ScènesBelges http://www.scenesbelges.be/wp Review de vos concerts Thu, 17 Sep 2020 08:54:53 +0000 fr-FR hourly 1 Inc’Rock Festival XS 2020 – Jour 2 : “Le Bordel Magnifique” http://www.scenesbelges.be/wp/2020/09/14/incrock-festival-xs-2020-jour-2-le-bordel-magnifique/ Mon, 14 Sep 2020 18:46:44 +0000 http://www.scenesbelges.be/wp/?p=17962 Et nous voilà de retour aux confins du Brabant Wallon, à Incourt, pour la seconde journée de l’INC’ROCK FESTIVAL XS 2020. Le soleil et les festivaliers répondent toujours présents, et les artistes aussi. Et il y a encore du très beau monde sur cette affiche : Saule, Typh Barrow, Grandgeorge …

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Et nous voilà de retour aux confins du Brabant Wallon, à Incourt, pour la seconde journée de l’INC’ROCK FESTIVAL XS 2020. Le soleil et les festivaliers répondent toujours présents, et les artistes aussi. Et il y a encore du très beau monde sur cette affiche : Saule, Typh Barrow, Grandgeorge et Cali. Rien que ça ! C’est un joli coup artistique que les organisateurs ont réalisé en concoctant l’affiche de cette édition du festival, forcément un peu spéciale. Allez hop, on repart pour un tour très haut en couleur et en surprises musicales.

Cette journée commence avec la fanfare Ooz Band. Il leur revient la mission d’animer le site du festival lors de l’arrivée des festivaliers et entre les concerts. Originaires de la commune bretonne de Puerlhin qui est jumelée avec Incourt, il est évident que les gaillards ont le sens de la fête et savent y faire pour mettre l’ambiance. Comme on dit dans ces cas là : “ils mouillent la chemise”. Avec leurs instruments et leurs costumes sortis tout droit des romans de Jules Verne, ils se promènent au sein des bulles de spectateurs en les faisant chanter, un peu danser aussi et ils apportent une vraie touche de fête et de légèreté. Et une fois la nuit tombée, ils s’illuminent, au propre comme au figuré. Merci à eux pour cette énergie positive durant deux jours !

C’est devant une foule dense dont les bulles sociales se forment rapidement que Saule ouvre le bal du line-up en cette deuxième journée de festival. Un début d’après-midi rythmé par des chansons françaises aux refrains entraînants et entêtants. Un premier show placé sous le signe de la bonne humeur, et bien sûr, du soleil. Le titre Dusty Men fait toujours son petit effet auprès du public, qui ne peut s’empêcher de chanter le refrain à tue-tête. La formidable humeur de Saule est communicative, et amène le public à chanter et à frapper dans les mains en se dandinant sur son siège en rythme du mieux qu’il le peut. Ce n’est pas une formule assise d’un festival qui va nous empêcher d’apprécier un concert comme il se doit ! 

C’est dans une véritable ambiance de stade de foot que Typh Barrow monte sur scène vers 16H30. Le public est debout et l’acclame longuement avant même qu’elle n’ait posé ses mains sur son long piano noir avec le titre d’ouverture “Damn! You’re bad” issu de son dernier album. Elle enchaine avec son nouveau single “Colour” qui dénonce de manière très directe des problèmes liés au racisme. Le chant de Typh se fait alors plus robuste, plus énervé, plus engagé malgré une rythmique et une mélodie dansante. Tout au long de son concert, elle va voyager dans sa discographie, mais pas que : une reprise du tube “Dance Monkey” de Tones And I, son traditionnel medley où elle reprend notamment “No Diggity” et “Gangsta’s Paradise”. Elle propose aussi un inédit aux forts accents de jazz qu’elle avait posté sur les réseaux sociaux pendant le confinement. Vient ensuite un moment tout à fait hors du temps où l’émotion fut plus que palpable, avec le très intime et personnel “Hold You Sister”. Typh Barrow retire ses talons pour aller se promener dans le public. Mais très rapidement, l’émotion liée au titre la submerge complètement, sa voix se met à sangloter, quelques larmes coulent mais elle tiendra jusqu’au bout malgré tout. Le public essuie aussi ses larmes à la fin de ce titre.

Et puis vient ce duo-surprise avec Grandgeorge sur le titre “Call in Your Name” : deux voix singulières qui se rencontrent et s’accordent joliment. Autre moment intense et puissant avec “Daddy’s Not Coming Back” et “Very First Morning” où Typh démontre toute la puissance et la justesse de sa voix. C’est ensuite la machine à tubes qui est mise en route (“Taboo”, “Doesn’t Really Matter”, “Replace”) avant un final solaire sur “Aloha” et un rappel en solo piano-voix. Inutile de préciser que la file pour la séance de dédicace qui a suivi le concert était très longue.

Après plusieurs mois à travailler sur son projet de B-Side Experience, dont on vous a récemment parlé, Grandgeorge est de retour sur scène alors que le soleil décline. Il va proposer un concert qui va faire chanter et danser le public avec ses sonorités et ses rythmiques pop piochées un peu partout autour du monde. Armé de sa guitare, le bonhomme sait y faire pour mettre l’ambiance, accompagné de sa chanteuse et de son band. Lui aussi se promène dans sa discographie, et propose quelques titres inédits issus de ce fameux projet B-Side Experience. Le hit “I”ll be trying” rencontre bien évidemment un joli succès auprès des festivaliers.

Deuxième surprise du jour à l’Inc’Rock lorsque Typh Barrow remonte sur scène pour un duo avec Grandgeorge sur le titre “So Fine”. La “battle” des duos est lancée. Battle également, mais sur fond de textes en français et en anglais, entre Grandgeorge et sa chanteuse. Le concert se fait par moment très électrique avec quelques envolées bien rugueuses où le piano vient se greffer avec le même entrain. Le set s’achève avec un rappel chanté au milieu de la foule en duo avec sa chanteuse, tout en délicatesse, alors que la nuit est tombée pour de bon sur la plaine.

Dernier concert du festival, Cali a fait une entrée acclamée comme il se doit, accompagné de son pianiste qui a pris immédiatement place derrière un somptueux piano à queue. Au programme pour ce début de nuit et cette fin de festival: de la chanson française, des mélodies connues de tous, et surtout, une réelle cohésion entre le public et l’artiste. Cali rayonne sur scène en renvoyant son énergie solaire au public, ce qui témoigne d’un grand sens du partage et de générosité. Et pour être généreux, on peut dire qu’il n’a pas fait les choses à moitié ce soir ! Cali est descendu à plusieurs reprises dans le public interpréter de manière théâtrale certains titres. On comprend mieux pourquoi il aime tant revêtir la casquette de réalisateur, ainsi que son amour du théâtre, comme il nous l’a confié en interview un peu plus tôt. Certains diront que des mesures de sécurité ont été bafouées lorsque Cali a fait lever le public, mais on rappelle que les festivaliers ont porté leur masque tout le long de ces moments, et qu’ils ont été -pour la grande majorité- responsables tout en s’amusant et en profitant eu concert. On est incapables de quitter le concert des yeux tant l’émotion et l’envie de profiter un maximum de ces instants qui nous avaient tant manqué sont là. Le chanteur français se lâche comme jamais face à une foule aussi euphorique que lui. Evidemment dès que les premières notes de “elle m’a dit” retentissent, ce sont des centaines de cris stridents qui résonnent à l’unisson lorsque Cali entame les paroles, rythmées par un excellent pianiste qui a tout autant l’air de s’éclater que lui. Vers la fin du concert, c’est son pote Saule que Cali a invité sur scène pour partager un morceau avec lui, et franchement c’était plutôt réussi comme surprise; on chante, on danse, on profite des dernières minutes. On a pas envie que la soirée se termine, mais on gardera longtemps en tête ces moments précieux dont on prend enfin conscience de la rareté.

C’est donc sur le concert de Cali que s’achève l’Inc’Rock Festival version XS. Les innombrables changements dues à la situation sanitaire actuelle n’ont toutefois pas empêché le public de profiter comme il se doit du festival ; que ce soit assis, ou debout (sur place), les festivaliers ont répondu présents à l’appel de la bonne humeur communicative des artistes, dont les concerts se sont déroulés dans le respect et dans des good vibes qui ne se sont jamais éteintes. Le soleil a lui aussi répondu présent durant les deux jours, ce qui rendait d’autant plus agréable le service à table instauré par le festival. La version XS de l’Inc’Rock Festival aura notamment mis en exergue qu’il est possible de faire revivre le milieu musical au même titre que d’autres secteurs, de part les différentes mesures prises, que ce soit de prévention ou instantanées. Certes ce fut une version XS du festival, qui grâce aux organisateurs, artistes, bénévoles, et public est devenue XTRAordinaire.

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Inc’Rock Festival XS 2020 – Jour 1 : Du soleil et des étoiles http://www.scenesbelges.be/wp/2020/09/13/incrock-festival-xs-2020-jour-1-du-soleil-et-des-etoiles/ Sun, 13 Sep 2020 09:08:52 +0000 http://www.scenesbelges.be/wp/?p=17926 On y est ! Avec une date initialement prévue au printemps, c’est tout logiquement que l’INC’ROCK FESTIVAL s’est vu balayé par la tornade Covid. Mais il en fallait plus pour décourager les organisateurs du festival brabançon qui ont fait le pari osé de reporter leur festival à la fin de …

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On y est ! Avec une date initialement prévue au printemps, c’est tout logiquement que l’INC’ROCK FESTIVAL s’est vu balayé par la tornade Covid. Mais il en fallait plus pour décourager les organisateurs du festival brabançon qui ont fait le pari osé de reporter leur festival à la fin de l’été, en ce week-end du 12 et 13 septembre. On vous épargne le nombre incalculable de chamboulements et d’impondérables qu’il a fallu anticiper et gérer. C’est donc dans une version “XS” que le festival se déroule cette année avec un total de 8 concerts et une jauge limitée à 300 spectateurs. 8 concerts mais pas des moindres avec quelques jolis noms au programme. On vous raconte tout ça avec les 4 premiers concerts qui se sont déroulés ce samedi sous un magnifique ciel bleu et un soleil généreux.

C’est sous un soleil éclatant que le duo explosif Juicy ouvre les festivités de cette édition inédite de l’Inc’Rock BW Festival version XS! Petite particularité cette année, le festival impose aux spectateurs de rester assis et de se faire servir à table; certains parleront de restrictions, d’autres de concept. En attendant, notre duo de choc Juicy commence fort et capte très vite le public dans leur univers hip/hop RnB. Armées de leurs pads et de leur incroyable énergie, elles ont réussi avec brio à instaurer une ambiance unique devant un public -assis- mais qui semblait tout de même ultra réceptif pour ce premier concert de la journée! Mission réussie pour nos comparses Bruxelloises, pour qui le concert a été une vraie séance de sport!

Et le sympathique duo de Delta prend le relais et commence son set avec une petite réflexion concernant la disposition et la configuration du site qui évoquent l’ambiance un peu select de Knokke-le-Zoute. Le premier titre “A ciel ouvert” donne le ton pour le reste du concert : pop, dansant et rafraichissant, avec des titres portés par des refrains accrocheurs qui sentent bon des groupes comme Boulevards des Airs, entre guitares, synthés et beats électros bien équilibrés. Les premiers rangs étaient déjà ralliés à la cause du duo, le reste du public se laisse embarquer. Le groupe se charge aussi de ponctuer ses chansons de petites interventions gentiment grinçantes ou faites d’auto-dérision. Avec un deuxième album prévu pour 2021, les deux musiciens en profitent pour tester des nouveaux titres qui ont déjà leur petit succès à l’applaudimètre. Le premier titre issu de ce futur album, “Comme tu donnes” semble déterminer la patte sonore à venir, avec un son plus enrobé. Et pour finir en beauté, le groupe annonce une séance de dédicaces à la fin de leur concert, ce qui provoque une petite émeute auprès des premiers rangs.

La nuit est tombée pour accueillir Konoba sur scène. C’est donc sous les étoiles qu’il occupe à lui tout seul la scène pour une grosse heure, entre mélodies sensuelles et gros beats dansants. Tout ça bercé par son timbre de voix si spécifique, fragile et puissant à la fois. La température a vertigineusement chuté avec la nuit, et la musique de Konoba se prête parfaitement au rapprochement des corps et à l’intimité dans le public. C’est avec le titre “Into The Mirror”, composé pendant le confinement, qu’il débute son set, guitare à la main. Comme à Villers-La-Ville il y a deux mois, le set nous fait voyager à travers l’ensemble de sa discographie, et lui aussi en profite pour tester de nouveaux titres. On sent l’influence électro que lui ont apporté ses collaborations avec R.O, notamment sur des rythmiques qui font inéluctablement taper du pied. Le garçon évolue donc seul sur scène, et ça ne semble pas l’effrayer, il occupe habilement l’espace en apportant de la variété, passant de la guitare aux synthés, sans oublier ses différents paddles électroniques. Le tube “On Our Knees” fait toujours son petit effet, tout comme l’imparable “Roll The Dice” qui vient conclure le concert sous la forme d’un feu d’artifice musical et lumineux.

Kid Noize clôture donc ce premier jour de la version XS de l’Inc’rock Festival, en annonçant que le public peut se lever afin de s’ambiancer comme il se doit, mais à la condition de ne pas se déplacer. D’emblée sur une vibe clubbing, le Kid met le feu aux platines avec des basses imposantes qui font remuer -sur place- le public encore bien chaud en cette fin de soirée. Entre beats populaires, ou encore mix originaux, le public en prend plein les oreilles, et aussi plein les yeux face aux jeux de lumières épileptiques contrastant la nuit noire. La bière et la bonne humeur coulent à flot, bref un excellent moment pour le public présent sur le site Incourtois.

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B-SIDE Experience : Grandgeorge and friends http://www.scenesbelges.be/wp/2020/09/07/b-side-experience-grangeorge-and-friends/ Mon, 07 Sep 2020 16:40:57 +0000 http://www.scenesbelges.be/wp/?p=17918 Initié par GRANDGEORGE, le collectif B-SIDE EXPERIENCE a vu le jour au printemps de cette année. A défaut de concerts durant ces derniers mois de confinement, Grandgeorge a rassemblé avec lui 15 musiciens pour 3 semaines du coté de Chimay : “on ne pouvait pas aller à la rencontre du …

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Initié par GRANDGEORGE, le collectif B-SIDE EXPERIENCE a vu le jour au printemps de cette année. A défaut de concerts durant ces derniers mois de confinement, Grandgeorge a rassemblé avec lui 15 musiciens pour 3 semaines du coté de Chimay : “on ne pouvait pas aller à la rencontre du public cet été, alors on s’est dit qu’on devait faire de la musique quand même et inviter les gens chez nous”. Il en a découlé “Danse avec moi”, titre magnifique, à la fois intime et porté par une voix puissante et de sonorités profondes. On nous a également laissé entendre que plusieurs titres étaient déjà bouclés. Il est possible de suivre l’évolution et la construction de ce projet et d’un premier album à venir sur les réseaux sociaux. On en profite aussi pour vous rappeler que Grangeorge sera à l’affiche de l’Inc Rock Festival XS 2020 en compagnie de Cali ce dimanche 13 septembre 2020 au soir. Il y a encore des places de disponibles.

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HOOVERPHONIC illumine la nuit de la Citadelle http://www.scenesbelges.be/wp/2020/08/29/hooverphonic-illumine-la-nuit-de-la-citadelle/ Sat, 29 Aug 2020 12:39:13 +0000 http://www.scenesbelges.be/wp/?p=17882 On les avait vus l’an passé sous la pluie au Brussels Summer Festival lors d’un concert qui nous avait grandement enthousiasmé. L’été 2020 étant ce qu’il est en termes de concerts, c’est avec énormément de plaisir que nous avons pris la route, une fois n’est pas coutume, pour Namur et …

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On les avait vus l’an passé sous la pluie au Brussels Summer Festival lors d’un concert qui nous avait grandement enthousiasmé. L’été 2020 étant ce qu’il est en termes de concerts, c’est avec énormément de plaisir que nous avons pris la route, une fois n’est pas coutume, pour Namur et sa Citadelle. En effet, HOOVERPHONIC a donné rendez-vous à son public ce vendredi soir au Théâtre de Verdure dans le cadre des “Plein Air du Belvédère“. Afin de respecter les mesures sanitaires en place et de satisfaire un maximum de monde, le groupe et les organisateurs ont gentiment proposé, non pas un, mais deux concerts sur la soirée. Un premier à 19h, et un second à 21h30, moment où la nuit est alors déjà tombée. C’est au second concert que nous avons eu la chance d’assister.

Après avoir passé le comité d’accueil policier sur le parking de l’esplanade, où les voitures doivent être garées dans le respect des distanciations sociales (si si), il nous faut patienter un certain temps sur cette même esplanade. La raison : la journée à été agitée pour le groupe et les organisateurs. Le batteur s’est cassé le pied en début d’après midi et il a fallu en trouver un autre au pied levé. Le remplaçant de luxe pour ce soir est l’actuel batteur de Triggerfinger. Et comme si cela ne suffisait pas, le guitariste du groupe n’était pas non plus dans son assiette dans l’après-midi. Le planning du jour à ainsi été un peu bousculé. Enfin, malgré la fraicheur de la nuit tombante, il ne pleut pas. Mais le thermomètre va quand même aller flirter avec la grosse dizaine de degrés, tout au plus et en étant généreux. C’est en définitive avec un peu moins de dix minutes de retard que le groupe monte sur scène sur le coup de 21H40. Dans un premier temps, c’est surtout la chanteuse accompagnée du claviériste qui entament en duo cette “bulle” (pour reprendre ce terme à la mode) enchantée que sera ce concert. C’est doux, c’est posé et aérien. Le public se fait silencieux après avoir chaleureusement manifesté son enthousiasme lorsque les lumières se sont éteintes sur le Théâtre de Verdure.

Pour rappel, après avoir effectué pas mal de changements de “personnel” au poste de chanteuse au sein du groupe, Hooverphonic avait surpris pas mal de monde en recrutant la jeune flamande Luka Cruysberghs en 2018 (17 ans à l’époque). Elle fut la lauréate de The Voice van Vlaanderen cette même année… et était coachée par Alex Callier (bassiste et tête pensante du groupe). Les autres musiciens se joignent à eux pour le second titre et entament “Feathers And Tar”. La guitare se fait chaude et claire, avec des accents de blues. La basse d’Alex Callier sonne terriblement bien aussi. Hooverphonic évolue dans son style musical au fil des années, prenant des accents plus pop (dans le bon sens du terme) sur ces dernières productions, mais le groupe conserve cette classe et cette sobriété distinguée qui lui est propre. On continue à se laisser bercer par l’ensemble musical et par la voix de Luka avec “Release Me”. Bien que très juste tout au long du concert, on a, à de très rares occasions, l’impression que l’effort vocal est trop intense pour elle, comme à la limite de la rupture. Mais cela n’enlève rien à la qualité de le prestation d’ensemble. D’autant qu’elle va mettre une claque vocale à tout le monde un plus tard dans le concert.

Après ces trois premiers titres, Alex Callier s’adresse au public. Il plaisante un peu sur le fait que tout le monde est venu dans sa bulle et que eux aussi sont venus dans leur bulle, mais qu’ils sont six au lieu de cinq. Il nous demande de ne rien dire parce que personne n’a rien vu et que de toute façon ils sont tous à un mètre cinquante les uns des autres sur la scène. Ils enchainent avec “Anger Never Dies” aux sonorités symphoniques. Place ensuite au titre “Eden” qui avait d’abord été un hit dans la partie francophone du pays, avant que la Flandre ne succombe également à la beauté mélodique de ce titre. Alex Callier le dédie à son père qui est décédé l’année passée et dont c’était le titre préféré du groupe. Encore un hit, avec “Romantic”. On l’a déjà dit mais les dernières productions du groupe ont pris une tournure plus pop, amenant une certaine fraicheur et légèreté à leur musique. Ce dernier titre en est l’illustration parfaite. D’autres titres sont dans la même veine, avec des sonorités et rythmiques très dansantes. Tout comme lorsqu’Alex Callier se fend d’un petit solo de basse, bien rond et ondulant.

 
L’atmosphère se fait ensuite à nouveau plus intime avec une version guitare-voix de “Vinegar et Salt”. C’est à ce moment là que Luka surprend tout le monde en tenant une note de chant durant trèèèèès longtemps, provoquant une véritable ovation à la fin de celle-ci. Le groupe lance alors pour de bon la machine à hit : on reste dans un premier temps dans un registre bluesy mais en y rajoutant du rythme avec “Jackie Cane” et son ambiance de western. Hit encore avec “Mad About You” ou le très dansant “Badaboum”. Titre sur lequel Luka et le second guitariste du groupe s’offrent un duo dont la mise en scène s’apparente à “je t’aime, je te hais, je te cherche, je te fuis”. Hit toujours avec “Amalfi” et son piano tournoyant. Le public est debout dans le Théâtre de verdure pour accompagner le groupe sur la rythmique du morceau.

Le groupe revient pour un rappel réclamé avec toujours autant d’enthousiasme par le public. Alex Callier explique que le groupe avait un album prêt à sortir ici maintenant mais que celui-ci restera au placard. Ils ont beaucoup écrit durant le confinement et ils ont envie de proposer quelque chose de léger et qui invite à la gaieté en cette période compliquée et pesante pour tout le monde. Il évoque aussi le souvenir de son premier passage à Namur dans le cadre du Verdur Rock en 1996 (il y a 24 ans déjà). Il explique que ce concert avait été vraiment mauvais. Il possède un enregistrement qu’il ne veut montrer à personne, dit-il en riant. Hooverphonic achève son deuxième concert de la soirée avec le langoureux “2Wicky”, issu du premier album du groupe. Epoque où ils étaient plus tourné vers le trip-hop, mais avec toujours cette touche légèrement blues dans sa version live de ce soir. Le groupe illumine et réchauffe définitivement la nuit namuroise, face à un public qui ne semble pas regretter d’avoir fait le déplacement et le fait comprendre très chaleureusement lui aussi.
 

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Fifty Fifty Sessions: Olvo et Lyna clôturent en beauté la dernière de la saison ! http://www.scenesbelges.be/wp/2020/08/28/fifty-fifty-sessions-olvo-et-lyna-cloturent-en-beaute-la-derniere-de-la-saison/ Fri, 28 Aug 2020 11:17:17 +0000 http://www.scenesbelges.be/wp/?p=17865 Le retour des beaux jours s’est déroulé en même temps que le retour tant attendu des concerts, et plus particulièrement des FiftyFifty Sessions. La dernière FiftyFifty de la saison étant celle organisée par le Brussels Summer Festival, avec à l’affiche le très doué Olvo et la queen Lyna, dont les …

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Le retour des beaux jours s’est déroulé en même temps que le retour tant attendu des concerts, et plus particulièrement des FiftyFifty Sessions. La dernière FiftyFifty de la saison étant celle organisée par le Brussels Summer Festival, avec à l’affiche le très doué Olvo et la queen Lyna, dont les réputations se concrétisent de jour en jour et évoluent à la vitesse de la musique. Chronique d’une chaude soirée d’été, avec ces deux jeunes talents se partageant la belle scène du VauxHall, nichée au milieu du Parc Royal à l’abri des arbres et des regards.

L’entrée de la FiftyFifty se fait par un accès à l’abri des regards dans le Parc Royal, et on se retrouve instantanément dans un endroit intimiste face aux voûtes du VauxHall et à des rangées de transats. Concerts 2.0 (ou plutôt 2.0.2.0) oblige, les mesures de sécurité s’appliquent ici aussi, et le public semble plutôt bien les respecter, et avec un bon cocktail en main, profite même de la tranquillité du lieu. Tranquillité qui va vite s’estomper au profit des deux concerts qui nous attendent. Pour rappel, les FiftyFifty ont pour but de faire découvrir des artistes talentueux qui se partagent à 50% l’affiche sur des sets de moins d’une heure. Si l’on veut prendre part à ces soirées exclusives, il faut alors gagner sa place lors d’un concours d’un des médias partenaires car elles sont uniquement sur invitation !Olvo (Nicolas Allard de son vrai nom) ouvre donc les festivités avec une musique électronique d’apparence douce, surplombée de basses imposantes qui résonnent à l’intérieur du VauxHall.

© Line-Teta Blémont (ltblemont)

 L’attention du public est très rapidement captée et dès lors, il démarre un set tropical-house qui colle élégamment à l’atmosphère en plein air. Bien en place sur les transats mis à disposition, le public à l’air d’apprécier cette formule inédite des FiftyFifty. Le jeune producteur namurois alterne avec assurance piano et pads, instruments qu’il maîtrise à la perfection, et renvoie une musique aussi organique que mélodique qui charment un public conquis depuis les premières notes. Difficile de caractériser ce qu’il produit, car à ce jour il n’existe pas de catégorie pour définir ce mélange savant de sonorités, qui passent de la house à l’électro, à des passages instrumentaux au piano absolument délicieux. On en prend plein les oreilles, et on ne se lasse absolument pas de ce style musical aussi inédit que surprenant. Les FiftyFifty Sessions ont su déceler de grands talents au cours de ces précédentes années, et on prend les paris qu’Olvo en fera partie plus vite qu’on ne le pense…

Retrouvez la session live d’Olvo en cliquant ICI.

© Line-Teta Blémont (ltblemont)

© Line-Teta Blémont (ltblemont)

C’est au tour de la belle Lyna de clôturer cette dernière soirée des FiftyFifty Sessions. Belgo-marocaine d’origine, c’est avec Morrocan Princess que Lyna débute son concert en puissance. On est directement immergés dans des influences orientales qui contrastent positivement avec la voix assumée et assurée de Lyna. On entend dans sa voix dont la justesse nous laisse sans-voix, autant d’accents orientaux que de notes hip/hop ; ce melting-pot d’influences diverses apporte un réel charme aux textes souvent très personnels, sans pour autant tomber dans le cliché. Accompagnée sur quelques morceaux de son guitariste (Redwood), la jeune chanteuse sait aussi envoûter le public sur des passages plus lents, plus acoustiques, où l’on décèle une puissance vocale qui peut exploser à tout moment. Et lorsque c’est le cas, c’est un ouragan que l’on n’arrête plus. En plus des titres les plus entraînants les uns que les autres, même face à un public intimiste, Lyna a une véritable badass attitude qui enflamme le public. On est fans, et on espère très vite la retrouver en concert dans de plus grands formats.

Retrouvez la session live de Lyna en cliquant ICI
Retrouvez l’interview de Lyna par scenesbelges en cliquant ICI

© Line-Teta Blémont (ltblemont)

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MENU DE PLEIN AIR – Jour 2 : Winter Woods met tout le monde d’accord http://www.scenesbelges.be/wp/2020/08/24/menu-de-plein-air-jour-2-winter-woods-met-tout-le-monde-daccord/ Mon, 24 Aug 2020 15:34:35 +0000 http://www.scenesbelges.be/wp/?p=17845 Dimanche 23 aout : joli programme encore pour l’acte 2 du MENU DE PLEIN AIR à la Citadelle de Namur. On va retrouver les énigmatiques mais décalés SPHÈRE TRIO, les rockers de JANE DOE et les folkeux de WINTER WOODS. Et il y a toujours également des concerts plus classiques …

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Dimanche 23 aout : joli programme encore pour l’acte 2 du MENU DE PLEIN AIR à la Citadelle de Namur. On va retrouver les énigmatiques mais décalés SPHÈRE TRIO, les rockers de JANE DOE et les folkeux de WINTER WOODS. Et il y a toujours également des concerts plus classiques au programme. En invitée superstar, mais bien encombrante malgré tout, on retrouve la pluie. En effet, le ciel ouvre ses vannes de manière épisodique mais toujours généreuse. Allez, on y va !
Et effectivement ça commence fort avec une double grosse averse pour le concert des trois perchés de Sphère Trio. Perchés mais pas détraqués. Après une  introduction théâtralisée d’un réveil et d’un brossage de dents très sonore, ils enchaînent avec un titre dont l’instrument principal est… un vélo. Chaque titre est interprété avec une mise en scène déroutante et pleine de dérision. Ils ne basculent jamais dans le gag facile ou dans une performance simpliste, leur maîtrise et leur doigté flirtent avec la perfection. Sphère Trio c’est avant tout un groupe de percussions utilisant un nombre invraisemblable d’instruments pour arriver à leurs fins. Le résultat donne par moment des sonorités et des rythmes qui nous rapprochent de la drum’n’bass ou de musiques plus traditionnelles héritées d’un autre temps. Le public tient bon malgré la pluie persistante et le vent. Une belle salve d’applaudissements vient conclure leur set aussi pro que décalé.

On avait dit qu’on ne développerait pas outre mesure la programmation “classique” de l’événement. Mais pourtant on va quand même mentionner la chorale de Dixit. Ces 5 jeunes viennent dépoussiérer cette discipline et balayer les clichés trompeurs parfois strictes et guindés du monde de la musique classique. Un medley de musique de films et un autre de Disney viennent se mêler à des compositions plus classiques et notamment à une reprise de “We will rock you” de Queen. Même le soleil s’invite discrètement, curieux lui aussi probablement de ce qu’il se passe au Théâtre de Verdure.

Retour à l’autre scène pour le set attendu de Jane Doe qui tourne en boucle, notamment sur Classic 21, depuis un certain temps maintenant. Et ça commence avec cette voix de la chanteuse qui sonne comme une incantation, nous rappelant les grandes heures des Cranberries. Et comme par enchantement le soleil revient en force pour mettre en valeur le savant maquillage de la chanteuse, rappelant avec beauté et couleurs les heures les plus effrayantes d’un Marylin Manson à la fin du siècle passé. Pour le reste on évolue dans une composition rock assez traditionnelle : guitare, basse, batterie. Quelques notes de claviers sont disséminées dans les compositions. Le groupe impose une atmosphère typiquement propre au rock alternatif anglo-saxon mais avec une touche légèrement fantastique en plus. L’atmosphère des titres est tournée vers la contemplation et l’introspection. On note l’interprétation puissante du single “Who you are”. Une bonne manière d’achever l’après midi. Bien qu’intéressant au premier abord, Jane Doe doit probablement prendre toute son ampleur à la nuit tombée sous le faisceau d’un light show. A revoir dans des conditions plus sombres.

Pour clôturer la journée et le festival, les organisateurs ont programmé un groupe local (des namurois donc, comme Glauque la veille) qui monte très fort pour l’instant : Winter Woods. Pour info, leur prochain concert initialement prévu à la Rotonde du Botanique a du être déplacé à l’Orangerie après avoir affiché complet en quelques jours. Et on comprend pourquoi ! Ils ont aussi joué à l’abbaye de Villers La Ville ce été. Et oui, il y a donc des groupes qui ont eu le privilège de faire deux concerts cet été… Bref, c’est complet ici aussi ce soir ! Ils sont en terrain conquis.

Le groupe porte terriblement bien son nom car leur musique est faite pour être écoutée, voir même savourée, avec un feu de cheminée dans un chalet au fond de la forêt en hiver alors que la neige tombe à l’extérieur et qu’une envie de danser vous prend. Mais la sauce prend aussi bien en plein mois d’août alors que la luminosité se fait déclinante, tout comme la température d’ailleurs. Leur folk aux accents de country et à base de banjo, violon (parfois utilisé comme une guitare), contrebasse et piano transporte les 200 spectateurs jusqu’au fond de l’Alaska ou du Canada dans un trip à la “Into The Wild”. En les écoutant on pense aussi à certaines productions de Mumford And Sons et des Lumineers. Mais pas question de s’enfermer pour autant dans cette image de carte postale, forcément trop réductrice. C’est ainsi que le groupe se fend d’un medley de “plaisirs honteux” où l’on retrouve notamment “Gangsta paradise” de Coolio, “Say my name” des Destiny’s Child, “Oops I did it again” de Britney Spears, “Barbie girl” d’Aqua, du De Palmas, “Save tonight” d’Eagle Eye Cherry et “Sweet dreams” d’Eurythmics. L’horizon est très large donc mais ça va on fera comme si de rien n’était, parce qu’en vérité on a adoré ça aussi.

L’énergie du groupe sur scène est tournée vers la fête et la sérénité à la fois, en étant portée par un chant fragile mais toujours juste, nous faisant penser de temps à autre à Ed Sheeran. Ils achèvent leur set sur un titre inédit. Winter Woods était pour nous une très belle découverte en clôture du festival. On retournera les voir (si on en a l’occasion). Il ne nous reste plus alors qu’à féliciter les organisateurs qui ont su se jouer de la météo pour accueillir un public nombreux et enthousiaste dans des conditions proches de la perfection, et ce malgré les différentes contraintes à respecter.

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MENU DE PLEIN AIR – Jour 1 : Glauque s’empare de la Citadelle de Namur http://www.scenesbelges.be/wp/2020/08/23/menu-de-plein-air-jour-1-glauque-sempare-de-la-citadelle-de-namur/ Sun, 23 Aug 2020 09:02:41 +0000 http://www.scenesbelges.be/wp/?p=17824 Se lancer dans l’organisation d’un événement, surtout si il est culturel (voilà, elle est placée celle-là), en Belgique cet été peut définitivement être considéré comme “ambitieux et risqué”. Il faut être prêt à revoir ses plans à tout moment en fonction des règles et protocoles sanitaires qui, avouons le, partent …

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Se lancer dans l’organisation d’un événement, surtout si il est culturel (voilà, elle est placée celle-là), en Belgique cet été peut définitivement être considéré comme “ambitieux et risqué”. Il faut être prêt à revoir ses plans à tout moment en fonction des règles et protocoles sanitaires qui, avouons le, partent parfois un peu dans tous les sens. Et comme on est en Belgique, lorsque les différents niveaux de pouvoirs s’en mêlent, en plus parfois de la météo, ça en devient une loterie absolue. Ce week-end c’est du coté de la Citadelle de Namur qu’il faut grimper pour avoir de l’animation. L’équipe en place là-haut propose son MENU DE PLEIN AIR. Au programme : un peu de tout, mais pas n’importe quoi. Du rock, de la folk, de l’électro, du rap, du classique, du lyrique, de la chorale, etc. Tout ça sur deux scènes pour des prestations de 45 minutes à chaque fois.

La particularité du Menu de Plein Air est que les spectateurs ont la possibilité d’acheter leur place pour chaque concert et donc de composer leur menu en fonction de leur envies. Autre particularité, les concerts se déroulent sur deux sites distincts situés de chaque côtés de l’esplanade de la Citadelle : Le Théâtre de Verdure et La Prairie Supérieure. La scène du Théâtre de Verdure rassemble les artistes tournés vers les musiques classiques au sens large du terme. On vous avoue, très honnêtement, que nous sommes des néophytes dans ce domaine et que notre connaissance du sujet ne nous permet pas d’en parler avec la justesse nécessaire qui lui est due. Mais on doit avouer que l’expérience des musiques classiques ne fut pas désagréable pour autant, avec un peu de soleil et le joli cadre verdoyant de la Citadelle, on a connu pire comme situation. On va donc se concentrer sur la deuxième scène de “La Prairie Supérieure”, plus orientée sur les musiques actuelles.

Et on commence avec le concert des “médiévaleux” de PRIMA NOCTA. Ils annoncent qu’ils ont 45 minutes pour foutre le bordel, ils attaquent donc  immédiatement à coups de tambours traditionnels, de cornemuses aux dimensions extravagantes, de violons et de rythmiques fantastiques que des guerriers sortis d’un monde fantastique n’auraient pas reniés pour fêter une belle victoire. Très rapidement les différentes “bulles” du public sont debouts et se mettent à danser avec une conviction qui nous a manqué ces derniers mois. On voit même des “pogos en bulles”. Prima Nocta possède une fan-base qui démontre bruyamment son enthousiasme. Oui leur musique contient cette magie du rythme que l’électro possède également pour mettre un public en transe et l’embarquer avec lui. Un petit peu à la manière des baroudeurs de l’électro d’Hilight Tribe. Le public ne s’y est pas trompé, le concert est complet depuis un certain temps déjà.

Place ensuite aux namurois de DRESS CODE, dont la musique est fortement influencée par la New Wave. Le dress code est logiquement tourné vers le noir pour accompagner des mélodies sombrement tournoyantes, des sonorités digitalisées et un chant désabusé. L’obscurité dansante des années 80 n’est pas loin. Et en plus le ciel s’est assombri. Les guitares ne sont pas pour autant mises au placard et elles sont même avantageusement mises en avant avec quelques belles envolées qui nous font penser à Editors, avant de partir dans de grandes cavalcades électriques bien plus rudes et abrasives encore. Tout comme la basse qui gratte et racle durement. Les nappes de synthés sont quant à elle souvent inquiétantes. Les ombres de Joy Division, des Cure et de Killing Joke rodent sur la Citadelle. Et le leader du groupe s’en va s’accrocher à son pied de micro comme s’il s’agissait d’une dernière bouée avant de sombrer pour toujours. Leur reprise guitare-voix d’ “Enjoy The Silence” de Depeche Mode n’en est que la logique conséquence. Un seul regret comme la très justement mentionné le chanteur : ça serait quand même mieux dans une salle sombre avec des spots, tous collés les uns aux autres, avec un peu de sueur et de la bière. On ne le contredira pas sur ce point. Ils achèvent leur set dans une attaque de guitares et de basses sauvages propulsées depuis les ténèbres. Chance pour eux, ils auront esquivé la pluie de justesse. Cette dernière s’en donne à cœur joie durant une petite demi heure… Mais bien comme il faut, avec le vent et tout, ne laissant aucune chance aux spectateurs du théâtre de verdure d’y échapper durant la prestation du Chœur de Chambre de Namur.

Cela fait maintenant une bonne année que l’on crie sur tous les toits que GLAUQUE est une des meilleurs choses qui soit arrivée dans le paysage musical Belge francophone ces dernières années (avis tout à fait subjectif bien entendu). Ils sont namurois, nous sommes à Namur c’est donc logiquement eux qui clôturent cette première journée du Menu de Plein Air. C’est avec un premier EP et un second (tous les deux sortis pendant le confinement), qui est en fait une compilation de réinterprétations des titres du premier, que le quintet se présente à la Citadelle. Inutile de vous signaler qu’on vous les recommande tous les deux. Le groupe a clairement pris de l’ampleur sur scène, et pourtant ils envoyaient déjà franchement il y a quelques mois de ça. Mais Glauque c’est surtout un style hybride entre la rage du rock, le coté frontal du rap, les rythmes hypnotiques de l’électro, des sonorités parfois très métalliques (ou “métalleuses”), et des textes aussi brutes que nuancés.
Et ça commence avec une intro instrumentale qui fait naître quelques notes électroniques pour s’achever dans un très lourd bouillon de distorsions métalliques. Ils enchaînent avec le titre “vivre” et son refrain scandé avec rage : on est tous voué à vivre. Sur scène les deux chanteurs s’agitent au rythme de leur flow et d’une rythmique soutenue. Idem pour les 3 musiciens. C’est une impression de cohésion physique très puissante de l’ensemble qui se dégage de la scène. Vient ensuite le titre “Robot”. Ce titre, qui les a fait connaître, illustre cette formule savamment équilibrée : ça chante, ça rappe, il y a un beat, des synthés, une mélodie, et tout ça se goupille de manière progressive jusqu’à l explosion, sans être too much, bordélique ou trop chargé musicalement. Explosif au point de laisser le public figé quelques instants à la fin de plusieurs morceaux, le temps que celui-ci puisse encaisser l’onde de choc et la renvoyer bruyamment au groupe sous la forme d’applaudissements et de cris.
Et puis par moment l’ambiance devient plus intime, sur un fond de piano et d’une voix écorchée, proche des confins d’un trip hop urbain et aérien. Le titre ID8 en est l’illustration la plus évidente, plus calme, plus posé, et presque vaporeux, mais se concluant avec un retour fracassant de synthés saturés. Ils terminent leur set avec “Plane” : dernière volée de bois musicale bien rageuse pour asseoir pour de bon son pouvoir sur la Citadelle. Mais en fait non, parce que le public en redemande. Ils reviennent donc pour un rappel improvisé et rejouent le titre “Vivre” avec une énergie encore plus intense qu’en début de set, le chanteur en perdant presque la voix en cours de morceau. Clap de fin de très haut vol pour cette première journée au sommet de la Citadelle qui nous offre alors une vue panoramique sur un joli coucher de soleil qui vient illuminer la capitale wallonne.

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La force et l’amour de CHARLOTTE frappent le cœur de l’Abbaye http://www.scenesbelges.be/wp/2020/08/12/la-force-et-lamour-de-charlotte-frappent-le-coeur-de-labbaye/ Wed, 12 Aug 2020 10:21:16 +0000 http://www.scenesbelges.be/wp/?p=17797 Nous voilà une fois encore en route pour Villers-La-Ville, en ce lundi soir plus que caniculaire. Après pas mal de scènes en festivals en 2018, des premières parties pour Mustii, Loïc Nottet et Mika (passant par l’AB, le Cirque Royal et Forest National, rien que ça !), et un premier …

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Nous voilà une fois encore en route pour Villers-La-Ville, en ce lundi soir plus que caniculaire. Après pas mal de scènes en festivals en 2018, des premières parties pour Mustii, Loïc Nottet et Mika (passant par l’AB, le Cirque Royal et Forest National, rien que ça !), et un premier album nommé “Force et Amour” en 2019, la namuroise CHARLOTTE s’attaque maintenant à l’Abbaye. Derrière un visage délicat et un regard perçant, c’est un univers onirique et mystérieux dans lequel elle nous invite sur ce premier album, et ce soir à Villers-La-Ville.

Mais avant ça, c’est le tout aussi mystérieux bruxellois Besac-Arthur qui assure la première partie, alors que le tonnerre gronde dans le lointain. Mystérieux car baroudeur musical au travers des continents. Il en découle une pop-folk mêlant français et anglais, aux sonorités dont les origines sont puisées aux 4 coins du monde. Il est notamment question du Québec, du Mexique, du Burkina Faso et d’un titre inspiré du film “Into The Wild”. Avec son chapeau d’aventurier et sa guitare, on situe le gaillard quelque part entre Ben Harper, Suarez et Da Silva. Certains de ces morceaux sont agrémentés de notes d’harmonica, mêlant la confidence au coin du feu avec les rythmes dansant venus d’un peu partout. L’ambiance est tamisée et une luminosité qui diminue rapidement laisse la beauté de l’abbaye resplendir dans le début de la nuit. Joli tableau visuel et sonore.

La nuit est donc déjà tombée lorsque deux musiciens montent sur scène. Quelques nappes de synthés et une respiration se font entendre dans les enceintes. En guise d’introduction, et depuis le bord de scène, Charlotte invite chaque spectateur à prendre conscience de son existence et à ressentir les choses. On se sent basculer dans une séance d’hypnose et de relaxation. Quelques profondes respirations plus tard, un enthousiaste “c’est parti!” résonne dans l’abbaye. C’est dans une longue et légère robe rouge qu’elle monte sur scène à pieds nus pour entamer son set, avec le puissant “Force et Amour”. Le light-show, d’abord statique, se transforme rapidement en une tempête de flashs à dominance rouge et blanche, alors que la grosse machinerie musicale à tendance électronique se met en branle avec vigueur. L’effet global est splendide et répercute toute la tension du morceau.

 
Elle prend le temps de souffler un instant pour exprimer toute la reconnaissance qu’elle a à l’égard du public qui est présent malgré les nombreuses contraintes sanitaires à respecter. Elle explique aussi avoir pas mal bossé pendant la période du confinement et propose alors un nouveau titre intitulé “Pardon”. Le morceau commence avec une  grosse basse et une batterie profonde, puis vient se greffer une guitare lumineuse qui est contrebalancée par des paroles sombres et susurrées. Comme sur beaucoup de ses chansons finalement, où l’instru est soit sombre et profond, soit lumineux. Il en va de même pour ses textes. Elle passe ensuite au clavier pour le titre “Nous sommes”. Mais toujours cette grosse caisse de batterie vient enrober l’abbaye.
 
Place ensuite à l’enchaînement de ses deux singles “Fuis” et “Pars”. Ce sont des versions très électroniques qui sont présentées. La guitare électrique est discrète mais la batterie nous entraîne jusqu’à des refrains explosifs. Et c’est bien ça l’impression générale qui se dégage : une sensation de puissance qui vient décupler le relief des morceaux par rapport à leurs versions studios. Sans jamais tomber dans la facilité de rythmiques ou de sonorités trop facilement efficaces, car déjà entendues mille fois. Pendant ce temps, la nef est toujours prise dans une tempête de flashs lumineux couleur sang, couleur de l’amour. On reste ensuite dans le même registre électro-pop énergique avec un inédit post-confinement, “Mes Épaules”. Ce sont alors tout son corps et toute sa robe qui se mettent à onduler sensuellement au rythme de la musique. Pareil pour “Âme Solitaire” et sa rythmiques galopantes entrecoupées de breaks électros bien efficaces.
Sensualité, et légèreté aussi, avec le titre “Ta peau” où la belle nous offre de jolis pas de danses ponctués par les chœurs du publics qui se laisse lui aussi aller à la danse. Pareil quand un passage instru se fait carrément langoureux en mode guitar heroes, à peine perturbé par le passage d’un train marchandise en arrière de scène. Légèreté également quand elle chambre ses musiciens par rapport à une sombre histoire de bouteilles en plastiques et de gourdes en métal plus écologiques. Où lorsqu’elle propose au public de tenir une note jusqu’à la hurler le plus fort possible. Ça en devient carrément une séance mystique collective.
 
Finalement ce set laisse peu de moments plus calmes et posés. Le titre “Amour perdant” vient apporter cette touche avec une version piano-voix très intime et fragile. Le cœur de l’abbaye tremble à l’écoute de cette confidence sentimentale déçue.
 
Charlotte propose encore un titre inédit (“Déboussolée”) pour doucement clôturer la soirée. Ce titre possède un potentiel tubesque important que Disney ne renierait pas (pas question de repartir pour un traumatisant “Libérée, délivrée” pour autant hein). Toujours de belles sonorités électros bien enrobées avec en bonus un gros passage en solo à la guitare. Charlotte et ses musiciens reviennent en rappel avec le titre “Je plane”, dans une dernière tornade lumineuses, comme une ode à la liberté et à la légerté, un peu comme la force de l’amour.
 
 

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Un LOUP dans la chaude nuit de l’Abbaye http://www.scenesbelges.be/wp/2020/08/01/un-loup-dans-la-chaude-nuit-de-labbaye/ Sat, 01 Aug 2020 12:56:24 +0000 http://www.scenesbelges.be/wp/?p=17750 Organiser des concerts cet été en Belgique relève définitivement de la maestria tellement les impondérables sont nombreux et changeants. Entre confinement, déconfinement, reconfinement, et une météo parfois capricieuse, pas facile de savoir quoi faire, ni comment le faire. C’est pourtant ce que réalise l’équipe des Estivales de l’Abbaye de Villers-La-Ville …

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Organiser des concerts cet été en Belgique relève définitivement de la maestria tellement les impondérables sont nombreux et changeants. Entre confinement, déconfinement, reconfinement, et une météo parfois capricieuse, pas facile de savoir quoi faire, ni comment le faire. C’est pourtant ce que réalise l’équipe des Estivales de l’Abbaye de Villers-La-Ville depuis un bon mois. Et ça fonctionne pas mal! Deux semaines après y avoir vu Konoba, nous voilà de retour dans ce joli coin du Brabant Wallon pour une nouvelle soirée cent pour cent Belge. Du Belge au goût de pop, de rock, et saupoudré d’électronique avec LE LOUP en tête d’affiche et BAYERNN en première partie. Tout ça sous une chaleur écrasante, même une fois la nuit tombée.

On vous parlait de mesures réglementaires changeantes, et le grand changement de ce soir c’est l’obligation de porter un masque durant toute la soirée, même assis, et malgré le fait que l’Abbaye de Villers-La-Ville soit un lieu dit “ouvert”. On ne va pas vous mentir qu’avec la chaleur étouffante de ce vendredi soir, on s’est demandé comment on allait tenir. Il faut ce qu’il faut et au final tout s’est très bien passé pour tout le monde, les équipes de l’organisation ayant fait preuve de beaucoup de bienveillance pour la mise en application et le respect de cette règle (dont on se passerait bien tous, on est bien d’accord). C’est finalement pour les artistes que cette situation est peut-être la plus déconcertante : ils se retrouvent face à un public dont ils ne voient que les yeux.

Nous voilà donc bien installé sur nos chaises et dans nos “bulles”, lorsque BAYERNN monte sur scène. Le groupe est mené par un chanteur à la chevelure grisonnante et aux allures de Vincent Delerm. Mais un Vincent Delerm qui aurait enfin décidé de se lâcher pour une fois dans sa vie. Le quintet se distingue également par la présence d’une violoncelliste. Le premier titre envoie un rock à la mélodie galopante, où le chant s’étire en écho des grands espaces. Le violoncelle vient apporter une touche nerveuse, légèrement sombre et dansante à la fois. Ce premier titre nous rappelle les premières pépites d’Arcade Fire sur leur album “Funeral”. Et le chanteur ne se contente pas de chanter, il vit chaque titre avec une intensité corporelle et théâtrale dont Mustii est également familier. Le site de l’Abbaye offre la particularité que la ligne de chemin de fer Ottignies-Charleroi passe à l’arrière de scène. C’est ainsi qu’un train marchandise vient se greffer de manière impromptue et insolite dans le visuel du set du groupe. Les morceaux sont riches et variés, alternant les passages plus calmes et intimes avec les envolées rock bien pêchues et nerveuses. Bayernn possède un potentiel scénique qui mérite qu’on s’y penche plus en profondeur. A suivre.

Après une petite promenade dans les ruines de l’Abbaye, on retourne dans la nef. La pénombre s’est installée, LE LOUP peut donc sortir de sa tanière. Vêtue d’un pantalon rouge et d’un haut argenté, c’est accompagnée de deux musiciens (un guitariste et un batteur/bidouilleur) qu’elle monte sur scène. Elle vient nous présenter son premier album, “Private Joke” aux sonorités pop, acoustiques et légèrement électronique. Il est sorti en début d’année et on vous le recommande. C’est avec le très électro “Follow me”, qui ouvre cet album, qu’elle entame son concert, comme une invitation à entrer dans son univers. Elle enchaîne avec l’entêtant et dansant “Just For You”. Assis sur sa chaise, chacun se met à hocher la tête. Ces deux premiers titres sont puissants, l’habillage visuel et lumineux de l’abbaye rend l’ensemble tout simplement splendide. La demoiselle occupe l’espace scénique et y va généreusement sur les pas de danses, donnant une impression d’ensemble très dynamique.

Joke (de son vrai prénom), prend ensuite la parole pour expliquer l’honneur que cela représente pour elle d’être ici ce soir. Elle donne aussi quelques explications sur les titres qui vont venir : une chanson sur les violences conjugales et la manière de s’en relever (“Still Standing”), et une autre sur l’assassinat de 4 personnes (“The Sniper”). Ces deux titres sont plus posés mais on retrouve toujours cette touche électro bien équilibrée. Beaucoup de sujets lourds sont abordés dans ses chansons, mais avec une touche d’espoir. Sa musique colorée et rythmée sonnant comme une réponse aux choses néfastes de la vie.
On passe ensuite dans un registre complètement acoustique avec le titre “Mum and Dad”. Elle y est accompagnée par une discrète guitare et une batterie murmurante. C’est seule en scène qu’elle continue son set et s’en va derrière son piano pour un titre aux allures de confidence. La chaleur aidant, c’est une invasion d’insectes volants qui tournoient autour d’elle dans le halo du discret spot blanc qui l’éclaire. Retour de ses deux acolytes pour le mid-tempo “I’m Going Home” et un passage instrumental. Le Loup revient ensuite sur scène toute vêtue de rouge, tel le petit chaperon rouge.
Au même moment un train passe dans la nuit de l’Abbaye, tel un vaisseau lumineux lancé dans l’obscurité de la nuit. On se répète, mais l’habillage visuel et lumineux rend le lieu et les concerts complètement magiques et hors du temps, offrant aux artistes et au public des moments inédits et un relief nouveau à leur répertoire. Encore un titre au piano, et en français pour le coup, et la fin du set pointe gentiment le bout de son museau avec le très lumineux “My heart”. Elle revient en rappel, d’abord en solo pour un titre au piano et ensuite accompagnée de ses musiciens pour “Let Go”. OK, on va y aller, alors que l’abbaye s’illumine dans la nuit.

Le seul reproche que l’on peut faire à son set repose sur le fait que son album a été très produit, peut-être même un peu trop pour le passage au live. Ce qui l’oblige a jouer sur scène avec beaucoup (trop) de bandes préenregistrées, notamment aux niveaux des voix et des chœurs. Il en découle une impression d’un ensemble peu artificielle. Il nous manque parfois un peu le coté “artisanal” que l’humain apporte à la construction d’un concert. C’est ce qui doit être, selon nous, le moteur d’une prestation live. Mais nous sommes peut-être un peu trop “sectaire” sur ce point ? Avec deux musiciens pour l’accompagner cela nous a parfois paru un peu juste pour reproduire la richesse et la diversité des sonorités de son album. Attention cependant, ce qu’on a vu et entendu était très agréable à l’œil et à l’oreille, et d’une qualité irréprochable. Avec un peu plus de “live”, Le Loup nous aurait dévoré définitivement.

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Un KONOBA de droit divin à l’Abbaye http://www.scenesbelges.be/wp/2020/07/19/un-konoba-de-droit-divin-a-labbaye/ Sun, 19 Jul 2020 13:43:02 +0000 http://www.scenesbelges.be/wp/?p=17715 Un lieu majestueux et fantastique, un artiste pop de grande classe et une météo qui se montre enfin clémente. Tous les éléments étaient réunis ce vendredi soir dans les ruines de l’Abbaye de Villers-La-Ville pour que le concert en plein air de KONOBA soit divin. Et il le fut. On …

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Un lieu majestueux et fantastique, un artiste pop de grande classe et une météo qui se montre enfin clémente. Tous les éléments étaient réunis ce vendredi soir dans les ruines de l’Abbaye de Villers-La-Ville pour que le concert en plein air de KONOBA soit divin. Et il le fut. On vous raconte tout ça mais on peut déjà vous dire qu’on reviendra à l’Abbaye cet été dans le cadre des Estivales !

L’équipe en charge des événements au sein de l’Abbaye souhaite ouvrir depuis quelques temps déjà ce lieu à des concerts de musiques dites “actuelles”. Et malgré le Coronavirus, c’est une jolie programmation nationale qui est proposée tout au long de l’été, avec les mesures sanitaires d’usages. Après avoir pris place par “petite bulles” dans le chœur de l’abbaye on patiente gentiment alors que la luminosité diminue progressivement, dévoilant un éclairage qui met en valeur de la plus belle des manières ce lieu splendide.

Vers 21 heures le duo électro-pop bruxellois de Coline & Toitoine monte sur scène. C’est frais et pétillant, comme eux, du haut de leur 20 ans. Elle chante de son joli grain de voix délicieusement et délicatement brisé. Elle joue aussi de la guitare. Lui est aux synthés et aux machines. Les samples de voix sont traités avec finesse et envoûtent très rapidement toute l’abbaye, comme sur le morceau “Write a Song” qu’on vous encourage à aller écouter. C’est un mélange de maîtrise et de spontanéité quasi-juvénile qui se dégage de la scène. Ils ont la banane et nous confient être très heureux d’être là ce soir avec “un public”. Ils nous parlent de rêves qui sont réalisables alors que les oiseaux chantent dans les recoins cachés de l’abbaye. C’est ce genre de moment unique qu’offrent les concerts en plein air. Ça nous avait manqué. Merci à eux pour ce premier beau moment de la soirée. Même moment unique sur ce dernier morceau piano-voix avec des envolées lyriques de Coline qui finissent pas faire se lever toute l’abbaye pour une véritable ovation. Le moment est intense et symbolique pour tout le monde.

Après une petite promenade dans le parc et les ruines de l’Abbaye on retourne à nos places pour la tête d’affiche du jour qu’est Konoba. C’est seul et en toute simplicité qu’il monte sur scène peu avant 21H45. Avant d’entamer son set, il nous confie également son plaisir d’être là ce soir et le privilège que cela représente pour lui de jouer dans ce lieu unique. Il explique aussi que ce concert sera le seul de cet été pour lui, qu’il n’a plus joué seul depuis deux ans, et que le concert de ce soir sera donc unique et inédit, avec des exclusivités au programme. Le garçon est bavard, mais ça on le savait déjà, et prendra le temps entre chaque morceau de nous raconter l’histoire de chaque morceau joué ce soir.

Il saisit alors sa guitare et entame son set avec son nouveau titre “In the mirror”, enregistré et sorti en plein confinement. Une sorte de premier inédit ce soir. Et très rapidement, dès ce premier morceau, il nous emmène explorer son registre vocal qui part aussi bien dans les aigus que dans une voix sobrement rauque. Mais tout cela reste toujours très mélodieux. Etant seul sur scène, c’est aussi bien au chant, à la guitare, qu’aux synthés et aux machines que le bonhomme s’active, ce qui rend la prestation d’ensemble dynamique et variée. Il continue avec un autre titre inédit, “On our way”.

 
Konoba repart aux origines de sa discographie, en 2012, avec le titre “Dancing in the moonlight”. Le piano résonne avec profondeur et sévérité dans une abbaye attentive et silencieuse. La puissance vocale vient rajouter une intensité à ce morceau . Seuls les oiseaux chantent pour ponctuer les silences délicats de ce titre, alors que la nuit s’installe pour de bon. Les jeux de lumières se font alors carrément féeriques. On vous laisse imaginer le tableau d’ensemble que cela peut donner, comme sur le titre “Too much too soon” et son intro qui nous fait penser à une pluie d’étoiles filantes. Ce dernier titre est issu de l’album “10” que Konoba avait réalisé et interprété avec R.O. , qui n’est malheureusement pas là ce soir. Place ensuite à un second titre issu de cet album avec “Till we get there”. Morceau enregistré en Géorgie dont est originaire sa copine. Et en disant ça, il brise le cœur de la moitié du premier rang. C’est presqu’en a cappella qu’il achève le morceau, seul sa voix faisant vibrer avec volupté les pierres de l’abbaye. Retour ensuite à la guitare pour une cover du titre “Lover” de Jeff Buckley.
 
 
Konoba plonge ensuite dans son album “Smoke and Mirror” avec trois titres : “I’m a wolf” et un final aux sonorités franchement electro-dancefloor, “Smokke and mirrors”, ainsi que l’incontournable et sensuel “On our knees”. L’applaudimètre s’emballe alors que la nuit noire est maintenant tombée sur l’abbaye depuis un petit temps déjà. Après un autre titre inédit enregistré lors d’un séjour déprimant en Ardennes (selon les explications du principal intéressé), Konoba envoie “Get Home” qui a également été enregistré à l’époque avec R.O. . Comme toujours avec ce dernier, c’est une touche d’hybridation électronique qu’il apporte dans le répertoire de Konoba.
 
 
Le concert arrive doucement dans sa dernière partie avec encore un titre inédit aux sonorités ensoleillées et électros, avec cet appui vocal dont la justesse nous impressionne toujours autant. Manque de justesse par contre au moment d’envoyer l’intro du morceau, puisque c’est celle de “Roll the dice” qui part. On arrête la machine et on recommence avec la bonne intro. Profitant ensuite du cadre naturel, acoustique et intimiste du lieu,  c’est un titre joué en guitare-voix uniquement que Konoba interprète. Mais quand il dit guitare-voix uniquement, c’est sans amplification sonore du coup. Le rendu est magnifique, il en profite pour descendre de la scène et faire chanter le public avec lui. Il précise cependant “l’important c’est de chanter le plus fort possible, pas le plus juste possible”. Du coup tout le monde se lâche. Et quand arrive le dernier titre, là c’est carrément la grosse teuf puisque c’est le tubbissime “Roll the dice” que Konoba balance dans une abbaye qui se transforme en dancefloor de la distanciation sociale. On a eu un gros coup de cœur pour toute cette petite famille au premier rang qui a dansé avec plus d’enthousiasme que la majorité tout au long du morceau. C’est donc dans une abbaye à l’opposé d’un silence monacal que Konoba quitte la scène.
 
 
Il revient finalement pour un rappel qu’il n’avait visiblement pas prévu de faire. Après un vote à l’applaudimètre entre 3 titres, il réinterprète “On our knees” avant de quitter la scène définitivement sous les applaudissements et les cris. La soirée est une réussite totale, aussi bien par rapport à ce qui s’est passé sur scène que par rapport à l’organisation en tant que telle. On ne peut que remercier et féliciter toute l’équipe de l’Abbaye de Villers-La-Vile pour cette soirée unique. Merci à Konoba pour ces beaux moments retrouvés. Ils sont précieux.
 
 

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