Francofolies de La Rochelle 2021 : Here we are ! (Partie 1/2)

Après des reports à n’en plus finir, la saison des concerts et festival a repris ! Comme on l’évoquait dans un précédent article, c’est aux Francofolies de La Rochelle que nous posons nos valises. Le festival occupera pendant cinq journées le Vieux Port, et s’étalera dans la ville avec une pléiades d’animations et de festivités en tout genres. Retour sur les journées 1, 2 et 3 du festival en texte et en images !

JOUR 1 – SAMEDI

On entame le festival avec Kid Francescoli dans le théâtre Verdière. On a en face de nous un trio charismatique, composé de ses deux chanteuses et lui-même, qui renvoie plein de bonnes énergies. Dans un style électro-dance très intense, le trio nous délivre de longues mélodies, avec d’élégantes nappes de synthétiseurs, d’harmonies, et de reverbs qui donnent du rythme et une pêche folle. Notre interview paraîtra dans un second temps ! 

Crédits: Bydimworks

Vient la conférence de presse de Grand Corps Malade, qui s’est extrêmement bien passée, avec beaucoup de spontanéité et de respect. Il a accepté de répondre à quelques de nos questions:

Solenn pour ScenesBelges: 2020 n’Ă©tait pas l’annĂ©e idĂ©ale en terme d’Ă©changes, de crĂ©ation de duos, alors comment s’est dĂ©roulĂ©e la rĂ©alisation de l’album Mesdames? 

Grand Corps Malade: C’Ă©tait Ă  cheval entre l’avant- et l’après-confinement. On a commencĂ© Ă  enregistrer la moitiĂ© de l’album juste avant le confinement dans une ambiance classique en studio, tout allait bien Ă  ce moment lĂ . Puis par la suite les Ă©changes d’idĂ©es se sont fait par des mĂ©mos vocaux whatsapp, des envois de textes, afin de continuer Ă  avancer malgrĂ© les conditions. En mai/juin on s’est retrouvĂ©s Ă  enregistrer la suite en studio dans des conditions bizarres masquĂ©s, en dĂ©sinfectant tous les micros Ă  cause de la psychose qui rĂ©gnait… Puis septembre, petite embellie pour la sortie d’album. Après, je me considère chanceux car j’ai pu faire une partie de mon mĂ©tier pendant cette pĂ©riode, l’album, de la radio, de la TV… contrairement Ă  d’autres artistes qui font uniquement du spectacle ‘vivant’.

SB: Comment avez-vous vécu le succès de Mesdames?

GCM: Presque par procuration en fait. On a eu des chiffres incroyables de vente, des retours magnifiques sur les rĂ©seaux, mais en mĂŞme temps c’Ă©tait bizarre ce succès car on ne pouvait pas en profiter pleinement en dĂ©fendant nos titres sur scène. Mais voilĂ , maintenant on va rattraper le temps perdu !

Après cette entrevue bien sympathique, place aux concerts ! C’est un bruxellois qui ouvre le bal sur la grande scène Jean Louis Foulquier (JLF), qui n’est autre que Noé Preszow. Le jeune artiste belge nous délivre des titres pop-rock, en français, qui font rapidement danser le public présent, pour la première fois depuis bien longtemps.

S’en suit Claudio Capéo, qui met tout le monde d’accord dès le début. Accordéon en main, il entraîne le public sur des rythmes bien connus de tous. Ça fait du bien de revoir des scènes comme celles-ci, qui nous ont tant manqué durant l’année passée. On profite du concert dans une fosse ensoleillée, où les good vibes sont de mise !

Crédits Bydimorks

Il est temps pour nous de se restaurer au Patio Rozenn-Kerjac, et de se poser tranquillement face Ă  la mer, au milieu des catamarans de l’Ecole de Voile. Le site des Francofolies de La Rochelle est unique, et vous n’en trouverez pas deux pareils !

Après cette petite pause revigorante, on est repartis pour le concert de Grand Corps Malade, accompagnĂ© de BenoĂ®t Simon Ă  la guitare, Feedback aux percus, et Mosimann au synthĂ©/chant/percus/mix. Sur des paroles dĂ©clamĂ©es et affirmĂ©es, Grand Corps Malade nous dĂ©livre ses Ă©tats d’âme, Ă©motions, ou encore des sujets d’actualitĂ©. On note une très belle harmonie avec Mosimann et BenoĂ®t Simon, qui magnifient la voix de Grand Corps Malade.

La fin de soirĂ©e s’annonce rock’n’roll avec Jean Louis Aubert ! La fosse est bien remplie, et bouillante comme jamais ! On a eu droit Ă  des hits bien connus, ainsi que des titres issus de son nouvel album “Refuge”. C’est toujours avec beaucoup de bienveillance, de gĂ©nĂ©rositĂ©, et de passion que Jean Louis Aubert partage ses mĂ©lodies.

On finit la soirĂ©e avec un petit verre de vin en bord de mer (nous sommes en France on le rappelle !), avant d’aller se reposer pour les quatre autres jours de festival qui nous attendent !
JOUR 2 – DIMANCHE

Après un test (nĂ©gatif) COVID-19, on est repartis pour cette deuxième journĂ©e de festival ! Le temps s’annonce radieux, et arrivĂ©s sur le site, nous avons l’agrĂ©able surprise de voir le Belem arriver dans le port (NB: Voilier Ă  trois mâts datant du 19e siècle, classĂ© monument historique). Bon fini le cours d’histoire, place aux concerts !

On ne connaissais absolument pas Tsew The Kid, dĂ©couverte surprenante sur la scène JLF.  Le jeune rappeur clame ses textes sur des productions Ă©lectro-pop bien acĂ©rĂ©es. C’est pour lui une grande première sur la grande scène des Francos, et pourtant il n’est pas intimidĂ© du tout, bien au contraire ! On dirait qu’il communique et rappe devant une bande de potes, et autant de dĂ©contraction fait plaisir Ă  voir.

Direction maintenant le Théâtre Verdière, pour y entendre le concert d’Yseult. Le premier Ă  faire son entrĂ©e, est son pianiste Nino Vella qui commence par une intro spectaculaire : la couleur est annoncĂ©e. Puis, c’est dans une ambiance feutrĂ©e, que la chanteuse Yseult arrive, et continue sur cette belle lancĂ©e avec sa voix aux confins du lyrisme. Durant près d’une heure, il n’y a pas eu aucun bruit dans la salle tellement le public Ă©tait absorbĂ©. Le tonnerre d’applaudissement, les standing ovation, et les rappels ont confirmĂ© cet immense succès. 

On est tout juste revenus Ă  temps pour le concert de Gael Faye sur la scène JLF. On ne voit pas le concert passer tellement on est pris dans ce tourbillon subtil de balades, de cris du cĹ“ur, le tout sur un groove incroyable. Ses chansons engagĂ©es touchent un public venu en nombre, et font l’unanimitĂ©.

Après une petite pause autour de crĂŞpes bretonnes dans le Patio Rozenn-Kerjac, il est dĂ©jĂ  temps de repartir ! Dernier concert de la journĂ©e, Vitaa & Slimane. Le dĂ©but du concert est Ă©nergique, et le duo commence instantanĂ©ment par leurs tubes les plus connus, sur lesquels tout le monde chante ! S’en suit les singles très solaires de l’album VersuS, qui font l’unanimitĂ© auprès du public prĂ©sent. On note juste un bĂ©mol avec le niveau sonore, qui fut parfois dĂ©sagrĂ©able pour ce public familial.

Crédits: Antoine Monégier

JOUR 3 – LUNDI

A peine arrivĂ©s sur le site, on fonce vers le théâtre Verdière afin de dĂ©couvrir Clara YsĂ©, qui se produira dans une salle comble. Sa voix presque androgyne au timbre grave transporte illico le public prĂ©sent. L’orchestre musical autour d’elle (synthĂ©, batterie et violoncelle) remplit parfaitement son rĂ´le, Ă  savoir, sublimer la voix de Clara. Entre jazz, chansons Ă  texte, musique orientale, ou encore influences latino-amĂ©ricaines, la chanteuse a tenu le public en haleine pendant tout le show. Quelle prestance ! 

Crédits: Bydimwoks

C’est bien Ă  l’heure que Jane Birkin prend place derrière son micro. Sa voix frĂŞle, presque murmurĂ©e, conte ses hits et autres titres. C’est beau, on passe un doux moment mais le format n’Ă©tait pas le plus optimal pour la grande scène JLF. Pour ce genre de show, ça manque un peu de pep’s, on est debout prĂŞts Ă  danser dans la fosse, mais le spectacle ne s’y prĂŞte pas vraiment. On l’aurait peut ĂŞtre plus vue dans une salle de La Coursive dans un contexte plus intimiste. Ceci dit, voir l’Ă©lĂ©gante Jane Birkin en live valait le dĂ©tour.

Marc Lavoine fait une entrĂ©e plus qu’acclamĂ©e dans le Grand Théâtre. D’emblĂ©e il dĂ©bute son show sur des notes rock’n’roll, qui entraĂ®ne le public avec ! Entre anecdotes, tubes intemporels, et amour de la musique, Marc Lavoine conquis absolument tous ses fans. Mission rĂ©ussie !

Le grand Francis Cabrel clĂ´t cette troisième journĂ©e, pour un show de folie. Je l’aime Ă  mourir, Petite Marie, La Corrida… Tous les hits y passent ! La fosse est pleine, et on passe un excellent moment Ă  chanter Ă  tue-tĂŞte les titres nostalgiques de Cabrel. Le public en redemande, “encore et encore”… 

Crédits: Antoine Monegier

Voici la fin de ce premier article qui récapitule les trois premiers jours! A très vite pour la suite de nos aventures aux Francofolies de La Rochelle ! 

Écrit par Solenn Gousset

Solenn Gousset