car après avoir parcouru les différentes contrées du globe plus ou moins éloignées (France, Allemagne, Pologne, Portugal, Roumanie, Grèce, Italie, Géorgie, Japon, et Australie) pendant dix mois leur projet qui consistait à enregistrer dix titres dans dix villes différentes aboutit finalement à Bruxelles… enfin presque, mais on en reparlera plus loin. Il y avait déjà eu un tour de chauffe il y a quelques jours à l’Orangerie pour une poignée de privilégiés qui a participé financièrement à la concrétisation de cet ambitieux projet, via la plateforme de crowdfunding de KissKissBankBank.

C’est un chapiteau généreusement garni mais pas complet qui attend donc avec impatience le duo accompagné de ses machines, boîtes à sons et instruments plus “traditionnels”. Le tout avec un décor sobre mais efficace : deux rectangles aux pouvoirs lumineux multiples, tantôt intimistes et tamisés, tantôt blancs et aveuglants, agissant comme des stroboscopes. L’ambiance est donnée, et est à l’image de leur musique : chaude, tranquille et sensuelle. C’est l’entièreté de cet album sobrement intitulé “10” qui sera jouée ce soir. Avec un projet aussi farfelu on aurait pu s’attendre à un grand fourre-tout d’influences musicales et pourtant l’ensemble est foutrement cohérent et ne se perd pas en chemin. C’est donc R.O. qui est à la manœuvre en priorité pour les mélodies et rythmes musicaux, même si Konoba l’accompagne très régulièrement en plus de son chant et de sa voix quasi-angélique. Pas une fausse note malgré des aigus qui s’étirent en échos et des tonalités changeantes. Konoba qui se fendra aussi d’un joli solo de guitare en mode “vapeur d’opium” pour faire planer tout le Chapiteau. On regretta cependant qu’avec une musique qui propose tant de nuances et de fréquences sonores à tendance “vibrante”, il ait manqué une poignée de décibels pour que le voyage multi-sensoriel soit parfait.

Le concert entre doucement dans sa ligne droite finale lorsque les premières notes du titre “I Could Be”, enregistré à Tokyo, se font entendre. Ce titre s’étire sur presque 7 minutes avec une première partie relativement posée et planante comme une mégalopole qui s’éveille, avant de nous embarquer, dans sa seconde partie, pour une folle chevauchée dance qui s’accélère indéfiniment jusqu’au bout des nuits tokyoïtes. Le duo nous offre ensuite un dernier voyage, avec ce tempo et cette voix qui se veulent quasi sexuels sur le titre “On Our Knees”, qui rappelons le constitue leur première collaboration.

En guise de rappel, ils envoient la machine de guerre des dancefloors que constituent le titre “Roll The Dice” enregistré en Roumanie. Et c’est tout un chapiteau enthousiaste qui se met à joyeusement sauter sur les rythmes endiablés envoyés par RO, qui en remettra une couche pour finir en douce apothéose ces belles Nuits. Ils expliqueront ensuite, de manière un peu désolée, qu’il y a eu un souci avec les délais de livraison et de production de leur album qui n’est donc pas disponible ce soir dans sa version définitive mais seulement dans une version promo. Et là ils vont se perdre dans des explications sur le processus de précommande possible où personne n’a compris grand chose au final. C’est donc sur cette phase un peu désordonnée et spontanée qu’ils quitteront la scène sous une ovation méritée au regard de la qualité et de la classe du show qu’ils auront proposé généreusement une heure quart durant.

 

Louise Attaque chantait “Les Nuits Parisiennes” mais les Nuits du Bota n’ont rien à leur envier, elles auront fait vibrer, au propre comme au figuré, tout le quartier quinze jours durant. A l’année prochaine pour de nouvelles surprises, découvertes et confirmations d’une scène belge et internationale aussi qualitative qu’éclectique.

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INTERVIEW – Quentin Mosimann : “Avant un concert, il m’arrive de préparer des remix dans la voiture !” http://www.scenesbelges.be/wp/2019/05/07/interview-quentin-mosimann-avant-un-concert-il-marrive-de-preparer-des-remix-dans-la-voiture/ Tue, 07 May 2019 17:56:52 +0000 http://www.scenesbelges.be/wp/?p=13111 Son nom figure parmi le top 100 des DJ’s internationaux, il accumule près d’une centaine de dates par an, et c’est à l’Inc’rock Festival que Mosimann a posé ses platines dimanche dernier. Depuis près de 12 ans, le DJ fait partie de notre paysage musical, que ce soit par ses …

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Son nom figure parmi le top 100 des DJ’s internationaux, il accumule près d’une centaine de dates par an, et c’est à l’Inc’rock Festival que Mosimann a posé ses platines dimanche dernier. Depuis près de 12 ans, le DJ fait partie de notre paysage musical, que ce soit par ses prestation en TV (notamment par sa place de coach dans The Voice Belgique) ou encore par ses shows enflammés. Nous avons eu le plaisir de le retrouver juste après le concert pour une interview où l’on aborde entre autres les difficultés du métier d’artiste, mais aussi le plus gratifiant.
Solenn pour ScenesBelges : Tu as commencé tres tot à mixer, qu’est ce qui t’a donné envie de faire ce métier ?

Quentin Mosimann : Alors quand j’étais ado j’étais fan de plein de DJ’s, comme David Guetta, Joachim Garraud, Laurent Garnier… Ça m’a toujours inspiré. J’ai pris des cours de batterie, puis un jour j’ai commencé à chanter par hasard, je me suis alors dit que ce serait bien de tout mettre ensemble et puis le reste c’est venu très naturellement. Je ne voulais rien faire d’autre.

SB : D’ailleurs, plutôt club ou festival?

Q.M : Je crois que je préfère les clubs, car en festival on a des durée de set assez courts et il faut tout condenser en 1h voire 1h30 si on est chanceux. Dans les clubs on peut jouer parfois 3h, on a vraiment le temps de partager notre univers avec les gens, de manière plus intense.

SB : Te souviens-tu de ton tout premier festival en tant qu’artiste ?

Q.M : Mon tout premier festival ? J’avais 7 ans et c’était à la fête de la musique, j’étais tétanisé (rires). Sinon en tant que DJ j’ai joué pour la première fois dans un petit festival sur la côte d’azur, je devais avoir 18 ans ; c’était franchement génial.

SB : Et comment prépare tu tes sets à chaque fois, les adapte tu au public face auquel tu joue?

Q.M : Oui totalement. Je les prépare en fonction du pays dans lequel je suis, mais aussi en fonction de l’ambiance, l’heure à laquelle je joue etc… et bien entendu je m’adapte au public. Avant un concert, il m’arrive de préparer des remix dans la voiture ! Aujourd’hui à l’Inc’rock c’était très familial, donc j’ai été un peu moins « violent » dans ma musique que d’habitude.

SB : Apres toutes les concerts, émissions et festivals que tu as fait, as tu encore une appréhension avant de monter sur scène? 

Q.M : J’ai toujours peur. Le jour où j’aurais plus peur, j’arrêterais ce métier. Je ne suis pas toujours serein, ça peut dépendre de plein de facteurs, ici par exemple je ne savais pas s’il y’aurait beaucoup de monde dès 17h mais finalement il s’est avéré que si. Après c’est une bonne peur que j’ai, ce n’est pas du tout dans le sens négatif du terme.

SB : Comment ça se passe entre tous les dj’s francophones, ressent-tu une certaine compétition ou plutôt de l’entraide entre vous?

Q.M : Franchement non, pas de compétition. Je suis amis avec plein plein de DJ’s français ou encore belges, et on est tous très bienveillants. On s’aide beaucoup entre nous.

SB : Qu’est ce qui est le plus difficile dans le métier d’artiste et qu’est ce qui est le plus beau ?

Q.M : Le plus difficile c’est de durer dans le temps, comme n’importe quel métier d’artiste. Et le plus beau c’est le regard des gens quand ils sont heureux, quand ils dansent et quand ils s’amusent. Tout à l’heure une petite fille m’a demandé un autographe et j’ai trouvé ça adorable quoi, ça fait plaisir.

SB : Entre clubbing et ta présence dans ce qu’on appelle « le monde de la nuit », te parle-t-on encore aujourd’hui de la Star Academy ?

Q.M : Pas vraiment non, on ne m’en parle plus car j’ai aucun soucis à en parler, c’est même avec plaisir que je reviens dessus. Après, quand tu fais quelque chose de mieux, de plus médiatisé, les gens passent au dessus et se focalisent sur ta carrière actuelle.

Si vous avez loupé le passage de MOSIMANN à l’Inc’rock Festival, pas de panique ! Retrouvez le DJ en concert en Belgique dès cet été!

12 Juillet : Baudet’stival, Bertrix (special live show)  tickets

17 Août : Obigies Festival, Tournai

21 Septembre : Seneffe Festival, Seneffe  tickets

 

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Nuits Bota : sombre nuit sur le dancefloor du Chapiteau http://www.scenesbelges.be/wp/2019/05/05/nuits-bota-sombre-nuit-sur-le-dancefloor-du-chapiteau/ Sun, 05 May 2019 12:31:43 +0000 http://www.scenesbelges.be/wp/?p=13078 C’est un franc mais frais rayon de soleil digne d’une fin de mois de novembre qui accueille les festivaliers pour cette avant dernière nuit du festival bruxellois. C’est donc équipés de bonnets, d’écharpes et de chaudes doudounes qu’ils se pressent doucement mais sûrement dans les allées et jardins du Botanique. …

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C’est un franc mais frais rayon de soleil digne d’une fin de mois de novembre qui accueille les festivaliers pour cette avant dernière nuit du festival bruxellois. C’est donc équipés de bonnets, d’écharpes et de chaudes doudounes qu’ils se pressent doucement mais sûrement dans les allées et jardins du Botanique. Sous le Chapiteau il y a une grosse soirée à tendance franchement électronique qui se prépare : Glauque, Kap Bambino, Kompromat et Molecule.

 

Comme chaque soir c’est à 19h30 que les enceintes viennent à cracher leurs premières vagues de décibels. Ce sont les finalistes du Concours-Circuit 2018 qui investissent la scène pour une grosse demi-heure. Glauque c’est cinq types sans prétentions qui se situe quelque part entre un rap sous haute-tension, de l’électronique bien présente mais dosée avec justesse et quelques accords de guitares nerveux qui font rapidement penser aux Bordelais d’Odezenne. Quant à leur dégaine elle rappelle immanquablement celle du collectif Fauve, à la carrière aussi fulgurante qu’éphémère. Quand on les voit monter sur scène, on a l’impression de voir cinq étudiants en informatique qui se demandent un peu ce qu’ils font là. Mais dès que les deux frontman entrent en action, accompagnés de leurs trois magiciens des claviers et autres machines, on comprend que les mecs ne sont pas là pour faire de la figuration. Ils vivent leurs textes, comme habités par les personnages qu’ils incarnent, balançant entre névrose, colère, rage, poésie, romantisme et (dés)espoir. Ça prend aux tripes avec de lentes montées où leur phrasé devient plus saccadé, plus hurlant, toujours accompagné par cet habillage musical au moins tout autant sous tension, et ce jusqu’à l’explosion mélodique de refrains tendus. Ils amènent de belles choses là où l’ombre semble dominer. Et c’est un public curieux et attentif qui a déjà bien rempli le Chapiteau pour voir ce qui pourrait bien devenir le prochain groupe incontournable de la scène belge. Pour l’instant leur titre “Robot” est le seul extrait disponible sur les plateformes de streaming et les réseaux sociaux. On attend la suite avec impatience, surtout au regard de ce qu’on a vu ce soir.

C’est ensuite le duo français de Kap Bambino qui s’empare de la scène pour envoyer la sauce en version électro-punk. Sur scène on retrouve une fille au chant, chevelure blonde, vêtue d’une robe de petite fille maléfique, et un chevelu qui s’affaire aux machines. Sur papier ça peut taper fort, même très fort et ils y mettent l’énergie pour. Mais en définitive il manque un petit quelque chose pour faire décoller l’affaire pour de bon. Et surtout, pour quiconque qui a déjà vu Crystal Castles, groupe Canadien dans la même veine musicale, Kap Bambino ne sera qu’une copie conforme, aussi bien visuellement que vocalement et musicalement, jusque dans la gestuelle de la chanteuse sur scène. Mais une copie n’égale jamais l’original, malheureusement. Cependant le traitement musical est plus subtile et affiné. Pour les autres, pas de soucis. Malgré tout, la seconde partie du concert décolle et le plancher se transforme petit à petit en dancefloor de plus en plus remuant. C’est donc au final dans un chapiteau gaiement retourné que leur concert s’achève.

Au bar, il faut jouer des coudes et se montrer rusé pour atteindre le saint-graal comptoir qui permet de s’abreuver généreusement. Et les vingt minutes de battements entre les concerts sont justes suffisantes pour se ravitailler. Pas question de louper le début de Kompromat, qui constitue aussi bien la tête d’affiche que la curiosité live de cette nuit. “Kompromat”, ou en français “dossier compromettant” est le nouveau projet musical imaginé par Vitalic et Rebeka Warrior (Sexy Sushi). On les a déjà vu collaborer ensemble à plusieurs reprises : en 2011 le temps d’un remix du titre de Sexy Sushi “Oublie moi” et en 2012 à l’occasion dévastateur duo répondant au nom de “La Mort sur le Dancefloor”. Ici ‘c’est un album complet qu’ils ont pondu : Traum und Existenz.

C’est un public impatient et bien excité qui attend l’arrivée du duo sur scène. Scène sur laquelle sont posées des lettres lumineuses qui écrivent le nom du projet. Il y a aussi une batterie de PC et machines pour que Vitalic puisse bidouiller le son à outrance, comme il en a l’habitude. Et un pied de micro pour Rebeka Warrior qui arrive sur scène avec des lunettes noires plaquée sur son visage. C’est donc sous les cris et les applaudissements qu’ils entrent en scène et attaquent d’entrée de jeu avec le titre d’ouverture de leur album, le mystique “Possession” où s’alternent des voix d’enfants en français avec le chant en allemand de Rebeka. Musicalement on est perdu quelque part dans une banlieue berlinoise, au sein d’un environnement punk et post-industriel du milieu des années 80 dès que les premières lignes de basse et notes résonnent. A partir de là le duo nous embarque sans signe avant coureur dans un voyage sombre et hypnotiquement dansant fait de fumigènes et d’autres lasers qui forment parfois un grillage entre la scène et la fosse. La grande majorité de ce premier album est passée en revue dans des versions bodybuildées qui font souvent penser à Front 242. Les titres phares de l’abum prennent toute leur puissance en live : Herztod et surtout l’oppressant et suffoquant “Le goût des cendres”. L’ambiance a quelque chose de post-apocalyptique et pourtant l’énergie générale est à la danse. Entre deux volées de stroboscopes et de sons cadencés par des distorsions en tout genre, le chant de Rebeka se veut parfois langoureux, parfois hystérique.

Au bout d’une quarantaine de minutes, le duo est rejoint par l’actrice Adèle Haenel pour le très beau et touchant “De mon âme à ton âme”, une sorte de déclaration d’amour très intime. Et ensuite, on réenclenche la machine pour un dernier round suffoquant avec la version habillement retravaillée de “La Mort Sur le Dancefloor”. Un rappel furieux, et pas vraiment prévu (l’ingé son avait déjà coupé le son en façade) plus loin les lumières se rallument pour de bon. La claque fut sombre, mais bonne.

Pour finir la soirée, les danseurs se laisseront bercer par les beats et les boucles technoïdes aux accents de rave partie de Molécule qui aura malheureusement dû se passer de son écran et des projections qui aurait dû l’accompagner. Mais la puissance du son suffira amplement à faire danser les ravers jusqu’à une heure avancée de la nuit. Contrairement à beaucoup de dj/producteur actuels, Molécule ne se contente pas de faire monter la pression à intervalle régulier avec les explosions traditionnelles de rythmes effrénés qui suivent. Non il y a une approche plus sensorielle, plus instinctive du rythme, faite de va-et-vient, de montée et de descente sans pour autant générer de la frustration chez les danseurs. Ce fragile équilibre est une recette à la fois fascinante et précieuse.

 

A la fin de son set qui achève la soirée, il ne reste plus qu’à aller danser dans les rues de la ville pour continuer à se réchauffer en cette froide nuit.

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Inc’Rock 2019 Day 2 : seconde orgie de rap sur le site incourtois http://www.scenesbelges.be/wp/2019/05/05/incrock-2019-day-2-seconde-orgie-de-rap-sur-le-site-incourtois/ Sun, 05 May 2019 11:40:38 +0000 http://www.scenesbelges.be/wp/?p=13045 L’Inc’Rock se réveille sous un vent piquant pour une deuxième journée placée sous le signe du Hip-Hop. Le site incourtois a une fois de plus aligné un line up de qualité, avec notamment Youssoupha, DaddyK, Rim K ou encore Kid Noize. Pour sa première scène, 13Mini ouvre le bal à …

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L’Inc’Rock se réveille sous un vent piquant pour une deuxième journée placée sous le signe du Hip-Hop. Le site incourtois a une fois de plus aligné un line up de qualité, avec notamment Youssoupha, DaddyK, Rim K ou encore Kid Noize.

Pour sa première scène, 13Mini ouvre le bal à la VOO stage devant une tribu de téméraires. Malgré le stress, le jeune rappeur balance un flow posé accompagné de beats nostalgiques. Une belle maitrise de l’espace scénique pour une première.

Vient ensuite Jakbrol, au flow et au timbre qui n’est pas sans rappeler celui de TTC et le style de l’ancienne “nouvelle scène rap” française. L’artiste harangue le parterre de courageux ayant bravé la météo orgueilleuse. Le Fuzati de nos campagnes mitraille une poésie crue et sans dentelle. Premier concert de la scène Win For Life, première belle découverte de ce samedi à l’Inc’Rock.

Sous le coup de 15h, un duo plutôt dynamique a fait son entrée sur une Voo Stage qui commence doucement à attirer quelques festivaliers. Pécar & Piwi donnent tout ce qu’ils ont, entre flow assuré, production soignée et métaphores bien trouvées. On oscille entre utopie et réalité, tout en tentant de nous réchauffer à l’intérieur du chapiteau. Les températures hivernales ne nous arrêteront pas!

Entre influences orientales et latines, Tawsen nous invite à découvrir un univers issu d’un melting-pot de ses origines diverses. Sa voix est posée, et on ressent le Maroc qui s’est joliment immiscé dans sa musique. Le chanteur est ici comme chez lui, et partage une volée d’ondes positives avec quelques pointes d’humour face à un public super chaud : un vrai showman !

7 Jaws balance son emo-trap oscillant entre ego-trip et faiblesse d’estime de soi sur le parterre d’une Voo Stage grisée par la perspective de la soirée qui l’attend. Si le public n’est pas encore très dense en cette fin d’aprem, il réserve cependant un accueil chaleureux et spontané au jeune rappeur de Sarrebourg dont on préfère la transparence émotionnelle des textes aux prods qui les portent, souvent plus efficientes qu’audacieuses.

Direction ensuite la Win For Life sur laquelle G.A.N se fait sacrément mousser avant que le public ne mérite sa présence sur scène. Il faut reconnaître que l’artiste (anciennement Ghandi) est presque chez lui puisque c’est la quatrième fois qu’il monte sur les planches incourtoises. Pendant près d’une heure, le rappeur balance des sons alternant entre son ancienne identité plus old school et sa mue actuelle, plus deep, plus trap, plus jump, plus boombap. On vous laisse deviner laquelle on préfère, le reste n’est qu’affaire de goût… Mais une chose est sûre: le rappeur au cœur ouvert est ici à la maison.

Après être une prestation collective l’année dernière avec La Smala, Seyte revient cette fois en solo face à une foule parsemée, mais surchauffée et complètement acquise à sa cause. Accompagné par Rizzla, le rappeur bruxellois livre un show honnête et généreux, entre hits persos et tubes de La Smala. De quoi réchauffer un début de soirée glaciale.

Turbulent, déconcertant, abracadabrant, Kikesa fait trembler mais ne rompt pas ! Ses rythmes alliant trap et électro à la variété moderne, retourne un public chaud bouillant ! Ça chaloupe sévère sur les planches. Une chose est sure, sa performance est jusqu’à présent le moment fort de la journée !

47ter débarque ensuite sur la Voo Stage en chauffant comme pas possible un public désormais présent en masse ! Les trois comparses parisiens sont venus “gâcher nos classiques”, sans retenue et sans prise de tête avec des freestyles de qualité. Ça saute, ça danse, ça pogote, bref la température commence à monter à l’intérieur du chapiteau !

Première grosse tête d’affiche de la journée, Youssoupha a mis le feu d’entrée de jeu, avec de talentueux musiciens qui accompagnent énergiquement son flow déchaîné ! Le rappeur reste en frontstage tout le long du show et délivre ses textes avec une puissance incroyable devant une foule en délire. Grosse ambiance sous le chapiteau Win for Life, et en même temps Youssoupha était très très attendu par ses fans, qui occupaient les premiers rangs depuis un bon moment !

L’Inc’Rock est chaud. L’Inc’Rock sort d’un concert de Youssoupha sous la constellation du gueudin. L’Inc’Rock se chauffe en scandant des chants scouts entassé sur les “crash barrières”. L’Inc’Rock veut Dosseh! Et le rappeur d’Orleans lui rend bien, dès son entrée sur scène, faisant fi des préliminaires pour lui balancer cash un énergique cocktail de basses sismiques et de punchlines. Dosseh retourne littéralement le parterre de festivaliers en feu qui s’offrent à lui. La nuit sera longue…

“Tonton” est dans la place ! Son public est là, prêt, chaud. Après un court warm-up, le padre entre en scène pour un show transgénérationnel. Sa voix éraillée, brute, mythique (même atténuée par l’autotune) traverse les âges, et enflamme une foule qui ne demandait que ça ! Epaulé par AP, Rim’k délivre, avec énergie, ses nouveaux titres ainsi que ses classiques de 113. Un show efficace et sur-mesure.

C’est ensuite l’homme-singe qui donne rendez-vous sur la Win For Life. Et il faut reconnaître que l’énergumène fout un épique dawa à réveiller les morts ! Un public euphorique accompagné du set au poil de Kid Noize, un cocktail qui ravi tout le monde! Les basses, le show et les pogos, tout est réuni pour une ambiance de dingue!

Du haut de ses 30 ans de carrière, qu’il a fêté il y a peu au Palais 12, Daddy K n’a plus rien à prouver au public incourtois. Le tonton du DJing belge joue littéralement avec la foule en enchaînant les montées et les rexims variet’, années 90 et electro-jump les plus improbables. Le public danse, s’accroupit, lève les bras, saute selon les désirs de l’artiste. Un bain de foule nostalgique, quelque peu survitaminé, un zapping Hit Connections et une ferveur ambiante qui feraient passer l’Inc’Rock Festival pour une finale de coupe du monde…
« Make the magic in the air », scandent d’une seule voix les survivants de cette deuxième journée d’IRF 2019!
À demain!

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