ScènesBelges http://www.scenesbelges.be/wp Review de vos concerts Sat, 18 Jan 2020 10:23:03 +0000 fr-FR hourly 1 Mention grande distinction pour TYPH BARROW au Botanique http://www.scenesbelges.be/wp/2020/01/18/mention-grande-distinction-pour-typh-barrow-au-botanique/ Sat, 18 Jan 2020 10:21:20 +0000 http://www.scenesbelges.be/wp/?p=16082 Grosse agitation ce vendredi soir dans les serres du Botanique. Il y a quelques semaines à peine que ce concert exclusif de TYPH BARROW a été annoncé. La raison ? Ce vendredi 17 janvier 2020 marque la sortie de son très réussi et lumineux deuxième album intitulé “Aloha”. Plusieurs extraits …

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Grosse agitation ce vendredi soir dans les serres du Botanique. Il y a quelques semaines à peine que ce concert exclusif de TYPH BARROW a été annoncé. La raison ? Ce vendredi 17 janvier 2020 marque la sortie de son très réussi et lumineux deuxième album intitulé “Aloha”. Plusieurs extraits de celui-ci ont déjà été joués sur scène l’an passé, en plus de deux singles qui tournent en radio depuis plusieurs mois. L’Orangerie affiche logiquement complet pour cette “Release Party”. Après un marathon promotionnel et médiatique de plusieurs jours, Typh Barrow va enfin pouvoir passer à la concrétisation de tout ça sur scène. On a également eu l’occasion de la rencontrer un peu plus tôt dans la journée. Le récit de notre rencontre sera à lire très prochainement sur notre site. Mais d’abord compte-rendu de l’examen de ce vendredi soir.

Ce sont d’abord ses musiciens qui montent sur scène dans un jeu de lumières blanches en contrejour. Ils se lancent dans un instru aux sonorités blues et rock des plus emballant. Ils sont rapidement rejoints par Typh Barrow au synthé. Elle est vêtue d’un tailleur rose. Celui-ci lui donne des airs de panthère… rose, mais toujours avec classe, sa marque de fabrique en somme. Elle lance alors les premières notes du rythmé “Damn ! You’re bad” issu du nouvel album. Elle enchaine avec “Colour” et ses sonorités funkys, mais surtout avec sa mélodie irrésistiblement dansante. A la fin du morceau, en même temps qu’elle va s’installer au piano, elle en profite pour remercier tout le monde d’être présent ce soir pour cette présentation du nouvel album. Elle précie que cela ne doit pas pour autant priver le public de ses anciens titres, et elle enchaine donc avec “The Whispers” sur un ton plus soul.

Typh Barrow a gagné en profondeur vocale, musicale et mélodique, notamment grâce à ces touches de blues et de folk (comme le titre “They’re Calling Your Name” par exemple) qui sont un délice sonore lorsqu’elles sont associées à sa voix. Oui cette voix ne laisse pas insensible, mais rien de nouveau de ce coté là. Lorsqu’elle avait été propulsée sur le devant de la scène, les médias n’avaient pas hésité à la qualifier de “la nouvelle Amy Winehouse”. Ce second album et son interprétation live tendent à le confirmer, et il ne s’agit plus uniquement d’un effet de buzz. La comparer aux divas américaines de la soul n’est pas présomptueux. On pense notamment aux titres “The Gift” (en duo avec Jasper Steverlinck sur l’album mais qui n’est pas présent ce soir) et surtout à “Very First Morning” où elle tient une note avec puissance et assurance durant plusieurs trop longues secondes pour le commun des mortels. Le tout avec délicatesse et émotion. On en reste un peu sur le cul.

Autre moment fort lorsqu’elle descend au milieu du public pour interpréter le très intimiste “Hold you sister”, qu’elle a écrit pour sa petite soeur qui est présente ce soir dans la salle. Sa voix devient fébrile lorsqu’elle l’évoque mais elle tient bon, accompagnée d’une discrète guitare qui semble chuchoter chacune de ses notes comme une intime confidence. Et nos poils s’hérissent ensuite lorsqu’elle retourne à son piano, seule, pour le titre “Hurt” où sa voix semble vraiment avoir été blessée dans son interprétation. Quand ses musiciens la rejoignent ensuite c’est pour le tourmenté “Daddy’s not coming back” qui s’achève dans un intense tourbillon de lumières et de guitares, pendant que Typh vit physiquement le morceau. L’ambiance se fait ensuite plus festive lorsqu’elle envoie sa reprise de “No Diggity” où il devient difficile de trouver quelqu’un qui ne bouge pas son popotin pendant que Typh se lance dans des solos rappés enflammés. La machine à tubes est ensuite mise en route avec le trio “Taboo”, “Replace” et l’ultra-efficace “Doesn’t really matter” où la belle envoie promener ses escarpins le temps d’un élégant pas de danse décomplexé.

Arrive le dernier titre du set principal, mais quel titre ! Le titre éponyme de l’album, LA pièce maitresse, l’envoutant “Aloha”. Et à concert exceptionnel, invité exceptionnel, puisque le chanteur Gulaan est venu tout droit de Nouvelle-Calédonie ce soir pour interpréter ce morceau. On l’avait espéré secrètement sans vraiment y croire mais il est là. Typh pose ses doigts sur son piano et fait glisser les premières notes du titre, avant que la chaude voix de Gulaan ne vienne faire décoller le Botanique vers de hautes sphères lumineuses. La voix de Typh (tout sourire) vient s’y greffer en cours de route. La puissance du morceau est décuplée dans un final intense où Typh semble sur le point d’envoyer balader le tabouret sur lequel elle est assisse, tellement son jeu est énergique et presque habité. Le kiff est total, aussi bien sur scène que dans la salle.

Typh revient ensuite sur scène pour expliquer que ça ne sera pas elle et son groupe qui se chargeront du rappel de ce soir. Elle laisse carte blanche à Gulaan. L’annonce de cette belle surprise est suivie de longs applaudissements enthousiastes. Joli cadeau pour lui et pour nous aussi. Le temps de deux chansons, une à la guitare et l’autre au ukulélé, Gulaan nous emmène voyager au plus profond des racines du peuple Kanak. C’est toute l’Orangerie qui part en un instant au cœur des îles de l’océan Pacifique. Un moment suspendu, fragile et hors du temps. Belle conclusion d’un concert où l’attente des spectateurs était proportionnelle à leur curiosité et à leur satisfaction en bout de course. Et toute le monde est ressorti de là avec l’esprit tranquille. Aloha les amis !

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CONCOURS – Marc Ysaye au Botanique http://www.scenesbelges.be/wp/2020/01/17/concours-marc-ysaye-au-botanique/ Fri, 17 Jan 2020 13:13:45 +0000 http://www.scenesbelges.be/wp/?p=16090 The post CONCOURS – Marc Ysaye au Botanique appeared first on ScènesBelges.

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SUM 41 défonce la Lotto Arena d’Anvers http://www.scenesbelges.be/wp/2020/01/15/sum-41-defonce-la-lotto-arena-danvers/ Wed, 15 Jan 2020 17:57:55 +0000 http://www.scenesbelges.be/wp/?p=16023 Grosse affiche de punk-rock nord-américain ce mardi à la Lotto Arena d’Anvers avec ZEBRAHEAD et SUM 41. Ces derniers occupent la tête d’affiche. Anvers marque le début de leur tournée des salles en Europe. Ils sont là pour défendre leur dernier bébé : “Order in decline”, sorti l’an passé. C’est …

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Grosse affiche de punk-rock nord-américain ce mardi à la Lotto Arena d’Anvers avec ZEBRAHEAD et SUM 41. Ces derniers occupent la tête d’affiche. Anvers marque le début de leur tournée des salles en Europe. Ils sont là pour défendre leur dernier bébé : “Order in decline”, sorti l’an passé. C’est l’occasion d’aller voir si les membres du groupe, qui viennent gentiment chatouiller la quarantaine, dont vingts ans de carrière, en ont encore dans le calbard. Sum 41 avait marqué toute une génération d’ados au début des années 2000, au même moment que l’émergence de Blink 182 et de toute la mouvance néo-métal en parallèle notamment. Vingt ans plus tard, ils sont toujours là, et leurs fans aussi. Mais avant d’aller pogoter gaiement dans la fosse, il a fallut faire pogoter la voiture sur le ring d’Anvers à l’heure de pointe. Récit d’une soirée où de grands enfants se sont joyeusement bastonnés en faisant voler les bières.

LE REPORTAGE PHOTO DU CONCERT SUIVRA DANS QUELQUES JOURS !

Zebrahead ouvre donc les hostilités alors que le public arrive encore. C’est parti pour une demi-heure de punk rock bien rageux. La fosse d’abord timide se réveille progressivement pour finir en circle pit. Et sur scène ça s’agite aussi dans tout les sens. Il y a même un bar à cocktails sur la gauche. Ce qui permet au chanteur de faire monter un spectateur sur scène pour que celui-ci puisse profiter du bar. La sécurité est un peu prise au dépourvu puisqu’ils sont finalement trois à échapper à la vigilance de celle-ci. Une partie de l’équipe technique du groupe est présente sur scène avec des déguisements de grenouilles, dinosaures ou caméléon. On ne sait pas trop. Tout ça se termine avec le slam d’un des membres de cette équipe technique. Mais pas n’importe comment puisque celui-ci traverse la fosse sur une pastèque gonflable. Au bout d’une demi-heure le groupe quitte la scène avec l’éternel “I Will Always Love You” de Whitney Houston en fond musical. Sans oublier de demander au préalable aux spectateurs d’acheter leur CD pour qu’ils puissent se payer des putes et acheter du crack.
 
Il est grand temps d’aller au bar pour refaire le plein pour la suite de la soirée. Et pendant ce temps la sono diffuse du System Of A Down, du Offspring, du Metallica et du Papa Roach, histoires de bien chauffer tout le monde ! La salle se transforme à plusieurs reprises en énorme karaoké hurlant.
 
 
Une première date de tournée est toujours une sorte de test grandeur nature, aussi bien pour les musiciens que pour les équipes techniques, avec parfois quelques bugs. Alors qu’un grand drap devait cacher la scène celui-ci ne se déploie pas comme prévu et finalement l’équipe technique décide tout simplement de le retirer. Et c’est donc sans artifice particulier que Sum 41 investi la scène pour deux petites heures. Et décidément ce soir les draps sont capricieux puisque celui qui devait aussi se déployer en fond de scène comme décor ne se déploie pas non plus correctement dans un premier temps. À la décharge de tout le monde, le groupe était encore au Japon trois jours avant. Mais au final on s’en fout un peu, ce n’est pas ça qu’on est venu chercher ce soir.
 
Sur scène rien n’a vraiment changé depuis 20 ans, on a toujours l’impression d’avoir en face de soi cinq petits merdeux bien décidés à faire un maximum de bruit et à mettre un beau bordel. Surtout Deryck Whibley, le chanteur, avec son sourire narquois et sa chevelure blond platine. Cette impression est aussi valable pour la manière dont chaque musicien occupe l’espace scénique et pour leur jeu musical qui ne s’est pas ramollit du tout. On est toujours dans cette veine punk-rock avec quelques riffs plus heavy.
 
 
Ils attaquent donc sans mise en scène particulière avec “Turning Away” qui ouvre également le dernier opus. Un premier morceau relativement “tranquille” avant de tout de suite élever le niveau avec le jouissif  “The Hell Song”, issu de l’album “Does This Look Infected ?”. La salle exulte et se replonge sans hésiter dans l’énergie de son adolescence. Très rapidement la fosse se met à s’agiter frénétiquement, et les premiers slameurs entament leurs mouvementés voyages, portés par la foule. Dans le même temps des canons à airs balancent des confettis, des serpentins et des fumigènes. L’enchainement des morceaux qui traverse l’ensemble de leur discographie laisse peu de répit et maintient un rythme très soutenu. Les gradins restent quant à eux désespérément assis, à l’exception de 23 spectateurs (oui oui on les a comptés) qui feraient bien le plongeon direct des gradins vers la fosse. A défaut ils balanceront quelques bières dans celle-ci… OK d’accord, on en a peut-être lancé une, mais personne ne peut le prouver.
 
le monstrueux “We’re to blame” en rajoute une couche avant le passage plus posé (enfin tout est relatif) et mélodique de “War”. Mais des titres comme “No Reason” repris en chœur par toute la salle viennent remettre un furieux bazar. Après un quart d’heure plus posé (parfois aussi appelé “le 1/4 d’heure niaiseux”) on repart au rythme d’une batterie qui n’attendait que ça. Deryck Whibley quitte ensuite la scène pour réapparaitre au niveau de la console son en fond de fosse pour interpréter quelques morceaux, dont le très mélancolique “Pieces” issus de l’album Chuck. Morceau au cours duquel il rencontre quelques problèmes avec le son du retour dans ses oreillettes, sans pour autant se laisser déstabiliser plus que ça. Retour ensuite sur scène où un immense Belzébuth gonflable apparait en fond de scène. Il nous fait immanquablement penser à l’épisode des Simpsons où le groupe Spinal Tap vient jouer à Springfield lors d’un concert qui vire au fiasco et à l’émeute générale.
 
Le très nerveux “Still Waiting” est ensuite hurlé à s’en faire pèter les cordes vocales et vient conclure l’affaire. Mais tout le monde semble d’accord pour dire que l’on n’en restera pas là pour ce soir. Le groupe revient sur scène pour un dernier round avec tout d’abord une reprise très agitée du “We Will Rock You” de Queen et ensuite avec leur hymne “In Too Deep”.  Le groupe quitte la scène définitivement, laissant la fosse dans un piteux état, signe que la soirée fut bonne. 
 
 
SETLIST
 
Turning Away
The Hell Song
Motivation
Over My Head
We’re All To Blame
War
Out For Blood
The New Sensation
Walkin Disaster
With Me
No Reason
Fake My Own Death
A Death In The Family
Screaming Bloody Murder
Underclass Hero
Pieces
The People
Makes No Difference
Fat Lip
Still Waiting
 
We Will Rock You (Queen Cover)
In Too Deep
 
 

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Douce fougue post-adolescente avec VIDEOCLUB au Botanique http://www.scenesbelges.be/wp/2020/01/14/douce-fougue-post-adolescente-avec-videoclub-au-botanique/ Tue, 14 Jan 2020 11:26:36 +0000 http://www.scenesbelges.be/wp/?p=15930 Quelques explications sont nécessaires avant de commencer quoi que ce soit : VIDEOCLUB c’est un duo electro-pop français composé d’Adèle Castillon et Matthieu Reynaud, tous les deux âgés de 18 ans. Oui oui, il n’ont pas connu le vingtième siècle et ils viennent remplir ce soir l’Orangerie du Botanique ! …

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Quelques explications sont nécessaires avant de commencer quoi que ce soit : VIDEOCLUB c’est un duo electro-pop français composé d’Adèle Castillon et Matthieu Reynaud, tous les deux âgés de 18 ans. Oui oui, il n’ont pas connu le vingtième siècle et ils viennent remplir ce soir l’Orangerie du Botanique ! À leur compte : tout juste cinq petits titres sur Spotify et quelques vidéos sur Youtube. Cinq titres mais déjà des chiffres impressionnants avec près de 50 millions d’écoutes en quelques mois. Ces chiffres impressionnant doivent cacher quelque chose qui nous a échappé jusque là mais qui a déjà conquis la jeune génération (ce qui ne fait pas de nous des vieux has been, enfin on espère). On prend donc la direction du Botanique pour satisfaire notre curiosité et tenter de comprendre ce qui se passe au Vidéoclub.
Et c’est un public principalement adolescent qui s’amasse de manière compacte devant la scène de l’Orangerie en ce lundi soir, avant même le début de la première partie. On entend parler aussi bien français que néerlandais. Qui dit public jeune dit beaucoup d’énergie et d’enthousiasme. C’est Ana Diaz qui a la mission de chauffer tout ce petit monde qui attend patiemment de pouvoir partir au quart de tour. La bruxelloise nous propose sa jolie voix chaude et pudiquement suave sur fond de breaks electros et de piano, de temps en temps accompagnée d’une choriste. L’ensemble est à la fois fragile et puissant. A l’oreille on pense parfois un peu à Angèle avec des paroles aussi bien en Anglais qu’en français, ou en Galicien le temps d’un morceau. On est posé et tranquille.

Lorsque les lumières s’éteignent définitivement ça se met à hurler de partout. Les cris redoublent lorsque le duo monte sur scène et vient se placer derrières ses synthés. C’est parti pour une heure d’électro-pop nocturne et lumineuse, dans une ambiance de bal de fin d’année. Chaque mot chanté est reprit avec enthousiasme par le public qui n’attend que de pouvoir danser, sauter et frapper dans les mains dès que l’occasion se présente. La régulière utilisation de la guitare par Matthieu apporte un relief mélodique juvénile franchement bien foutu avec la jeune voix d’Adèle.

Le duo alterne ses compositions originales avec quelques reprises dont une version dansante et moderne d’ “Un autre monde” de Téléphone. Titre dont le texte semble toujours faire écho en 2020 chez les jeunes, et les moins jeunes dont nous faisons partie. Rêver et espérer, une légère innocente et de la bienveillance euphorique. C’est tout cela qui se dégage de l’Orangerie ce soir. L’influence d’un état d’esprit combattant et positif à la Fauve n’est pas bien loin, croisée avec la légèreté des mélodies dansantes de Thérapie Taxi et la poésie mélancolique des textes d’Odezenne. La jolie complicité amoureuse du duo sur scène renvoyant à un romantisme insouciant n’y est pas étrangère. Tout comme les pas de danse d’Adèle et l’énergie que met Matthieu à jouer de ses instruments. Du coup on pardonne les quelques hésitations vocales d’Adèle. On aurait presque envie d’écrire que ces petites imperfections rendent l’ensemble encore plus cohérent.

Ce sont les titres “Amour Plastique” et “En nuit” qui suscitent le plus de réactions et qui constituent les moments forts du set. Les deux titres sont rejoués en fin de set lors du rappel (petite discographie oblige). Rappel réclamé très bruyamment d’ailleurs. Mais le titre “Amour Plastique” est réinterprété dans une version guitare-voix, le duo étant spontanément éclairé par la lumière des smartphone du public.
 
On espère les recroiser très bientôt sur d’autres scènes et avec plus de titres. Il ne nous reste plus qu’à leur souhaiter bon vent pour le futur, et à les remercier pour leur enthousiasme et leur fraicheur, comme le feraient des enseignants lors de la remise des diplômes de fin d’étude.

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TYPH BARROW au Botanique le 17 janvier http://www.scenesbelges.be/wp/2020/01/09/typh-barrow-au-botanique-le-17-janvier/ Thu, 09 Jan 2020 15:18:44 +0000 http://www.scenesbelges.be/wp/?p=15907 C’est vendredi prochain, soit le 17 janvier, que la talentueuse TYPH BARROW sortira son second album chaudement intitulé “Aloha“. C’est à cette occasion que la chanteuse, auteur, compositrice et pianiste (tout ça oui) bruxelloise donnera un showcase exclusif au Botanique le jour même. C’est d’abord le single “Replace” et ensuite …

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C’est vendredi prochain, soit le 17 janvier, que la talentueuse TYPH BARROW sortira son second album chaudement intitulé “Aloha“. C’est à cette occasion que la chanteuse, auteur, compositrice et pianiste (tout ça oui) bruxelloise donnera un showcase exclusif au Botanique le jour même. C’est d’abord le single “Replace” et ensuite le très rythmé et imparable “Doesn’t Really Matter“, annonciateurs de cet album, qui ont déboulés sur les ondes il y a quelques mois. Le plat de consistance est donc prévu pour très bientôt

Typh Barrow réussit à marier la soul et la pop avec des touches de jazz et de blues, le tout étant porté par sa voix au timbre singulier. Artiste de l’ère 2.0 , c’est via les réseaux sociaux qu’elle se fait repérer avec quelques reprises et notamment le mythique “Gangsta Paradise” de Coolio. Cette reprise obtient même l’officieux mais très honorifique titre de “meilleur reprise” du morceau en question. Titre décerné par Coolio en personne !  Après deux EP et un premier album, “RAW“, tous aussi bien salués par les médias que par le grand public elle passe maintenant la seconde avec ce nouvel album attendu impatiemment.

Ce showcase sera l’occasion pour Typh Barrow de présenter ses nouveaux titres. Elle partira ensuite en tournée au mois de mai. Tournée qui passera par Liège, Luxembourg, Charleroi et Bruxelles. On la retrouvera aussi probablement en festivals cet été. Mais en attendant rendez-vous est déjà prit au Botanique le 17 janvier !

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DAVID HALLYDAY ouvre les hostilités au Cirque Royal http://www.scenesbelges.be/wp/2020/01/09/david-hallyday-ouvre-les-hostilites-au-cirque-royal/ Thu, 09 Jan 2020 13:16:41 +0000 http://www.scenesbelges.be/wp/?p=15884 Cela fait maintenant plus de 30 ans déjà que DAVID HALLYDAY a entamé sa carrière de chanteur multi-instrumentiste. Tout a commencé aux États-Unis dans un premier temps, avant de percer sur le territoire francophone quelques années plus tard. Il n’est, et il n’a pas toujours été simple d’exister artistiquement dans …

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Cela fait maintenant plus de 30 ans déjà que DAVID HALLYDAY a entamé sa carrière de chanteur multi-instrumentiste. Tout a commencé aux États-Unis dans un premier temps, avant de percer sur le territoire francophone quelques années plus tard. Il n’est, et il n’a pas toujours été simple d’exister artistiquement dans le sillon d’un père aussi emblématique que le sien. Ça n’a pas empêché le garçon de tracer son chemin et d’avoir sorti fin 2018 un treizième album sobrement intitulé “J’ai quelque chose à vous dire”, et ce malgré les tempêtes médiatiques. David Hallyday était au Cirque Royal à Bruxelles ce mercredi soir pour le lancement de la tournée 2020 de son “ÉTERNEL TOUR”. On est allé voir et écouter ce qu’il avait à nous dire.

Et c’est un Cirque Royal correctement garni (les balcons sont ouverts mais peu remplis) qui accueille David Hallyday et ses 4 musiciens sur le coup de 20h15. La scène est dissimulée derrière un voile blanc légèrement transparent. On distingue à l’avant-plan une batterie placée au centre de celle-ci. Les lumières s’éteignent et une ombre vient s’y installer alors que différentes images sont projetées sur le voile blanc. Des nappes de synthés et de guitares s’extirpent des enceintes avant que David ne donne les premières rythmiques de son concert sur ses fûts et ses cymbales, sur le titre “C’est pas de l’amour”. On l’oublie trop souvent mais le chanteur était batteur à l’origine. Il joue également de la guitare et du piano dont il fera usage à plusieurs reprises ce soir.  

Au bout de deux titres, ce voile s’efface et laisse apparaitre la scène et ses musiciens dont la puissance de frappe électrique peut paraitre surprenante avec le titre “J’ai quelque chose à vous dire”. Mais nous on apprécie. En fond de scène un écran géant et 6 écrans verticaux de part et d’autre de celui-ci. Le tableau d’ensemble à de la gueule.

L’artiste est clairement venu défendre son dernier album, pas mal de titres sont joués. L’ensemble du set laisse apparaitre la diversité musicale de son répertoire, avec par exemple le très dansant “A toi je pardonne” et son synthé solaire et entêtant. Un juste équilibre entre les sonorités rock, pop et quelques touches de synthés électroniques. David fait bien évidemment plusieurs incursions dans son large répertoire, avec notamment “Le défi”. Le voile blanc fait ensuite son retour pour “Pluie de novembre” joué au piano. Des gouttes de pluie sont projetées sur le voile. Ce piano constitue t’il un hommage déguisé au “November Rain” des Guns And Roses ? Il explore ensuite le registre de la ballade folk avec le titre “On se fait peur” et ses chœurs qui se répètent gaiement. Il va encore plus loin, jusqu’à expérimenter le rock psychédélique aux accents de Far-West, le temps du final d’un morceau où il frappe sur un rythme martial deux fûts de batterie alors que ses musiciens se lancent dans des distorsions sonores en tout genre. Pas certain que la majorité du public était vraiment préparée à ça. Enfin, il alterne avec le chant en anglais, notamment sur son tout premier single “High” et le titre power-rock de “The Rising”.

David prend ensuite la parole pour expliquer le pouvoir de la musique et notamment la force que celle-ci à de réunir les gens. C’est à ce moment là que toute la salle plonge dans une émotion palpable avec “Sang pour sang”, écrit à l’époque pour son père Johnny. On voit ça et là des larmes couler sur les visages. Le titre s’achève avec une photo de son père projetée sur l’écran géant. De longs applaudissement s’en suivent. Il enchaine ensuite avec “Tu ne m’as pas laissé le temps”, titre qui a fait définitivement décoller sa carrière dans l’hexagone et chez nous à la fin du siècle passé. C’est une version légèrement retravaillée et épurée aux accents folk et blues qu’il propose ce soir.

Le rappel annonce trois derniers titres, avec “About you” au piano en anglais, puis un dernier passage toutes voix et guitares hurlantes avec le puissant “Le nerf de la guerre”. Le titre “Éternel” vient achever un concert de deux petites heures. Le voile qui dissimulait la scène au début du concert vient la faire disparaitre définitivement.

Durant le concert on aura été parfois quelque peu interpellé par le chant de David qui nous a semblé légèrement poussif, donnant l’impression qu’il force. Cette impression disparait cependant sur les titres en anglais, étrangement. Derrière une réputation de chanteur dit de “variété” c’est un concert aux sonorités franchement rock qui nous a été proposé ce soir. On distingue par moment quelques postures physiques héritées de son père. L’influence du rock américain et de sa vie de l’autre coté de l’Atlantique se ressentent fortement dans sa musique. Quelques spectateurs se plaignant d’ailleurs à la fin du concert du fait que le son allait trop fort. Mais le son ne va jamais assez fort dans le rock !

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Interview – Trixie Whitley : “J’expérimente vraiment la musique comme un peintre.” http://www.scenesbelges.be/wp/2020/01/02/interview-jexperimente-vraiment-la-musique-comme-un-peintre/ Thu, 02 Jan 2020 13:58:10 +0000 http://www.scenesbelges.be/wp/?p=15456 L’artiste américano-belge Trixie Whitley nous a accordé de son temps avant son concert à l’Ancienne Belgique (dont vous pouvez retrouver le compte-rendu ICI ). Et c’est en toute simplicité que nous avons pu échanger avec elle dans sa loge avant le concert. Gaël pour Scenes Belges : Vous parvenez à …

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L’artiste américano-belge Trixie Whitley nous a accordé de son temps avant son concert à l’Ancienne Belgique (dont vous pouvez retrouver le compte-rendu ICI ). Et c’est en toute simplicité que nous avons pu échanger avec elle dans sa loge avant le concert.

Gaël pour Scenes Belges : Vous parvenez à ma donner des frissons aussi bien en live qu’en album, comment est-ce que vous travaillez sur la production? Quels sont les choses spécifiques sur lesquelles vous travaillez?

Trixie Whitley : J’essaie vraiment d’utiliser le studio comme un instrument complètement différent de la scène. J’ai d’ailleurs souvent la remarque des gens :”Oh mais vos albums sonnent tellement différemment en live”. Je dis toujours que j’aime le studio pour des raisons différentes de celles pour lesquelles j’aime le live. Il y a deux bêtes différentes, si je puis dire, et du coup je ne suis pas gênée pour utiliser ces différences. Je n’essaie jamais de reproduire un album sur scène, j’aime le fait que ce soit des environnements différents, en tant que performeuse et musicienne j’aime utiliser ces deux facettes différentes. Le fait est que dans un studio tu as tout un tas d’instruments, pédales, etc… à ta disposition pour travailler et c’est complètement différent sur scène si un micro tombe ou qu’un câble lâche, vous êtes devant des milliers de personnes avec votre problème. Ce sont aussi des choses avec lesquelles il faut travailler et j’aime travailler avec ces challenges. Je suis quelqu’un qui est à la recherche de ces heureuses erreurs, je vis pour le processus, durant un show live j’aime aussi aller quelque part où je sais que je peux me surprendre moi-même, et le public également (rire!). Je sais que le public peut s’attendre à ne pas assister deux fois au même show, comme dans une situation comme aujourd’hui où nous jouons deux soirs d’affilées à l’AB, je sais qu’il y aura des choses différentes par rapport à hier et j’espère pouvoir transmettre tout ça et j’ose espérer que mon public ressente ça également.

SB : Nous parlions de peinture tout à l’heure, est-ce que vous avez de l’intérêt dans d’autres branches culturelles que la musique? (Peinture, danse, théâtre, etc…)

TW : Tout à fait! Je pense que j’apprends à connaitre mes propres formes d’expression tout comme je grandi et évolue. Fondamentalement je pense que l’endroit où je suis le plus à l’aise, c’est dans l’expression. Et j’ai toujours été gênée par rapport au mot “Artiste” parce que je trouvais ça trop prétentieux. Mais je réalise maintenant que je suis une artiste en expression, que ce soit via le son, les mouvements (jouer la comédie, danser) j’adore vraiment le côté artistique de ces formes d’expression. Tout comme la peinture en fait, je ne peins pas moi-même mais j’imagine tout à fait qu’un jour ce serait un moyen pour moi de me distancer un peu de la musique et qui pourrait être aussi gratifiant que la musique. Encore, l’expression est quelque chose de très circulaire, j’utilise le terme circulaire car je connecte tellement de choses là-dedans. C’est un monde d’expression, que j’ai un bête sceau pour taper dessus (rire) ou si j’ai juste un micro et une personne dans le public, c’est une toute autre dynamique. C’est un peu une sensation d’expression parce que j’aime beaucoup utiliser mes sens, trouver le bon compromis entre eux. Comme par exemple un très jeune enfant qui n’a pas encore de vocabulaire pour communiquer mais ils ressentent quand même les choses. J’aime conserver ce type de réaction subconsciente à la manière d’un jeune enfant.

SB : Breath you in my dreams est vraiment spéciale pour moi, c’est une chansons que j’aime beaucoup et j’ai déjà entendu des versions bien différentes. Pouvez-vous m’en dire un peu plus sur ce morceau et son évolution?

TW : J’ai été intéressée, fascinée par l’exploration du territoire des Sonics, en utilisant des technologies modernes, pédales d’effet, etc… pour colorer la musique. C’est comme jouer le même riff avec différentes pédales d’effet, le résultat est à chaque fois différent. Comme je m’entend parler ici, j’expérimente vraiment la musique comme un peintre. Je sais quelle image je veux peindre en gros, mais je peux toujours rajouter des nuages un jour, changer des couleurs ou ajouter des ombres, éclaircir l’image, etc..

Pour en revenir à la question, Breathe You in My Dreams est une des premières chansons que j’ai composées et c’était vraiment un aspect hyper important à l’époque pour moi. Parce que j’ai réalisé que :”Ok, j’adore tout ce qui peut se passer dans un studio mais fondamentalement je veux chanter mes propres chansons”. Si je ne veux pas que d’autres écrivent les chansons pour moi, parce que je pense que j’ai réalisé très vite en tant qu’ado que je n’étais clairement pas satisfaite de juste chanter les chansons. A plusieurs reprises et plus spécialement lorsque vous êtes une chanteuse, il y a une certaine formule toute faite dans l’industrie musicale : Oh tu es une chanteuse, alors créons simplement le reste du package. On va te donner des chansons, la production, le groupe, et tu peux juste chanter par-dessus et être sur scène.
Et très jeune j’ai réalisé que je n’étais pas du tout intéressée par ça, j’ai donc appris à écrire des chansons assez puissantes que pour être présente sur un album sans que ce soit quelqu’un d’autre qui la compose. Du coup “Breathe You in My Dreams” est un exemple parfait, car je pense que j’ai continué sur cette voie. Je commence peut-être de façon un peu old-school, comme “est-ce qu’une chanson peut tenir la route sans toutes les astuces et effets du studio?”
Du coup, quand je suis sur scène, je peux soit amener tous ces outils du studio ou bien au contraire jouer le morceau de manière très épurée mais c’est toujours la même chanson. C’est comme ça que j’aime travailler!

SB : Quelques explications sur la pochette du dernier album, Lacuna?

TW : La pochette du dernier album? Vous savez quoi? Et bien on l’a refaite! J’étais vraiment très excitée par la première pochette mais après nous avons tourné les clips de l’album, et c’est la première fois que je travaille avec une directrice artistique de haut niveau et elle disait :”Ok tu sais quoi? Je ne pense pas que ce soit suffisamment bon…” Et moi j’étais là comme ça :”Oh ok… Tu penses que ce n’est pas suffisant? … ok alors remettons nous au boulot, regardons tous les ingrédients à notre disposition et essayons quelque chose de différent!” parce que j’aime beaucoup être challengée! (rire).
Par après j’étais là :”Ah mais oui! Elle avait tout à fait raison!” et je suis tellement contente que quelqu’un soit aussi critique parce qu’on a tous besoin de ça et j’aime être challengée. Ça a pris un peu de temps pour atterrir là où nous le sentions bien, où ça pourrait rendre justice à l’album. C’était comique à propos des couleurs au début je voulais absolument que ce soit rouge, le disque devait être rouge mais après quand j’ai commencé à réfléchir plus en profondeur j’ai remarqué que tout le monde utilisait le rouge de nos jours (rire). Du coup j’ai commencé à voir ce lettrage rouge partout, comme la scène Punk l’utilisait, un truc un peu old-school… J’aime cette esthétique. Mais ensuite j’ai réalisé que je souhaitais créer quelque chose de plus personnel, et j’ai vu une peinture de Pierre Soulages et j’étais là :”Wow, CE bleu est vraiment spécial! Je n’ai pas souvent vu ce type de couleur dans le paysage musical”. Le genre rouge-noir-blanc est quelque chose que j’ai déjà vu à de nombreuses reprises, surtout dans le milieu de l’underground mais maintenant c’est utilisé également dans le milieu plus commercial, un peu comme à chaque fois ils volent à l’underground. Du coup je me suis dit :”Oh bleu électrique, essayons ça!” et ça a fini par marcher plutôt très bien!

SB : Alors il y a d’autres formes d’arts qui nourrissent votre musique?

TW : Je pense en effet! Honnêtement c’est la première fois que j’ai un costume sur scène. Et j’étais là :”Oh mais qu’est-ce que tu fais?” Je ne porterais pas ça de manière normale, dans la vie de tous les jours, mais sur scène ça m’aide clairement à créer quelque chose. Je suis toujours très impliquée dans mes artworks, vidéos et tout ça et j’aime énormément discuter avec des designers parce que c’est le langage visuel et c’est une très bonne manière pour moi de m’exprimer. J’adore collaborer avec d’autres artistes car fondamentalement la plupart des gens sont vraiment créatifs. Il faut utiliser ses sens pour nourrir son inspiration. C’est vraiment quelque chose qui m’excite, je me sens comme au début du voyage. Ça m’a déjà pris tout ça (3 albums), pour trouver une sorte de confiance dans ma musicalité parce que c’est quelque chose dont j’étais très demandeuse déjà à un très jeune âge et avec l’influence extérieure de l’industrie musicale c’est quelque chose contre lequel j’ai dû me battre pour trouver ma place de musicienne. Et ne pas être seulement reconnue en tant que juste une chanteuse qui peut convenir au package fourni par l’industrie musicale. Trouver ma propre confiance en quelque chose : “Oh ok, je sais comment écrire des chansons, je peux apprendre ça ou ça“. Je suis vraiment investie dans l’écriture des paroles, les sons, tonalités, etc… Alors maintenant ça m’a pris 3 albums pour trouver cette confiance et je pense maintenant être beaucoup plus confortable avec cet aspect de moi-même, je peux donc vraiment commencer à explorer d’autres formes d’expressions et les ramener dans mon monde. Je dis que c’est seulement le commencement parce que j’ai ressenti récemment que en tant que femme :”Merde, j’arrive à 30 ans!” (rire) et que dans l’industrie musicale, qui est un peu comme le monde des sportifs, tu peux être très vite oublier ou déchu si tu ne joues pas à un très haut niveau. Mais récemment, j’étais plutôt excitée d’être encore sur scène à 70 ans! (rire).

Je sais que j’ai encore un long voyage à parcourir et je trouve ça excitant même si je ne rentre pas dans le carcan de la “Pop”, je serai présente pour un long moment et je trouverai mon public, mon public me trouvera en retour et une chose est certaine c’est que je continuerai à chercher de nouvelles façons de m’exprimer parce que c’est tout simplement mon identité profonde. Je trouve ça extraordinaire si tu peux avoir une relation humble en connaissant tes forces pour explorer et expérimenter, c’est sans fin. Quand tu sais que tu vis pour le processus et que ce genre de chose est étalé sur la vie entière, ça importe peu que les gens perçoivent comme un succès ou non. Un indice de mon succès est que je sais que je donne tout à 100% à chaque instant.

C’est comme les chefs cuisiniers, quelqu’un de passionné par la nourriture c’est sans fin, la liste d’influences, d’autres cultures que tu peux étudier et amener toutes ces épices dans tes plats. Quand je regarde des chefs réellement passionné par l’art culinaire, vous pouvez aussi voir la joie quand ils servent des plats aux autres. Nous avons tous besoin de boire et manger c’est sûr, mais si tu peux le faire vraiment bien, quelque chose de particulièrement bon, quand tu vois un chef il vit pour ça.

La comparaison je pense est l’amour profond d’avoir la possibilité de fournir à quelqu’un quelque chose qui nourrisse son âme, son corps ou son coeur et qui est probablement très bon pour eux. C’est parfois comme ça que je me vois avec mes ingrédients d’expressions (rire).

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Tout ce qui change en 2020 http://www.scenesbelges.be/wp/2020/01/02/tout-ce-qui-change-en-2020/ Thu, 02 Jan 2020 12:02:29 +0000 http://www.scenesbelges.be/wp/?p=15861 En réalité on espère que rien ne changera au niveau musical, si ce n’est toujours plus de diversité et d’enthousiasme. On voulait profiter de cette annonce pour vous souhaiter une excellente année 2020, qu’elle vous soit aussi remplie de concerts, de shows, d’émotions qu’elle l’a été pour nous. Pour info, …

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En réalité on espère que rien ne changera au niveau musical, si ce n’est toujours plus de diversité et d’enthousiasme. On voulait profiter de cette annonce pour vous souhaiter une excellente année 2020, qu’elle vous soit aussi remplie de concerts, de shows, d’émotions qu’elle l’a été pour nous.

Pour info, Scènes Belges été accrédité plus de 300 fois durant l’année 2019, nos photographes et rédacteurs étaient dans les salles de concerts et les plaines de festival toute l’année pour vous partager leur passion de la musique, on espère être encore plus présent en 2020 pour vous partager tout ça.

On en profite également pour remercier les salles de concerts, les maisons de disques, les managers, les organisateurs, les tourneurs, les artistes et toutes les personnes de la scène culturelle musicale pour leur confiance.

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Tryo fête son quart de siècle… Et nous renvoie à nos 15 ans. http://www.scenesbelges.be/wp/2019/12/24/tryo-fete-quart-de-siecle-renvoie-a-nos-15-ans/ Tue, 24 Dec 2019 16:32:55 +0000 http://www.scenesbelges.be/wp/?p=15847 Vingt-cinq ans déjà. Le groupe Tryo fête en 2020 son quart de siècle avec la sortie en janvier d’un double album de 21 titres, sobrement, mais solennellement, baptisé « XXV ». Le double-album s’annonce déjà comme une véritable rétrospective de leur carrière, une compilation de reprises de leurs plus grands …

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Vingt-cinq ans déjà. Le groupe Tryo fête en 2020 son quart de siècle avec la sortie en janvier d’un double album de 21 titres, sobrement, mais solennellement, baptisé « XXV ». Le double-album s’annonce déjà comme une véritable rétrospective de leur carrière, une compilation de reprises de leurs plus grands succès, une véritable fête à laquelle sont conviés des invités de marque: Renaud, Alain Souchon, Big Flo et Oli, Véronique Sanson, Hubert-Félix Thiéfaine, -M-, Bernard Lavilliers, Vianney, Rue Kétanou, les Massilia Sound System, Tiken Jah Fakoly, Dub Inc… La liste est aussi longue que prestigieuse.

Et c’est sur la scène de l’AccordHotels Arena à Paris que le groupe donnera vie à ce formidable projet pour une date unique! Unique, dites-vous? Pas vraiment… Puisque le public belge à eu l’incroyable chance de partager en avant-première avec les artistes un moment privilégié dans le cadre familiale de la ferme du Biéreau. Autant vous dire qu’on avait tous 15 ans vendredi dernier…

C’est donc un véritable retour en adolescence que nous a fait vivre le quatuor sur la scène de la Ferme du Biéreau. Un moment d’émotion particulièrement fort pour tout ceux qui ont vécu l’Hymne de nos Campagnes à l’époque de sa sortie comme une ode accompagnant les premières errances en-dehors des bancs de l’école. Et ce fut mon cas.

Un concert hyper intimiste. Pas de fioriture, pas d’effets spectaculaires, pas de light show tonitruant, pas de drapeaux ni de bombardement de confettis. Juste nos quatre compères, guitare à la main, d’une sincérité touchante, nous offrant une retrospective pleine de nostalgie de leur 25 ans de carrière.

C’est sans nul doute la première partie du concert qui nous a touché le plus émotionnellement. Quel bonheur de voir s’enchainer sur scène les morceaux les plus attendus de Mamagubida et Faut qu’ils s’activent, les deux premiers albums de Tryo, et à nos yeux les plus emblématiques. Une occasion inespérée de redéguster en live certains morceaux que l’on n’espérait plus voir un jour, de C’est du roots à J’ai rien prévu pour demain en passant par Babylone, La Révolution ou encore Yakamonéyé. On se surprend même à choper un p’tit coup de vieux sur France Télécom, en se rappelant que cette époque où les sonneries de portables envahissait les lieux publics n’est pas si lointaine. Et en même temps, elle témoigne d’un monde qu’on ne connaît plus.

Durant plus de 2h30, Tryo a offert un véritable cadeau de nostalgie et une belle cure de jouvence à un public néo-louvaniste conquis. Pour ma part, j’ai réellement revu mon Tryo, celui de mes jeunes années, celui qui m’a émancipé, celui dont on écoutait La Main Verte en fumant des pétards dans cette même salle, alors qu’elle n’était encore qu’une vieille grange délabrées aux relents de squat. Un véritable moment de complicité, porté par les voix d’un public qui connaît toutes les chansons par coeur. J’en suis ressorti le coeur chargé d’une envie de faire la fête comme en mes belles années. Alors, c’est qu’on a fait, tandis que la moitié de la salle se retrouvait jusqu’au petites heures dans les bars du centre.

Demain, il faudra probablement que je m’excuse pour hier. Peu importe, je n’avais justement rien prévu pour demain

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Loyle Carner, l’essence du hip hop à la londonienne http://www.scenesbelges.be/wp/2019/12/23/loyle-carner-lessence-hip-hop-a-londonienne/ Mon, 23 Dec 2019 14:06:04 +0000 http://www.scenesbelges.be/wp/?p=15844 Un flow aussi classe que calme, posé avec une voix grave et chaleureuse sur des instrumentaux empruntant résolument au jazz et à la soul, c’est ce qu’évoque la musique de Loyle Carner pour celles et ceux, nombreux, qui ont pu être charmés par les deux albums du jeune londonien. Mais …

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Un flow aussi classe que calme, posé avec une voix grave et chaleureuse sur des instrumentaux empruntant résolument au jazz et à la soul, c’est ce qu’évoque la musique de Loyle Carner pour celles et ceux, nombreux, qui ont pu être charmés par les deux albums du jeune londonien. Mais ce que ce dernier est venu montrer à la salle comble de l’Ancienne Belgique, c’est qu’il est aussi, et avant tout, un rappeur hors-pair, et une formidable bête de scène.

© CPU – Bert Savels

Lundi 16 décembre, 19H10. La salle de l’AB se remplit doucement. Sur la scène le trio de Lucy Lu offre avec humilité et sympathie sa pop rock, aux accents hip-hop et électro. Le public, curieux et attentionné, se fait de plus en plus nombreux devant l’estrade. Quand le groupe quitte celle-ci avec gratitude, après une étonnante reprise du tube One Thing d’Amerie, la fosse est déjà bien remplie.

Il faut dire que les gens sont impatients, qu’ils attendent depuis deux semaines la venue du rappeur, qui a reporté son concert pour cause de maladie, et que, comme à la date prévue initialement, la billetterie affiche sold-out. Alors quand Loyle Carner fait son apparition, soutenu par des basses percutantes, et un jeu de lumière aussi épuré qu’efficace, la salle rugit. Large t-shirt blanc et pantalon de jogging, accompagné d’un bassiste, d’un claviériste et de son dj Rebel Kleff, l’Anglais lâche ses premières rimes avec une énergie qui contraste avec le ton posé de ses albums. Arpentant inlassablement la scène, dansant, sautant, exhortant la foule à lever les bras en l’air, Loyle Carner enchaîne les morceaux, infatigable. Il remercie le public d’être là, malgré le report du concert, ainsi que les nombreux artistes en featuring sur ses albums, non sans humour.

© CPU – Bert Savels

La basse fait vibrer les cœurs, les beats bouger les têtes. Loin de la démagogie des pogos à outrance qui inondent les scènes de rap, Loyle Carner est un rappel de ce qui fait l’essence du hip-hop. Il remet la figure du rappeur, en tant que créateur de textes qui le dévoilent (à l’instar de son morceau Still, qui raconte les difficultés de son métissage) et dépositaire des qualités techniques nécessaires pour les déclamer avec force, et réaffirme avec énergie que cette seule vertu est déterminante. C’est à travers elle seule que le rappeur mérite l’approbation du public, et le moins qu’on puisse dire, c’est que ce soir-là, le public la donne sans retenue à Loyle Carner, qui s’en délecte, s’en nourrit, et en redouble d’énergie à chaque morceau.

Quand on croit atteindre l’apogée, résonnent les notes du saxophone de l’immense tube Ain’t Nothing Changed. Le rappeur et son public, dans une dernière fièvre de communion, reprennent le refrain en chœur pour une apothéose accentuée par la lumière dorée qui envahit la salle. Après un rappel court mais déchaîné, il quitte la scène, encore étonné de son effet sur le public, ravi de ce moment passé avec nous.

Setlist

Ice Water
You Don’t Know
Stars & Shards
The Seamstress
Angel
Damselfly
Florence
Dear Jean
Deloseil (Brilliant Corners)
No Worries
October
Looking Back
Still
Ottolenghi
Loose Ends
Nothing Changed

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